ÉCOLE HOLLANDAISE ( V ANDER WERFF
le conduit quelquefois à de charmants résultats.
Les amours d’OEnone et de Paris sont le sujet du tableau dont je donne ici la description. Paris , encore berger, encore amant peut-être , mais , selon toute apparence, déjà époux, est tranquillement couché près d’OEnone. Sa flûte à la main, on voit qu’il vient de s’interrompre pour un plus doux entretien. Son visage, tourné du côté d’OEnone, ne laisse voir que le contour de la joue et du front : cependant, à sou maintien, à la pose de sa tête, on peut deviner qu’il exprime un désir plus tendre qu’ardent , plus animé par l’espérance que par la résistance. La nymphe l’écoule avec une douceur et une complaisance qui ne songent pas à se déguiser. A leur gauche et dans l’enfoncement on aperçoit le fleuve Cédrène, père d’OEuone, appuyé sur son urne. Derrière lui est un tombeau dont on ne comprend pas trop le sens. Le fond est un bocage épais.
Ce tableau est peint sur bois.
PROPORTIOSS.
Hauteur, 10 ceuiiiu. 7 mil] . = 1 pied 3 pouces. Largeur, 29 — 3 — = » — 1 ! —
GERARD DE LAIRESSE
Ne à Liege en 164(1; mort à Amsterdam en 1711.
1« LA MALADIE D’ANTlOCHliS.