ECOLE HOLLANDAISE (GÉRARD DE LAIRESSE
«t le chemin que je te montre. » Pour l’autre figure, il y avait à choisir entre deux manières de la concevoir. « Ceux qui m'aiment m’appellent la Volupté, » dit celle-ci, lorsque Hercule lui demande son nom; mes ennemis « le Vice. » Annibal , philosophe quelquefois chagrin, lui a donné des formes prononcées, peu séduisantes, la nudité et l’effronterie du vice. Le débauché Lairesse a mieux aimé représenter la Volupté; sa figure est charmante ; moins nue que celle d’ Annibal , elle a, dans sa parure, beaucoup plus de désordre. Ce n’est point par des raisonnements , mais par des caresses, qu’elle cherche à séduire le héros ; et ces caresses trèsfamilières, son attitude qui conviendrait à la femme de Putiphar, cet ombrage épais, sous lequel elle veut retenir Hercule, cette vieille femme qui, placée derrière elle, semble, par son geste, dire au jeune homme : Prenez garde à vous! indiquent peut-être les idées et les habitudes de Lairesse d'une manière trop positive pour la dignité du sujet.
Derrière la Vertu, on voit un édifice, probablement le Temple de la Gloire. Elle est accompagnée d’un génie portant un flambeau.
PROPORTIONS
Hauteur, I mètre 12 centim. = 3 pieds 3 pouces.
Largeur, 1 — 38 — =5 — 8 —