‹ Etudes sur les BeauxArts en généralChapitre 26 sur 89 · ÉCOLE ITALIENNE (LE CORRÉGE · texte numérisé non relu

ÉCOLE ITALIENNE (LE CORRÉGE

ludinevi speciosum). Sa mère lui offrit Catherine pour épouse; il la refusa, et dit « qu’elle n’était point belle. Catherine s’éveilla éprise d’amour, et s’attrista jusqu’à la mort. » L’ermite consulté prit cette occasion pour l'instruire dans la foi chrétienne et lui donner le baptême. La nuit suivante, après de nouvelles prières, Catherine, endormie de nouveau, revit en songe le Christ environné d’anges et plus éclatant que le soleil ; sa mère lui conduisit Catherine; il l’accepta pour épouse, et lui mit au doigt un anneau divin qu’elle y retrouva à son réveil.

Ce n’est pas l’Amour enfant que les peintres ont donné à Psyché pour époux ; c’est toujours le Christ enfant qu’ils ont représenté mettant au doigt de sainte Catherine l’anneau divin, gage de leur union. Rien cependant dans le récit de l'évêque de Jasolo, historien de Catherine, ne les empêchait de choisir une antre éiioque de la vie du Christ. Ils auraient pu le montrer un peu au-dessus de l’àge où il parut dans le temple, au milieu des docteurs étonnés de sa beauté autant que de sa sagesse ; et cette divine adolescence s’unissant, sous les auspices d’une mère, à la pureté virginale, eût offert sans doute le tableau le plus gracieux que l’imagination fût capable de concevoir; ils auraient pu le représenter dans sa gloire, tel qu’il est assis auprès du trône de son père, et, à la prière de Marie, abaissant ses regards sur son humble épouse. Telle

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