ÉCOLE HOLLANDAISE {PHILIPPE VAN-DYK
«les choses sérieuses, comme le vrai et le beau, tombe entre les mains d’utie multitude façonnée aux petites conventions d’une nature factice. Si la simplicité hollandaise ne paraît pas avoir cédé à cette contagion, rien cependant ne témoigne de ses efforts j)Our y résister; la gloire de l’école tombe vers cette époque, et Pliilippc Van-l)yk est regardé comme le dernier de ceux (|ui l’ont honorée par leurs talents.
Le^ surnom de petit Van-Dyk, par lequel on crut devoir distinguer Philippe du maibre célèbre dont il portait le nom, sans avoir à ce «ju’il parait, appartenu à sa famille, n’est pas moins un ti)tre d’honneur qu’une marque d’infériorité; car on peut se contenter d’une place après Van-Dyk, et c’est beaucoup que d’en être assez près pour avoir fait .songer à la nécessité d’une distinction.
Cependant les tableaux de Philippe ne sortirent qu’en petit nombre de son pap; son talent, recommandable surtout par une grande simplicité dans les voies de la bonne école, n’avait pas de «juoi satisfaire ce besoin de nouveauté qui travaille les esprits lors- «ju’ils ont épuisé, non pas le t)eau qui est inépuisable, mais les force snécessaires iwor trouver et goûter le beau. Philippe jouit surtout de sa réputation dans sa {«atrie, lière de produire encore un artiste ; mais d’ailleurs très-habituellement employé à faire des lM)rtraits, et sonvent chargé par de grands seigneurs
JUDITH
OU des amateurs riches de leur composer des collections de tableaux, ce qui l’obligeait à de fréquents voyages, Philippe, quoique laborieux et assidu, n’a pu multiplier beaucoup ses tableaux de cabinet.
Celui dont je donne ici la description doit être mis au nombre des plus distingués -, la composition n’en pouvait avoir rien de fort remarquable ; tout est donné dans un pareil sujet, et presque tous les peintres l’ont traité de la même manière. Judith, représentée au moment oii elle vient d’exécuter son projet, est appuyée sur le cimeterre, dont on voit encore le fotirreau suspendu près du lit, entièrement caché par un ample rideau. Devant elle sa vieille esclave, occupée des moyens de pourvoir à leur sûreté, semble lui parler d’un air animé sur ce qui reste à faire, tandis que Judith l’écoute et la regarde avec une sorte de demiattention , distraite par une forte préoccupation , et comme une personne dont les pensées, arrêtées jusqu’à ce moment sur le point décisif d’une action importante et difficile, ne s’en sont pas encore détachées pour se tourner vers ce qui doit la suivre.
Les figures sont vues plus qu’à mi-corps. Le style en est naturel i la couleur de Philippe Van-Dyk est bonne et franche ; sa manière finie, mais sans excès.
PROPOHTIOSS.
Hüuteur, 27 centiin. 18 inill. = 9 pouces, 0 lignes.
l-irgeur, 33 — » — =11— » —
VANDERWERFF
\é à KroUmger Ambacht, près Rotterdam, en 1659; mort à Rotterdam en 1729.
P.VRIS ET OENONE.
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