PRES
INSULINE
glucosé hypertonique, une heure et demi à deux heures après l'insuline.
Cette fois l'accroissement pondéral est de 560 grammes en dix Jours.
Comme on l'a fait remarquer au début du chapitre, l’opposition des deux périodes schématise fort bien l’action de
Finsuline.
Spontanément il y a croissance lente, reprise de
Ur, rs
18 grammes par jour environ, etcela pendant vingtet un jours.
Dès que l'insuline est instituée la courbe de poids se redresse et pendant les dix jours de la cure l'accroissement moyen sera de 56 grammes par vingt quatre-heures. Autrement dit, lorsque sans médication le gain est de 7 il sera de 3 sous l'influence de l'insuline.
Il faut noter que depuis l'entrée le régime alimentaire ne subit aucune fluctuation : il est uniquement constitué par des bouillies maltées.
Le 11 décembre l'enfant est bien portant ; il pèse 5.890 gr.
Il découle des observations et des courbes précédentes, des résultats très nets.
Dans l'observation I, un bébé cachectique de 8 mois passe, sous l'influence du traitement de 4.100 grammes à 5.100 en un mois.
L'observation II montre :
a) Une courbe pondérale qui ne présente pas de grandes oscillations pendant deux mois, puis brusquement, lors de la disparition des troubles digestifs, l'insuline fait augmenter brutalement le poids de :
600 grammes en dix jours. ,
b) Pour revenir sur un des points les plus intéressants, nous mentionnons ci-dessous quelques-uns des accroissements JOURNALIERS COnstatés :
95 grammes,
95 grammes,
S5 grammes,
VS
85 grammes,
70 grammes,
70 grammes, et au début de la première cure d'insuline le Pond énorme fait par la courbe de poids: augmentation de 270 GRAMMES EN QUARANTE-HUIT HEURES, soit 135 grammes par jour.
Or ces chiffres sont parfaitement anormaux pour un enfant d'un an, et à plus forte raison chez un cachectique.
L'examen de l'observation VI permet de constater que la courbe pondérale enregistre une ascension pour chaque série d'insuline.
L'observation VII met parfaitement en évidence deux des effets de l'insuline :
1° Redressement brusque de la courbe pondérale pendant la cure (avant la cure l'accroissement est de 360 grammes en vingt et un jours, pendant la cure il est de 560 aRAMMES Pour Dix Jours seulement.
20 Sous l'influence de l'insuline les accroissements Journaliers suivants :
115 grammes,
115 grammes,
100 grammes.
qui n'existent à aucun moment dans la courbe pondérale en dehors du traitement.
Sans dépasser l’enseignement des faits, les excellents résultats obtenus par l'insuline et démontrés par les précédentes observations peuvent être considérés comme la conclusion qui s'impose,
Nous insistons à nouveau sur les accroissements
ot:
journaliers constatés, dont l'amplitude montre bien l’activité et l’influence de l'insuline :
augmentation de 100 à 135 grammes par jour apparaissant comme intimement liés à la thérapeutique, et que l’on ne rencontre pour ainsi dire jamais en dehors de ces traitements.
Mais pour mieux juger de nos résultats, comparons-les à ceux qu'on obtient chez les sujets non traités par l'insuline. Cette comparaison est également valable pour les succès obtenus par les injections d'extrait thyroïdien.
Nous avons dépouillé les observations recueillies pendant deux ans à la crèche du professeur Nobécourt (1924-1925). Aucun de ces enfants n'a reçu d'extrait thyroïdien ou d'insuline. Nous avons relevé toutes les observations de cachexies à évolution rapide ou lente (en dehors de toute cause pathologique manifeste : tuberculose, etc.).
Nous rapportons les traits essentiels de ces observations dans le tableau A (voir plus loin).
Tous les cachectiques dont l'affection évoluait de façon aiguë sont morts.
Tous les nourrissons dont la cachexie évoluait de facon lente, chronique sont sortis du service sans augmentation de poids, ou avec un poids inférieur à celui de l'entrée, même après un séjour deun à deux
mois à la crèche.
ss 40 22
Les insuccès
Nous rappartons deux types d'observations où l'insuline fut sans effet appréciable.
Mais nous attirons l'attention sur la gravité toute particulière des cas traités.
Jacques G...(observation n° A. 7.118)avait 2 mois et pesait 2.500 grammes.
Colette P... (obervation 7.153) avait 2 mois 1/2 et pesait 2.860 grammes.
L'état grave du malade joint aux arguments déjà donnés, permet de s'expliquer l'échec de toute thérapeutique.
Observation A.7.118 (n° VIII)
G... Jacques, né à 7 mois 1/2 le 31 mai 1925, pesant 2.270 grammes est élevé au biberon, et amené à l'hôpital le 29 juillet.
A son entrée, l'enfant âgé de deux mois présente l'aspect de l'athrepsie : pour une taille de o m, 485 le poids est de 2.600 grammes.
Le Wassermann est légèrement positif ; la cuti-réaction négative.
L'alimentation lactée bien réglée, sans thérapeutique, semble permettre un accroissement pondéral : le poids at-
teint 2.700 grammes.
Puis un amaigrissement se manifeste, le poids tomhe à