GES
Pour une taille de o m. 52 le poids n'atteint alors que 2.850 grammes. L'état de cachexie est extrême et réalise le tableau de l’athrepsie.
Deux jours aprés l'entrée, on commence un traitement par l'insuline Chabanier : l'enfant reçoit chaque jour 8 unites cli-
niques et 20 centimètres cubes de sérum glucosé hyperto-
nique.
Une amélioration se dessine, le poids augmente de 240 gr. en quatre jours (soit une moyenne de 60 grammes par Jour).
A ce moment l'intolérance gastrique devient presque complète, les vomissements se répètent nombreux, l'enfant n’ingère pour ainsi dire aucun aliment; il maigrit rapidement et meurt.
Il est à remarquer, que le bon effet de l’insuline n'a pu se prolonger, à cause des troubles digestifs importants surve-
nus au cours d’une cachexie d'extrême gravité.
Observation A. 7.1.37(ne XI)
GC... Denise, entre à l'hôpital le 8 août 1925, âgée de 17Jjours pesant 1.790 grammes et mesurant o m. 45.
L'enfant reçoit d'emblée, 16 unités cliniques d'insuline Chabanier et 20 centimètres cubes de sérum glucosé souscutané.
Le quatrième jour, la dose d'insuline est portée à 24 unités. On injecte en mème temps 30 centimètres cubes de
glucosé.
Pendant les quatre premiers jours, le poids s'accroît de
J10 grammes (environ 8o grammes par jour).
A partir du cinquième jour, des vomissements apparaissent et toute l'alimentation est rejetée.
L'enfant maigrit et meurt.
ConcLusions
Nous pouvons donc conclure, que nous avons dans l'insuline, une nouvelle arme thérapeutique excellente.
Et pour nous répéter encore, il faut se garder de juger sur une statistique. Il nous importe peu de savoir que dans 30, 40 ou 50 0/0 des cas, l'insuline est sans effet. Un pareil argument ne nous fera pas priver les autres malades d’une thérapeutique ca-
pable de les améliorer.
ZE
L’extrait thyroïdien dans les cachexies
Dans ce chapitre, comme dans celui traitant de l'insuline, nous exposons des faits dont la netteté peut se passer de longs commentaires.
Les résultats, dans l’ensemble sont meilleurs qu'avec l'insuline; mais pour porter un jugement définitif, il faudrait être assuré de l'identité parfaite de l’état pathologique des nourrissons traités avec
l’une ou l’autre médication.