‹ Études sur les constitutions des peuples libresChapitre 18 sur 18 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

DU PROGRÈS DES PEUPLES VERS LA LIBEHT^. i

Septième essai. Des progrès graduels vers la liberté. Monarchies constitutionnelles 329

La fondation de la liberté est une œuvre lente , mais ses J

amis ne doivent jamais perdre courage ilfid, <

Il y a beaucoup à faire pour le peuple, mais une volonté ,

constante peut tout accomplir • 33o !

Motif unique , à nos yeux , pour s'attacher aux monarchies : j

elles existent 33i

Au contraire, nous ne connaissons point de grande république à imiter 33a

Les quatrevingt-dix-neuf centièmes deshabitans de l'Europe obéissent à des monarques 334

État abject et intolérable des peuples sous la monarchie despotique; l'Orient. . • '. 335

Les plus tyranniques des despotes de l'Europe sont fort supérieurs aux orientaux 33n

Toute la race européenne est en progrès vers la liberté : pourquoi elle semble s'arrêter 338

Les peuples eux-mêmes se sont effrayés des mauvais succès des derniers efforts 33q

Avant i83o, les grands monarques étaient tentés du régime

^ constitutionnel 340

Les petits princes l'étaient davantage encore, mais tous se sont eSaroucfaés ^ ^ 341

TABl^E AII4LTTIQUB. 4^3

Il fauÇ s'accpiitumer à la Ubwté ^vant de ppuyoir çp supporter une forte dose •••.... pagç 34a

Les Anglais en peuvent porter plus que ^s Français , et ceva^ci plus que les autres peuples 34^

Pour s'aCTranchir sans révolution , un peuple doit |>orii^ ses désirs et ses demandes 34^

Première demande du peuple : autorités locale^ qui puissei;it s'enquérir de tout • 346

Deuxième : participation à la justice^ tout au moins par la publicité des procédures 348

Troisième : participation à la force publique par la garde nationale 34g

Quatrième : participation à la discussion publique par les livres , sans censure préalable « 35i

La vraie discussion, limitée aux ouvrages sérieux; influence de Montesquieu et de I^ecker 3S2

Les livres ne peuvent nuire à aucun gouvernement, les brochures à bien peu 353

Mais peu de nations peuvent supporter la presse quotidienne non censurée • 354

Les hommes de talent ne travaillent aux journaux que dans les très grands États 355

Les peuples les plus avancés peuvent seuls participer aux assemblées populaires 357

Surprenante liberté des assemblées du peuple en Angleterre, ibid.

Elles bouleverseraient la France, et plus encore les autres monarchies 359

La Suisse; les assemblées populaires conviennent mieux aux petits peuples que les journaux 36o

Cinquième : participa(ipi^ à la discussion politique par des représentans officielsi 362

Les assemblées provinc^les ne sulÇsenjt ppint^ ^le^ a]:^ai|donnent la politique extérieure. • . . • • ^ • 363

Nombre de députés nécess^ffes ^ une bonite délibération çt

à la dignité de l'assemblée ipid.

Les assemblées bientôt asservies si les ordres éminens en sont exclus. ..•......••• page 365

C'est le pouvoir de tout discuter, non celui de voter l'inipôt, qui garantit la liberté. 366

Une discussion publique , même sans veto , est un frein puissant au pouvoir absolu. 36]

Pour obtenir cette garantie, il faut renoncer à ce qui peut alarmer les princes. 368

Il faut que là nation connaisse les motifs de la minorité comme ceux de la majorité 369

Résumé de ce que les monarques absolus doivent accorder, et les peuples demander 370

Progrès ultérieurs des monarchies constitutionnelles ; la France 871

Progrès futurs de TAngleterre , sans changer sa constitution. 872

Depuis long-temps , ce que la raison nationale a voulu en Angleterre a été la loi de TÉtat 3n3

Huitième essai. Des progrès révolutionnaires vers la liberté y et de leur issue ; goupemement représentatif. 374

Des amis de la liberté , ou plutôt de la guerre , veulent partout des révolutions ilfid.

Une révolution entraîne toujours le sacrifice du présent à

l'avenir 3^5

La révolution, étant un état de guerre, se propose toujours

de créer un gouvernement fort.. 876

Les révolutions sont ou royales ou démocratiques; succès de

quelques unes des premières. . ^ . . . • 377

La révolution royale est facile quand un pouvoir tout oi^a-

nisé la seconde. ^78

£lle est plus facile encore quand un monarque absolu la

fait d'accord avec son peuple. : 38o

Mais si un peuple rend la couronne au roi dont il a restreint les pouvoirs ^ ^ ^ 381

L'expérience nous apprend qu'il doit peu se fier à ses sermens page 38a

Si, au contraire^ après la révolution il donne la couronne à un autre • ^ • 383

Les défenseurs naturels du trône seront les ennemis du nouveau roi ihid.

Les faiseurs de la révolution deviendront ennemis du roi qu'ils ont nommé 384

Le roi que la révolution a fait est l'ennemi le plus vigilant des révolutions. 385

D'autre part , une révolution démocratique présente aux grandes nations d'extrêmes difficultés 387

La révolution détruit jusqu'au contrat social qui a pu lier la minorité par la majorité 388

Ce contrat et celui de la représentation ne sauraient être acceptés que par surprise 390

La sanction d'une constitution nouvelle par une convention cache une supercherie 891

Elle aurait, de plus, toujours été entachée d'illégalité ibid.

Après une révolution il n'y a pas de majorité, mais plusieurs minorités opposées 892

Dans un pays qui n'est pas libre , l'opinion ne connaît point * les grands citoyens 898

Elle les connaît moins encore si la nation était divisée en États indépendans 895

La démocratie d'une capitale peut quelquefois gouverner une grande nation 896

Elle ne le pourra si l'empire est une agglomération d'États indépendans 897

Variété des volontés populaires qui se manifeste dans une diète suisse 898

Les cantons ne peuvent s'accorder sur la plupart des questions qui leur sont soumises 899

Plusieurs demandent aujourd'hui que la diète décide de tout . àla majorité. 400

436 TÂBhB. AWALTTIQUE.

Mais chaque décision contraire à la volonté du peuple causerait une guerre civile i , • page ^ot

Les individus froissés se soumettent^ les peuples froissés se révoltent 402

Un gouvernement n'est pas puissant quand chaque ordre produit une résistance 4o3

Après une révolution , il n'y a presque de ressource que dans une fédération 404

Rapidité et sagiesse avec lesquelles se forment les autorités municipales dans une crise 40S

C'est d'elles qu'on doit attendre un grand déploiement de patriotisme • ;...• 406

Les fédérations ne sont pas conquérantes , mais elles se défendent bien , . • 407

Les grandes monarchies d'Asie tombaient par une bataille; la fédération grecque les arrête , ibid.

Rome n'éprouve de luttes dangereuses que contre les fédérations 408

L'unité romaine renversée par les fédérations barbares. . . 409

Ceux qui voulurent reconstruire l'unité romaine tombèrent de même 410

Le pouvoir de résistance renaît, vers l'an 1000, avec les autorités locales ibid»

Résistance des ligues à l'unité dan^ tout le moyen âge. ... 411

Résistance fédéra tive des Provinces-Unies et des huguenots de France 411

Résistance des deux Amériques ; centralisation imprudente des colonies espagnoles 4i3

L'union doit être faite pour les peuples , çt non les peuples pour l'union 4i5

La fédération doit se garder d'offenser leur individualité , ou de glacer leur patriotisme 416

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