IV* ÉTUDE. — COMTÉ DE MIS8ISQUOI
labitants dont 698 sont d'origine canadienne-française. Cette population est desservie par M. le Cure de Stanbridge.
On y possède 4,907 acres de terre dont 3,963 acres sont en •culture, qui ont produit 9,134 ntinots de blé, 40,620 minois d'autres grains et 23,407 rainots de patates et navets, en 1860, formant en tout 78,161 rainote et 5043 tonneaux de foin. Parmi les produits de la laiterie figure le beurre, pour 28,545 lbs.
La propriété est estimée à 8191,700, et le bétail à $17,497.
Vient ensuite le canton Dunham, qui renferme un sol d'une bonne qualité. Les terres hautes sont un peu montueuses et -offrent plusieurs veines horizontales de rochers un peu audessons de leur surface ; mais dans les parties moins unies, le sol est généralement d'une terre grasse et noîn^ mêlée çà et là de sable. On trouve dans la foret en abondance l'érable, le hêtre, le bouleau, l'arme, le noyer et le frêne ; il y a aussi du «hêne et du pin. Ce canton est arrosé par plusieurs branches <de la rivière Yamaska et par d'autres rivières, ainsi que par deux jolis petits lacs, dont le plus grand ^couvre environ 600 •acres dans le 6e rang. Ce canton, érigé l'un des premiers^ vers l'année 1796, est entré presque de suite dan* un état florissant d'amélioration et s'est couvert de nombreux établissements bien développés. En 1815, on portait déjà le -chiffre de ia population de ee canton, à environ 1,600 âmes*.
Il y a dix ans, c'est-à-dire en 1851, on élevait le chiffre <te la population de Dunham à 3,391 habitants dont 817 étaient d'origine canadienne-française. Aujourd'hui, on compte 3,903 âmes, dent 678 habitants sont canadiens-français. C'est donc une augmentation de 512 âmes, toute au profit des origines britanniques, puisque les canadiens-français ont diminué de 139 âmes, <en dix ans.
Cependant le chiffre des catholiques s'élève aujourd'hui à 1,091 âmes, lesquels forment une paroisse dédiée à la Sainte- Ooix, qui renferme une belle église en pierre et où un prêtre réside depuis 1652 ou 1854.
H y a auasi un village assez important établi dans l'endroit, qu'on appelle Nelaonville, mais plus communément Ctwanstrille, renfermant une population d'environ 300 âmes. Une -cour de Circuit -tient là ses séances, à certaines époques déterminées, et la malle y arrive tons les jours.
Les fermiers ou «cultivateurs de Dunham possèdent aujourd'hui 53,993 acres de terre dont 29,162 acres sont en vétat de culture, qui ont produit 11,242 minots de blé, 94,664 minois
d'autres grains et 63,492 minots de patates et navets, en 1860, formant en tout 169,398 minots et 7,801 tonneaux de foin.
Parmi les produits de l'industrie on compte 101,958 lbs. de sucre d'érable, 261,506 lbs. de beurre et 44,627 lbs. de fromage.
La propriété foncière est estimée à $994,895 ; le matériel agricole a $32,613 ; et le bétail à $168,866.
Au sud des deux derniers cantons que nous venons de voir 6e trouve la seigneurie de Saint-Armand, située à l'Est de la baie Missisquoi. La plus grande partie du sol est d'une qualité supérieure, mais la surface devient irrégulière en approchant de la ligne occidentale ; il y a même des chaînes qui s'élèvent à une hauteur considérable, et plusieurs éminences formtent presque des montagnes, couvertes de hêtre, bouleau, érable et pin. Les rivages de la baie dont je viens de parler sont quelque peu élevés, et descendent en pente douce jusqu'au oord de 1 eau ; mais en avançant vers la tête de la baie, suivant que l'exprime le géographe Bouchette, ils s'abaissent au niveau général. Cette seigneuiie est arrosée parplusieurs courants, dont le plus considérable est la Rivière au Brochet, qui prend sa source dans le canton Dunham, et après bien des détours très irréguliers à travers la seigneurie et le canton Stanbridge, tombe dans la baie Missisquoi.
Aujourd'hui, cette seigneurie est divisée en deux parties qu'on appelle Est et Ouest.
La population renfermée dans Saint- Armand Est s'élève à 1,825 «ta citants dont 279 sont canadiens-français. Un magnifique village d'environ 400 âmes est établi dans cette partie de la seigneurie, qu'on appelle FrdigJubwrg. Il est composé d'américains, pour la plus grande partie, et renferme des hommes de professions, des gens de métiers et des marchands. Une agence douanière est établi dans ce village, lequel est 6itué sur la rive sud de la rivière au Brochet.
L'étendue des terrains possédés dans cette partie de la seigneurie s'élève à 28,119 acres, dont 17,217 sont en culture. Les produits récoltés en 1860 sont évalués à 45,481 minots do grains et 32,613 minots de patates et navets, formant en tout 78,094 minots et 5,526 tonneaux do foin. On compte aussi 70,679 lbs. de sucre, 167,243 lbs. do beurre et 100,339 lbs. de fromage, confectionnés durant la même année.
La valeur de la propriété foncière est estimée à $595,665 ; les instruments d'agriculture à $18,882 ; le revenu des jardins et vergers à $4,473 ; et le bétail à $106,144.
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Les catholiques de Saint-Armand-Est, au nombre de 532, sont desservis par M. le Cure de Saint-Romuald.
L'autre partie de la seigneurie, Saint-Armand-Ouest, renferme une population de 1,328 habitants dont 201 sont canadiens-français, Un village plus populeux que celui de Frelighsburg est établi dans cette partie de la seigneurie, qu'on appelle PhUipsburg^ lequel est commodément situé sur le bord de la baie Missisquoi, a environ un mille de la ligne frontière, et dont la population dépasse 550 âmes. C'est un très bel endroit et parfaitement bien bâti, dans le goût américain. La population.de ce village s'occupe du négoce et du commerce, de l'industrie, outre les artisans proprement dit qui se divisent les diverses autres branches de métiers ordinaires aux villes et villages de quelqu'importance. Il y a aussi plusieurs magasins avec des quais pour débarquer les marchandises à quelque distance. Il va sans dire qu'un bureau de douane est également ouvert dans ce village.
Cependant, je dois noter ici que les marchandises ou autres productions destinées pour lé marché canadien doivent nécessairement passer à travers les Etats-Unis pendant une distance assez considérable,, vu que la navigation de Philipsburg, sur la côte orientale de la Baie Missisquoi, n'a pas d autre issue que celle du Lac Champlain, vers lequel les bâtiments de toute espèce sont obligés de s'avancer à plusieurs milles dans le Lac avant que de pouvoir doubler la pointe d'Alburg, pour entrer dans la rivière Richelieu. Il y a longtemps que cette difficulté de transport aurait pu être applanie, si on l'eût voulu. Voilà près de cinquante-ans, M. Bouchette, géographe du Canada, s'empressa d'attirer dès lors l'attention du gouvernement canadien à ce sujet, en proposant l'ouverture d'un canal qui aurait eu environ 2 ou 3 milles de longueur, lequel aurait uni les eaux de la Baie Missisquoi avec celle de la Rivière du Sud, qui tombe dans la Rivière Richelieu, un peu au-dessous de l'Isle-aux-Noix. Lorsque M. Bouchette exprimait ce vœu, il y avait alors environ 17,000 habitants établis sur notre ligne frontière ; aujourd'hui, notre population eanadienne s'élève à plus de 43,500 âmes, seulement dans les trois comtés de Missisquoi, Brome et Stanstead, qui sont les plus rapprochés de l'endroit qui nous occupe, et tous situés sur les confins de notre territoire. Je ne crains pas d'affirmer que cette amélioration dans notre navigation intérieure intéresserait aujourd'hui au moins 100,000 âmes dans notre
Says, à part les populations du voisinage de notre frontière, ans les Etats-Unis. Cela mérite réflexion.
Mais revenons à notre principale tâche,
La population de Saint- Armand-Ouest possède 17,850 aères de terre dont 11,559 sont en état de culture, *qui ont produit 49,828 minots de grains et 21,290 minets de patates et navets,en 1860, formant en tout 71,118 minots et 1,888 tonneaux de foin. Parmi les produits de l'industrie se trouvant 90,190 lbs. de beurre, 13,155 lbs. de fromage et 31,347 lbs. de sucre d'érable confectionnés la morne année.
La propriété foncière vaut $523,729 ; le matériel agricole $19,721 ; et le bétail $69,074.
La population canadienne-française de cette partie de la seigneurie est desservie par M. le Curé de Stanbndge.
Entre la baie Missisquoi et la rivière Richelieu se trouve la seigneurie Foucault, large de deux lieues sur deux lieues et demi de profondeur, dans laquelle se développe une paroisse nouvelle. Cette seigneurie est bornée par la ligne provinciale, au sud.
Le terrain est bas, mais d'une assez bonne qualité. Malgré cet avantage, joint à une facilité de communication par eau à l'est et à l'ouest, cette paroisse, qui a pour vocable Saint- Thomas, ne renferme encore que 99 familles ou 811 âmes, dont 142 kabitants sont d'origine canadienne-française.
•L'étendue des terrains possédés s'élève à 9,605 acres dont 7,537 soat en culture, qui ont produit 70,388 minots de grains et 15,421 minots de patates, en 1860, formant en tout 85,809 minots et 817 tonneaux de foin.
Parmi les produits de l'industrie se trouvent 32,226 lbs. de beurre, 3,128 lbs. de fromage et seulement 3,890 lbs. de sucre d'érable confectionnés durant la même année de 1860.
La propriété foncière est estimée à $275,280 ; les instruments d'agriculture à $8,310, et le bétail à $37,7«5.
La population catholique de Saint-Thomas est desservie par M. le Curé de Saint-George ; autne paroisse que nous allons maintenant considérer.
La paroisse de Saint-George de Clarenceville, est 6ituée en arrière de celle de Saint-Thomas, dane la seigneurie de Noyan, et bornée à l'ouest par la rivière Richelieu ; c'est le dernier eentre de population qui nous reste à consigner pour ce eom-té.
Le sol de cette seigneurie est bas, mais d'une qualité riche et très fertile. La rivière du Sud qui tombe dans celle de
Richelieu, un peu au-dessous de l'Isle-auxvNoix, suivant que je l'ai déjà exprimé plus haut,, arrose la séignei
seigneurie trèè
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avantageusement, laqnelle est navigable pour les petites embarcations l'espace d'environ 6 milles. L'île aux Tètes ou l'île Ash, près de l'embouchure de la rivière La Colle, est aussi renfermée dans cette seigneurie.
La population de Saint-George s'élève aujourd'hui à 200 familles ou 1,'761 âmes, dont 131 habitants sont d'origine canadienne-française. Le reste de la population se compose presque d'américains et d'irlandais.
On y possède 20,182 acres de terre dont 14,085 sont en état de culture, qui ont produit £,639 minots de blé, 107,934 minots d'autres grains et 36,053 minots de patates, en 1860, formant en tout 150,626 minots et 1,519 tonneaux de foin.
Durant la même année, il fut confectionné par les fermières 57,0ï2 Ibs. de beurre et 5,471 lbs. de fromage.
La valeur de la propriété foncière est aujourd'hui estimée à $534,985 ; Tes instruments d'agriculture à $19,299 ; le revenu des jardins à $4,375 ; et le bétail à $72,399.
La population catholique de cette paroisse est desservie par un prêtre résident. Je n'ai point d'autres renseignements sur ce heu.