‹ Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, depuis dix ansChapitre 5 sur 124 · STANISLAS DRAPEAU · texte numérisé non relu

STANISLAS DRAPEAU

St. Jean Port Joli, Octobre 1862.

Excité par le désir d'offrir ma port de labeur danB l'étude des ressources du Bas-Canada, je me stm imposé la tâche de condenser tout ce qui peut intéresser, concernant les progrès agricoles de cette partie dn pays, afin que ceux qui liront ce travail puissent embrasser d'un seul eoup-d'œil l'état actuel de nos richesses productives et déduire l'avenir probable qui est réservé à notre pays si nous savons profiter des avantages que non» offtela situation. particulière où nous nous trouvons actuellement.

Je n'ai pas la prétention d'offrir un plaidoyer savant, revêtu comme les créations de fantaisie d'un style entraînant, ou enrichi de formes gracieuses ! . . . . Non. C'est tout bonnement un entretien qui devra peut-être amener un échange fécond d'idées et servir la noble c&nee de la colonisation. Quoiqu'il en soit, j'aurai satisfait à ce besoin du cœur qui me dit que travailler en faveur de cette cause, c'est payer sa part de dette de patriotisme.

Aujourd'hui, surtout, que l'esprit public est tout préoccupé de l'importante question de la colonisation, il devient impérieux d'étudier plus profondément encore les immenses ressources que renferme le pays, afin que cette connaissance nous fasse développer avec plus de succès et à un plus haut degré les diverses branches commerciales, industrielles et agricoles qui nous occupent et qui font notre richesse nationale.

Le Bas-Canada, qui est situé entre le 45e et le 52e degré de latitude nord, et à peu près entre le 63e et le 61e degré de

longitude ouest du méridien de Greenwich, couvre nn territoire d'environ 161,584 milles géographiques qnarrés, comprenant une étendue de 134,522,000 acres de terres dont 17,375,500 acres, égale à 22,162 milles quarrés, sont occupés par 105,671 familles.

Les terrain* cultivés ou possédés sarépartissetit comme suit :

Dans les seigneuries, 10,678,931 acres, Dans les cantons, 6,696,569 "

Formant, comme je viens de le dire, 17,375,500 acres, malgré que le recencement de 1861 ne contienne que le chiffre de 10,375,418 acres possédés, dans tout le Bas-Canada. Je suppose que cette erreur vient, — si toutefois il y a erreur, — de ce qu'on n'a pas tenu compte dans les colonnes du recensement des terres des quelque* seigneuries non concédées.

La population totale de cette partie de la province s'élève à 1,110,664 habitants, ainsi classés, selon l'origine et le langage.

Anglais et Gallois, 13,139 âmes,

Ecossais, 13,160 "

Irlandais, 50,192 "

Français, 672 "

Américains . . » . . 18,641 "

Divers, 4,962 «

Parlant l'anglais, (nés dans le pays) 1 67,578 "

Canadiens-français 847,320 "

Cette population est établie le long et de chaque côté du fleuve St. Laurent, depuis son embouchure jusqu'à l'Outaouais, distance d'environ 660 milles.

Au nord du fleuve il y a 23 comtés, depuis le Labrador jusqu'à Pontiac, limite ouest du Bas-Canada, lesquels contiennent une population réunie de 512,876 âmes, y compris les villes de Montréal, Trois-Rivières et Québec.

Au sud du fleuve, en partant également de son embouchure jusqu'au comté de Huntingdon, qui sert de limite avec les Etats Unis, on compte 85 comtés avec une population réunie de 597,788 âmes, formant la population totale ci-dessus exprimée.

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Le Canada, sans contredit, possède la plus belle voie de communication directe avec la mer qu'il y ait au monde, ainsi qu'une foule d'autres voies intérieures.

Il n'est pas besoin de parler du Saint Laurent, ni des grands lacs; mais disons un mot des principales rivières qui l'alimentent.

L'Outaonais, au nord du fleuve, a 200 lieues de longueur et arrose la limite ouest du Ba6-Canada. Cette rivière traverse une contrée très riche en bois de construction et très fertiles : elle communique avec les grands lacs par le moyen dn canal Rideau, long d'environ 45 lieues.

La rivière St. Maurice, qui naguère n'était connue que de sauvages, des voyageurs et des missionnaires catholiques chargés d'aller prêcher l'évangile sur ses bords, attire aujourd'hui l'attention publique par le commerce du bois qui prend des proportions étonnantes et par le courant de colonisation qui s'y porte en grandissant. Il a été question assez longtemps de faire construire une branche de chemin de fer qui suivrait les bords du St. Maurice, depuis son embouchure jusqu'aux Piles, auquel endroit commence une navigation de 25 lieues, aussi sûre que belle, pour les bateaux-à- vapeur qui peuvent remonter la rivière jusqu'à la Tuque. On espère, dans l'intérêt de l'agriculture et du commerce, que la réalisation de cette patriotique pensée aura lieu, et qu'elle n'est qu'ajournée.

La rivière du Saguenay, qui présente l'aspect d'un grand fleuve depuis son embouchure jusqu'au fond de la Baie des Ha I Ha ! mesure une largeur presque continue d'un mille à deux. Si on remonte son cours depuis ce dernier endroit jusqu'au lac St. Jean, situé à pins de 40 lieues du fleuve, on voit sans effort que cette rivière prend sa source bien au-delà de ce lac et jusque dans les hauteurs qui forment la limite septentrionale du pays.

La rivière Betsiamits qui possède un bassin large d'un quart de mille sur une longueur de 45 milles avant d'atteindre les chutes, est aussi en grande renommée pour les richesses qu'elle renferme. Il en est de même des rivières aux Outardes et Manicouagan.

La rivière Trinité est également importante, surtout sous le rapport de la reproduction du saumon qui la remonte et aiine à déposer ses œufs sur une étendue de pas moins de 40 milles en remontant.

La célèbre rivière Godbout, dont la branche du nord-est, qui est très étendue, protège admirablement bien le saumon pour le même objet, tandis que le bras nord-ouest communique par un lac long et profond avec l'une des sources de la rivière Manicouagan. On sait aussi que la rivière Godbout renferme de magnifiques places de pêches pour le hareng et la morue.

La rivière Moisie est non seulement une place supérieure pour la morue, mais elle est de plus une des premières rivières du Canada pour le saumon, dit un précieux rapport sur le sujet. M. D. Têtu, homme actif et plein d'énergie, possède la plus belle partie du banc de la rivière Moisie, paraît-il. Ce monsieur a là un établissement où il prépare l'huile de .foie de morue, d'après un procédé de son invention pour lequel il a obtenu un brevet. L'huile de foie de morue est aujourd'hui très répandue comme médicament. Avec 35 gallons de foies de morue, M. Têtu peut faire 20 gallons d'huile supérieure, dit le rapport déjà cité. L'emboachure de la rivière Moisie se trouve près des Sept-Isles.

La rivière Manitou, située à demi distance entre les Sept- Isles et Mingan, ainsi que la rivière St. Jean, se rapprochent du détroit de Belle-Isle. La morue afflue en grande quantité dans ces rivières. En plusieurs endroits elle rase de si près les cotes qu'on peut en prendre quelquetois de 4 à 5,000 dans uu seul coup de seine, dit le commandant Fortin, dans son magnifique rapport de 1859 ; cependant, ajoute-t-il, on la pêche généralement avec des lignes de chanvre ou de manille : ce dernier mode fournit de plus beaux poissons.

Maintenant, si nous traversons le fleuve, en commençant également vers la partie occidentale du pays, nous remarquons :

La Rivière Chanibly ou Richelieu, qui est navigable pour les goélettes et les bateaux-à-vapeurs, depuis son embouchure, à Sorel, jusqu'au bassin de Chanibly, distance de 15 lieues,

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auquel endroit se trouve le canal Chambly, long de 4 lieues, qui continue de mettre eu communication facile la navigation du St. Laurent avec le lac Champlain, où la rivière Chambly prend sa source.

Pins bas, se trouve la rivière St. François, qui a son embouchure à la tête du lac St. Pierre, dans le fleuve St. Laurent. Cette importante rivière est alimentée par deux sources principales et distinctes, les lacs Aylmer et St. François, situés au centre des cantous de l'Est, et le lac Memplirémagog, sur la frontière du Vermont. Cette rivière traverse les comtés dYamaska, Drummond et Richmond, jusqu'à Lennoxville, où elle prend une direction nord-est, jusqu'aux lacs ci-dessus mentionnés, arrosant sur son parcours une foule de riches et belles paroisses.

Ensuite vient la rivière Chaudière, qui prend sa source dans le lac Mégantic, comté de Compton, près de la frontière du Maine. Elle est remarquable par la chute qu'elle fait en arrivant près de son embouchure, dans le fleuve ; ses eaux en tombant d'une élévation de SO pieds ont creusé, en bas de la chute, des cavités qui ressemblent à des chaudières ; c'est de là que lui vient le nom qu'on lui donne. Cette rivière est, de plus, célèbre pour les gisements d'or très pur qu'on y a découverts et qu'on exploite, bien qu'en petit.

Puis, tant d'autres rivières les unes tributaires des grandes rivières Outaouais, St. Maurice et Saguenay, les autres qui apportent directement leurs eaux au grand fleuve : la rivière Gatineau et la rivière aux Lièvres, dont les eaux communiquent avec celles du St. Maurice, et qui se jettent dans l'Outaouais ; la rivière Coulonge, autre affluent de l'Outaouais, sur les bords de laquelle se groupent anjourd'hui de vigoureux pioniers qui s'y établissent; la rivière de l'Assomption qui arrose le beau village de ce nom et qui va se jeter dans le fleuve, vis-à-vis le bout de l'Isle \le Montréal ; les rivières Batiscan, Ste. Anne delà Pérade et Jacques Cartier; la rivière Bt. Charles, qui coule en serpentant jusque sous les remparts de Québec, traversée par le pont Scott et le pont Dorchester ; la rivière Montmorency, célèbre par sa chute de 240 pieds

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qu'on ne saurait jamais se lasser d'admirer ; la- rivière Ste. Anne de la côte de Beaupré, qui présente une des chutes les plus intéressantes à voir ; la rivière du Gouffre, dont l'embo*Lcliure forme la Baie St. Paul ; les rivières de la Malbaie, du Bon Désir, des Escoumains, de Portneuf, Laval, St. Athanase, Mestassini, St. Nicolas.

Au sud du fleuve, la rivière Chateauguay, mémorable par la victoire glorieuse remportée sur ses rives le 26 octobre 1813, par le colonel de Salaberry et ses 300 voltigeurs-canadiens, sur une armée anglo-américaine forte de 7,000 hommes, commandée par Hampton ; la rivière Yamaska, qui a sa source près de la frontière du sud-est et qui passe devant le riche village de St. Hyacinthe pour aller se perdre dans le lac St. Pierre; la rivière Nicolet, qui arrose le village de ce nom et qui va aboutir au pied du même lac ; la rivière Bécancour, sur les bords de laquelle progresse aujourd'hui l'agriculture; la rivière Beaurivage, affluent de la Chaudière ; la rivière Etchemin, dont les eaux font' mou voir de magnifiques scieries ; la rivière du Sud, qui traverse les belles paroisses de St. François et St. Pierre, pour aller se jeter dans le fleuve, au village de Montmagny ; les rivières des Trois-Saumons et de Port-Joli ; la Rivière Quelle, à l'entrée de laquelle on fait la pêche aux marsouins ; la Rivière-du-Loup, qui sert à mettre en mouvement le plus magnifique moulin à farine qu'il y ait peut-être dans toute. l'Amérique britannique, ainsi que d'autres établissements industriels; la rivière Verte, la rivière des Trois Pistoles, qui communique au moyen d'un portage avec le lac Témiscouata ; la rivière Rimouski, encore si riche en bois superbes, les rivières Métis, Blanche, Matane, Méchins, Cap- Chattes, Ste. Anne, Mont-Louis, etc., etc.

Il existe aussi dans le pays, le système le plus magnifique de navigation artificielle qui sert à mettre en communication l'Atlantique avec les grands lacs de l'Ouest.

Il n'y a point dans la province entière de travaux qui, sous le rapport de l'importance, puissent leur être comparés. Les canaux qui forment cette longue chaîne de communication sont au nombre de huit, construits dans le but de surmonter les

obstacles que les rapides présentent à une navigation continue. Le coût de ees canaux est évalué à $20,266,310.

Ces canaux sont :

Le canal de Lachine, ayant une longueur de 8 milles, qui rachète au moyen do cinq écluses le rapide du 6t. Louis ;

Le canal de Beauharnais, de 11 i milles, qui rachète au moyen de neuf écluses les rapides du Coteau, des Cèdres, et de la Cascade ;

Lecanal de Cornwall, long de 11} milles, qui rachète par sept écluses les rapides du Long-Sault ;

Quatre canaux de moindres dimensions à Farrena-Point, Rapide Platt, Pointe aux Iroquois, et les Galops, qui rachètent par six écluses les chutes correspondantes ;

Enfin, le canal TTelland, long dé 28 milles, qui unit le lac Erié an lac Ontario, rachetant au moyen de vingt-sept écluses la chute de 830 pieds du Niagara.

Ensemble, ces canaux font surmonter uno différence totale de niveau, du lac Erié à la mer, de 564 pieds.

Cette importante voie de communication est praticable aux navires à voiles et à vapeur de plus de 300 tonneaux : ainsi les navires d'Europe peuvent faire des affaires directement sur toutes les places qui bordent cette ligne, en prenant les canaux pour la montée eomme pour la descente.

L'attention du pays s'est aussi porté vers une autre amélioration d'une grande importance, puisqu'elle avait pour but de faciliter F exploitation du bois de construction, cette branche si considérable de notre commerce, en faisant disparaître les obstacles du améliorant le parcours de certaines rivières telles que l'Ontaouais, le Gatinèau, le Saint-Maurice et le Saguenay, par le moyen de Glissoires ou autres travaux qui ont coûtés au-dessus de $783,500. Comme l'exprime si bien M. Hector Langevin, dans son essai couronné sur le Canada, la province a bien été récompensée de ses sacrifices par l'élan qu'ils ont donné à l'exploitation des bois d'exportation, à l'industrie, eomme au développement de la colonisation de nos terres incultes.

Afin de rendre plus sûre la navigation du St Laurent, il a

aussi été fait dans le fleuve d'immenses travaux qui ont contribués puissamment à développer l'échange de nos produits avec les pays étrangers. De nombreux phares ont été placé» de distance en distance, pour prémunir le pilote contre les *écucils ; ils ont coûté au-dessus de $260,000. Le creusement du lac St Pierre, pour le passage des navires d'outre-mer jusqu'à Montréal, a également coûté beaucoup d'argent ; la somme dépensée pour cet objet avait déjà atteint le chiffre de $350,700, en 1856, suivant que le mentionne IL J. O. Taché, dans sa magnifique Esquisse du Canada. On ne s'arrêtât pas là. L'intérêtdu commerce intérieur nécessita la confection de sept quais dans le Bas St. Laurent qui ont coûté environ $600,000.

A part ces améliorations publiques, il existe plusieurs chemins de fer qui traversent le territoire canadien. On peut se taire une idée de leur développement, en se rappelant qu'on ne comptait dans tout le Canada, en 1851, que 91 milles de voies ferrées en opération, tandis qu'aujourd'hui il y en a 1,876 milles, à part la prolongation du Grand Tronc à Portland, longue de 164 milles, qui, quoique construite sur le territoire américain n'en est pas moins, en réalité, un chemin de fer canadien dans l'état actuel des choses.

Je suis tout naturellement entraîné à parler du commerce canadien, qui a singulièrement augmenté depuis dix ans, comme on va le voir.

En 1851, la valeur de nos importations et exportations était de $3^,245,894, ayant donné un bénéfice au trésor de $2,462,- 582 en droits de douanes.

En 1861, la valeur de ces importations et exportations s'était

élevée jusqu'à la somme de $75,875,361, donnant un reveau focal de $4,768,192.

L'exploitation des bois de construction, cette branche si importante du commerce canadien, a aussi pris de grands développements durant ces dernières dix années.

En 1851, les droits perçus sur la coupe seule du bois s'élevait à $108 620, tandis qu'aujourd'hui ces mômes droits s'élèvent (ceux de 1860) à $371,841.

Le défrichement des terres de la Couronne a suivi ou plutôt accompagné cette progression des autres industries et de notre commerce.

Les ventes de terres opérées dans le Bas-Canada, durant l'année 1854, s'étaient élevées au chiffre de 58,592 acres. En 185&, ces ventes avaient atteint le chiffre de 165,545 acres. Enfin, en 1861, elles ont été de 215,134 acres.

Au commencement do Tannée, 1862, il restait encore à vendre 5,593,833 acres de terre arpentées et divisées en lots de 100 acres pour les besoins, futurs de la colonisation.

Depuis quelques années, il faut le reconnaître et le dire, le gouvernement s'est dévoué plus spécialement au progrès de la colonisation qu'auparavant, puisqu'un parcours de pas moins de 1,634 milles de chemins, ou 344 lieues, a été ouvert dans le Bas-Canada, de 1854 à 1861, nécessitant une dépense de $378,690, à part les chemins ouverts par le département des Travaux Publics qui figurent pour une somme dépensée beaucoup plus grande.

C'est cette action administrative qui a tant contribué à faire développer la colonisation durant ces dernières dix années ; développements qui ont fait que peu à peu. la foret a disparue sur bien des pointa, pour faire place à dès paroisses nouvelles.

Jusqu'à présent, malheureusement, nous n'avons pas suffisamment étudié notre pays. Il nous a manqué une connaissance presque complète de ses ressources, par notre faute. Eh! bien, il faut réparer le temps perdu et se bien persuader que la première richesse d'un pays, c'est la population, en temps de paix comme en temps de guerre ; mais la population avec des moyens certains d'existence.

Je me bornerai à l'énumératian snoeincte qufe je viens de faire de nos ressources principales, pour entrer dans l'étude plu s. particulière de nos richesses productives. Mais comme il serait trop long de mettre en parallèle lés développements particulière à chaque paroisse, quelquefois même à chaque comté, j'ai eru devoir diviser cette Esquisse par régions territoriales, afin d'apporter plus de sobriété dans les groupes de

chiffres qui doivent nécessairement trouver place dans le présent exposé, de manière à rendre pins facile la lecture de ces Etudes, quoiqu'il ne faille pas, dans un ouvrage de ce genre, redouter les détails.

Les choses qui feront la matière de ces renseignement» statistiques, sont exclusivement de celles qui se rattachent à l'exploitation du sol, des forêts et des eaux.

Pour parvenir au but que je me suis proposé, j'ai donc divisé le Bas-Canada en sept territoires ou régions, dont chacune formera une Etude spéciale, savoir :

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