LE GÉNÉRAL GRANT
On m'a dit, je ne sais Pas jusqu’à quel point la chose est exacte, que, tandis que la vente aux Etats-Unis, des Mémoires 1u général Grant a rapporté à la VEUVE €. . : x enfants de l’ex-président, une somme de trois cent mille dollars, il ne s’en est pas vendu trois cents exemplaires en Angleterre, Le livre n’a certainement pas eu une grande circulation ici, ne ne l’a guère lu ou discuté, et, je. rie crois | qu’il y ait lieu de s’en étonner.
Les Mémoires racontent avec un grand luxe de détails l’histoire militaire de la guerre civile américaine, c’est-à-dire Jes opérations aux-
quelles Grant à pris Part ou qu'il a dirigées, Une histoire de ce genre ue peut évidemment offrir à la masse des lecteurs européens, l’intérêt qu’elle offre aux habitants des Etats-Unis ; quant à sa valeur pour un spécialiste des choses militaires, c'est ume question sur laquelle j'entends exprimer des opinions absolument contradictoires et n'ai moi-même, on le comprend, aucune opinion à exprimer.
En admettant, cependant, que le livre, mal- "gré les détails techniques militaires dont il est rempli, puisse avoir quelque attrait pour le lecteur non américain, vu l'importance des principes qui se sont trouvés en jeu dans la guerre de sécession et celle des personnages qui y ont été mêlés, il faut bien avouer que nous autres, Européens, nous re Pouvons nous défendre absolument d’un peu de défiance lorsqu'on nous met eu présence d'un récit des hauts faits de “Ja plus grande nation de da terre” dû à la plume d'un Américain. On nous pardonnera si Tous ne sommes pas sûrs de trouver dans ce récit, de la mesure et de la sobriété, Ajoutons que le général Graut, la figure principale de l'ouvrage, n’est pas pour lés lecteurs anglais, le héros de la guerre civile américaine ; pour eux, ce héros, c’est Lee, et, les Mémoires nous parlent peu du général Lee.
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Rappelons, enfin, . que lorsque Grant lui.
même est venu en Angleterre, il n’a guère intéressé notre Population. Plus tard, dans ‘S0n pays, il est tombé entre les mains de spé. culateurs et, ses embarras financiers, bien qu'ils aient excité notre compassion, ne nous ont pas donxé le spectacle ‘ d’un homme de bien Juttant contre l’adversité, (x)” C’est pour toutes ces raisons que les Mémoires ont été reçus en Angleterre, avec froideur et indifférence, J'avais vu, moi aussi, le général Grant en Angleterre et je ne l'avais pas trouvé intéressant. Pour dire toute la vérité, il m'avait Paru ennuyeux, taciturne et d'aspect commun.
L'expression de bonté et même de douceur que lui prêtent les portraits accompagnant les Mémoires, m'avait échappée, Un homme robuste, résolu, pratique qui, grâce à la possession de ressources illimitées en soldats et en argent, ressources mises en œuvre sans’ ucune restriction, avait réussi À épuiser les fc :es dun Sud, telle était, à peu de choses près, l'idée que je me faisais de la Personnalité de l'exprésident.
C'est en lisant quelques documents publiés
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(1) Spectacle que Sénèque déclarait être digne des regards de la Divinité, N. du Trad.
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par le général Badeau, dans les journaux américains que, pour la première fois, mon attention fut attirée d’une manière sérieuse sur Grant. Parmi ces documents il y avait une lettre de lui, témoignant de qualités pour lesquelles — l’ayant jugé comme. trop souvent.
nous jugeons nos semblables, d'une manière hâtive et peu charitable--j'étais loin de lui avoir donné crédit. C'était la letre d’un homme possédait assez de force de caractère pour affronter la clameur populaire, civium ardor prava jubentium, et y résister. Les hommes de cette trempe sont rares dans to‘s les pays, mais ils sont peut-être plus rares en Amérique que partout ailleurs. L'opinion publique désirait que la guerre fut conduite d’une manière brutale et insolente, et les autori. tés gouvernementales semblaient insister pour que le général Grant se conformât aux désirs du populaire. Le général avait résisté avec fermeté et dignité.
Après avoir lu cette lettre, j'achetai les Mémoires qui venaient de paraître. Cet homme, me dis-je, mérite le respect et l'attention et, je lus, de la première à la dernière page, les deux énormes volumes. J'y trouvai Grant tel qu'il m'était apparu tout d’abord, en Angleterre.
Un homme robuste, résolu et pratique; une
personnalité sans magie ; une figure qu'aucun rayon d’er haut n'avait touchée et qui n’en dégageait aucun. J'y trouvai un style incorrect, employant à tort et À travers les diverses formes du futur et du conditionnel » Un anglais fantaisiste où l'on pouvait admirer l’infinitif ‘ conscrire, ” le participe présent “ conscrivant, ” et qui parlait, dans une dépêche au ministre de la guerre, ‘ d’avoir rudement fouetté l'ennemi (1) ; un auglais sans charme et ne témoignant pas d’uné haute éducation.
Mais ces Mémoires me révélèrent, en même temps, un homme d’un rare bon sens, d’une grande fermeté, un homme tout à la fois modeste, simple, humain, n’affichant jamais tror de confiance en soi, jamais vantard quand il s'agissait de lui-même, rarement: quand il s'agissait de sa nation, et vantard seulement en ces circonstances, où. seuls, un grand génie ou une culture de tout premier ordre, je suppose, peuvent empêcher un Américain de l'être, J'y trouvai un langage allant droit au but, ferme, nerveux, ayant, en général, le rare mérite de dire en peu de mots ce qu’il fallait dire, et
(1) Badly whipped, américanisme ; le verbe {0 whip (fouetter) est fréquemment employé par le peuple, aux Etats-Unis, dans le sens de battre, vaincre, ee L#, d, T:)
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le disant souvent avec des tours heureux et inattendus.
La lecture des deux volumes renouvela et confirma en moi, l'impression que m'avait faite celle de la lettre publiée par le général Badeau.
Et maintenant, tout en ne dépassant pas les -bornes que je me suis assignées dans cette étude, je veux laisser les Mémoires parler pour
eux-mêmes au public anglais qui, je suppose, les connaît aussi imparfaitement que je les conuaissais, il y a quelques mois.
Le général Grant est né à Point Pleasant, dans l'Etat de l'Ohio, le 27 avril 1822. Son prénom, Ulysse, nous fait penser à Tristram Shandy (1); mais que de fois les noms américains nous font penser à Tristram Shandy !
Le père du jeune Ulysse était tanneur de son métier. Grand liseur de livres e: de journaux, “ avant même d’avoir vingt ans, nous dit son fils, il collaborait assidûment à des périodiques de l'Ouest, et, il fut, jusqu’à l’âge de cinquante aus, l’un des orateurs les plus écoutés des nombreuses associations fondées dans cette partie de l’Union, pour la culture de l’art oratoire. ” De beaucoup de fermiers et d'artisans améri-
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. (1). Célèbre roman anglais du XVIIIe siècle, par Sterne.
cains c'est là, aussi, l'histoire. Le général Grant, cependant, ne partagea jamais l’engouement patr-uel et national pour la parole en public. Kelativement à son éducation scolaire, Grant nous dit qu’il ne s’absenta pas de l’école une seule minute, à partir du moment où il fut en état d'y aller, jusqu’au jour où il quitta le toit paternel pour entrer à l’école militaire de West- Point, Mais l'éducation que l’on donnait alors dans les £coles était des plus sommaires :
“ Un seul instituteur—homme ou femme, qui, même en communiquant toute sa science aux jeunes gens qu’on lui confiait, n’était pas en mesure de leur enseigner grand'chose—avait sous ses soins trente ou quarante élèves, depuis l'enfant épelant l’ 4. 2. C. jusqu'à la jeune demoiselle de dix-huit ans et au grand garçon de vingt ans, lesquels étaient initiés aux plus hautes branches des connaissances qui formaient le progranime de ces écoles, les trois R (1). Je n'ai jamais vu un traité d’algèbre ou aucun livre traitant de la science des nombres, autre que l’arithmétique, avant d'entrer à West-Point. J’achetai alors un ouvrage sur l'algèbre à Cincinnati, mais comme je n'avais
(1) La lecture, l'écriture, l’arithmétique. Reading, Riting, Rithmetic, manière populaire de désigner ces trois sciences, . f=s
pas de professeur, ce fut du grec pour moi. ’
Cet enseignement scolaire ne ressemble guère à celui que l’on donne à nos jeunes £entlemen qui se préparent pour Sandhurst et Woolwich (1) ; mais la vie que menait Grant en dehors de ses heures d'école est encore plus différent: de la leur. Il vient de nous dire avec quelle régularité il fréquentait l’école, quelle qu’elle fut, il continue :
“ Cela ne m’exemptait pas du travail manuel, Dans mon enfance, au pays que nous habitions, tout le monde travaillait plus ou moins; la somme de labeur exigée de chacun éta:. en raison directe de ses moyens pécumaires ; il u'y avait que les gens très pauvres qui pouvaient se passer de travailler, Mon père, en même temps qu’il exploitait une tannerie dont il était lui-même l’un des ouvriers, possédait et cultivait une grande étendue de terrain, Je détestais le métier de tanneur, lui préférant, je crois, toute autre besogne ; mais j'aimais l’agriculture et, en général, les travaux pour lesquels on se sert de chevaux, Parmi nos propriétés se trouvait, à un mille du village, une forêt de 50 acres où, chaque automne, nous faisions couper par des bâcierons tout le bois qu’il nous
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(1) Deux écoles militaires anglaises,
fallait pour l'année, A l’âge de sept ou huit aus, je commençai à charroyer le bois dont nous avions besoin pour la maison et les boutiques ; je ne pouvais pas charger le bois sur les voitures, mais je savais cc.duire les chevaux ; les bûcherons Chargeaient et d’autres hommes, à la maison, déchargeaient.
‘ À onze ans, j'étais assez fort pour tenir les manChons de la charrue.
“ De onze à dix-sept ans, j'ai fait tous les travaux qui exigent l'emploi des chevaux, les défoncements, les labours, le renchaussage du maïs et des pommes de terre, la rentrée des técoltes, le charroyage du bois. J'avais, en outre, à avoir soin de deux ou trois chevaux, d’une ou deux vaches, à scier du bois pour les poêles, etc ; tout cela pend:1t que je fréquentais encore l’école !
“€ J'étais récompensé par le fait que mon père et ma mère ne me grondaient et ne me punissaient jamais et qu’ils ne me privaient pas non plus des amusements raisonnables. Il m'était permis de pêcher à la ligne, de me bai. gner dans un ruisseau, à un mille de la maison paternelle, de prendre un chevalet d’aller ren. dre visite à mes grands-parents qui demeuraient à quinze milles de notre habitation, dans un comté voisin; je pouvais encore patiner sur
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la glace et me promener en traîneau quand il y avait de la neige. ”
Je suppose que la première éducation d’Abraham Lincoln a dû ressembler beaucoup à celle. ci. Si rudimentaire qu'ait été l’enseignement donné au jeune Grant à l'école, je ne puis m'empêcher de m'écrier : Quelle bonne, quelle saine éducation c'était! Il me faut donner place, ici, à une anecdote de l'enfance du général ;’ c’est lui-même qui la raconte, bien qu'il n’y joue pas un rôle brillant :
“A quelques milles du village vivait un certain M. Ralston, lequel possédait un poulain dont j'avais grande envie. Mon père avait offert vingt dollars de la bête, Ralston en voulait vingt-cinq et l’on ne pouvait s'entendre, Le poulain, cependant, me tenait tellement au Cœur qu'après le départ de Ralston, je sollicitai mon père de payer le prix demandé. Mon père y consentit, mais, en m'affirmant que le poulain ne valait pas plus de vingt dollars. « Offre d’abord cette somme, me dit-il ; si on te refuse, consens à donner vingt-deux dollars et demi,
. €t, si l’on tient toujours aux vingt-cinq dollars,
hé bien, donnes-les !” Je montai à cheval et me rendis immédiatement chez M. Ralston.
“ Papa m'a dit de vous offrir vingt dollars pour le poulain, m'écriai-je en arrivant, si vous ne
les acceptez pas, de vous en offrir vingt-deux et cinquante sous, et si vous refusez encore, de vous donner vingt-cinq dollars. ” Il n’y a pas besoin d'être de l'Etat du Connecticut pour deviner quel prix j'ai payé. Je re devais pas avoir plus dehuitans alors. Cette transaction a été pour moi, la source de gros chagrins ; elle fut connue des petits garçons du village, et, il s’écoula de longues années avant qu’elle tombât dans l'oubli.
Les petits garçons ont dû bien s'amuser en effet, car il est étonnant de trouver un jeune Américain aussi peu malin, aussi peu roublard. Mais aussi, comme c’est délicieux, comme c’est rafraîchissant et comme cela promet pour le caractère de l’homme que deviendra cet enfant !
Grant s’est signalé, plus tard, par une clarté, une rectitude de vision, supérieure à celle de la plupart des hommes, supérieure même à celle de la plupart des Américains dont c’est l’une des qualités maîtresses—car, dans les choses qui sont de leur compétence, les Américains voient clair et voient droit,—mais il n'a jamais été rusé le moins du monde, et c’est l’un de ses mérites.
Lorsque que le jeune Grant eut dix-sept ans, le sénateur fédéral de l'Etat de l'Ohio obtint son admission à l'école militaire de West-Point.
Lui-même ne tenait pas à faire un cours militaire. Son père lui dit un jour: “ Ulysse, je Crois que vous allez recevoir votre carte d’ad- “’#ission, ” Quelie admission ? fis-je.— A West. Point ; j'en ai fait la demande pour vous. ” Mais, je n’irai PAS, repris-je. Il se contenta de répondre qu’il croyait que j'irais, et, je l'ai CPU Qusst, puisqu'il le croyait. Je n'avais aucune objection sérieuse à entrer à West- Point, si ce n’est que je me faisais une très haute idée des düalifications nécessaires po: y réussir ; ces qualifications, je ne CIOYais L.s les posséder, et, la pensée d’échouer m'était pénible, »”
Il entra à West-Point, S'il avait peu de penchant pour la carrière militaire, d’un autre côté il désirait voir le monde, Déjà il avait plus voyagé que la plupart des jeunes gens de son village ; il avait visité Cincinnati, la capitale de son Etat natal et Louiseville, la principale ville du Kentucky, l'Etat voisin ; ilavait été jusqu’à Wheeling dans la Virginie; et, Maintenant s’il se rendait à West-Point, il aurait l’occasion de voir Philadelphie et New- York. “ Après avoir visité ces villes, dit-il,
. J'aurais été heureux d’un abordage de bateaux,
d’une collision de trains de chemins de fer, ou
de tout autre accident qui m'eut rendu tempo-
rairement invalide et non admissible à l'Ecole,”
Il fit le voyage à petites journées ; ayant quitté la maison paternelle au milieu de mai, il m’arriva à West-Point qu’à la fin du mois. Quinze jours plus tard, il passa heureusement Son examen d'admission, à sa grande surprise, nous dit-il. Les cours qu’il suivit ne Pintéressèrent pas, bien qu’il eût des succès dans l'étude des mathématiques, qui lui sembla très facile. Toute la première année, il trouva la vie ennuyeuse et s’amusa à lire des romans, n'ayant pas l'intention de demeurer dans l'armée, même s’il parvenait à passer l'examen qui terminait le cours de quatre ans, ce sur quoi il ne comptait guère.
Lorsqu’en 1839, un projet de loi ayant pour but l'abolition de l’école militaire, fut discuté par le Congrès, il espéri qu’il serait voté et que la liberté ainsi lui serait rendue. Le projet fut rejeté. Grant nous dit qu'un au plus tard, il eut été chagrin de son adoption, cependant que la vie à West-Point n’eut pas cessé de lui paraître ennuyeuse, Ses deux dernières années s’écoulèrent plus vite que les deux premières, mais il déclare qu’elles ont encore été ‘cinq fois plus longues que les années de l'Ohio. ”
Finalement, il passa ses examens et reçut une
Commission dans un: régiment d'infanterie.
Avant de se rendre à son poste, il obtint la Permission d'aller voir son père, chez lequel il “arriva avec une toux désespérante et une taille d'échalas, ayant grandi trop vite pour ses forces.
En septembre 1843, il alla rejoindre son régiment, le 4ème d'infanterie, aux casernes . Jefferson à Saint-Louis. L’entraînement qu’il avait reçu à West-Point, insdtution hautement estimée et où les cours sont sérieux, lu: avait été évideriment d’un avantage incalculable ; Cependant il ne se sentait Pas encore disposé à embrasser définitivement la Carrière militaire. À Saint-Louis, il fit la Connaissance d’une jeune fille qu’il épousa plus tard, Miss Dent, et il conçut alors l'espoir de se faire nommer professeur de mathématiques à West-Point.
Dans ce but il relut, aux casernes Jefferson, un traité de cette science et s’occupa également d’études historiques. Mais la guerre du Mexique éclata et le retint dans l’armée,
Avec l'annexion du Texas en vue, le régiment de Grant reçut l’ordre de se rendre au fort Jessup, sur la frontière occidentale de la Louisiane. Les troupes américaines étaient censées avoir pour mission de réprimer les entreprises de flibustiers au Texas ; en réalité
on voulait qu’elles constituassent une menace contre le Mexique, au cas où ce pays aurait eu l'intention d'intervenir par ies armes. La vie de Grant en Louisiane fut agréable. Ses devoirs professionnels prenaient beaucoup de son temps, plusieurs officiers de son régiment ayant été détachés en missions spéciales. Il abandonna l’idée de devenir professeur de mathématiques et ne lut plus que pour son amusement : ‘ Et encore, ne lut-il que fort peu. ” Il faisait des courses à cheval, visitait les planteurs de la Rivière-Rouge et passait presque toutes ses journées en plein air ; aussi se guérit-il complètement de la toux et des symptômes de phtisie qu’il avait emportés de West-Point. ‘ J'ai souvent pensé, ajoute:t-il, que ma vie a été sauvée et ma santé rétablie par les exercices en plein air et les fatigues auxquels j'ai dû me soumettre, en conséquence ‘d’un acte de l'administration et d’une guerre que je réprouvais. ”
Qu'il désapprouvât les provocations faites au Mexique et la guerre qui s'en suivit, la chose est certaine. On aime à s’attarder sur cette période de la vie d'un komme distingué, la pér:cde de croissance et de formation, dont l'importance est si grande pour l'avenir. Déjà, sous des dehor: modestes et un air plutôt insou-