‹ Études sur les évangiles apocryphesChapitre 32 sur 222 · Ces mots ne sont ni dans Matthieu ni dans Marc, mais ils · texte numérisé non relu

Ces mots ne sont ni dans Matthieu ni dans Marc, mais ils

se trouvent dans Luc, in, 21. -

3. Ces mots ne sont sous cette forme que dans Marc, i, 11, et dans Luc, n, 22.

d’hui, » paroles qui ne se trouvent pas dans Matthieu, et qui sont destinées à exprimer l’opinion ébionite que Jésus ne fut le Messie que du moment que l’Esprit fut entré en lui. Qu’on remarque ensuite que l’ordre des faits n’est pas le même dans l'Évangile des Ébionites que dans Matthieu *, qu’il est en quelque sorte renversé, les versets 14 et 15 de Matthieu, modifiés toutefois en un point important, ne venant, dans l’Évangile des Ébionites, qu’après ce qui est raconté dans les versets 1 6 et 17. Sous cette forme nouvelle, l’histoire du baptême de Jésus offre bien plus de naturel et de vraisemblance, à la condition cependant d’admettre que Jésus et Jean ne se connaissaient pas auparavant. C’est évidemment ce que suppose l’Évangile des Ébionites, et, à vrai dire, cette supposition est bien autrement satisfaisante que celle de leur parenté i 2 et ne soulève pas, dans tous les cas, les nombreuses et presque inextricables difficultés qui sont la conséquence de celle-ci 3.

Il est un autre point bien plus important encore, sur lequel l’Évangile des Ébionites s’écarte du premier de nos Évangiles canoniques, et aussi, selon

1. Ni dans les passages parallèles de Marc, i, 9-14, et de Luc. ni, 24-23.

2. Luc. seul parle de la parenté de Jésus et de Jean. Luc, i, 5-25 et 39-66.

3. Hilgenfeld, Zeitschrift fur wissenschaftl. Théologie, 4863, p. 380-381.

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ÉVANGILES APOCRYPHES Jl'DAISANTS toutes les vraisemblances, de l’Évangile selon les Hébreux. Cette différence, dont l’étude me paraît devoir conduire à une plus juste appréciation de l’origine et de la nature de cette secte, porte sur une déclaration de Jésus-Christ dans le discours sur la montagne. Je mets encore ici en regard le passage de l’Évangile des Ébionites et le passage correspondant de notre Évangile de Matthieu, avec lequel s’accordait bien certainement sur ce point l’Évangile des Nazaréens.

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