TOTAL
En 4838-4840
On Voit que le nombre des certificats pour les commerçants de la première guilde, après avoir constamment suivi un mouvement décroissant , est remonté , pendant la dernière période triennale, au niveau de celle de 18384840 et l'a même un peu dépassé. Les certificats de la deuxième et de la troisième guilde ont constamment augmenté. La dernière période, comparée à la première, présente un ac* croissement de 520 patentés ou de plus de 27 pour 100 pour les commerçants de la deuxième, et de 8,811 patentés ou de 26 pour 100 pour la troisième guilde.
Le nombre total des certificats , pour les trois guildes j a augmenté de 9,338 ou de plus d'un quart dans l'espace de ces quinze années,
Le nombre de certificats des paysans , pour la première
classe, très-insignifiant, d'ailleurs, en lui-même, après avoir augmenté pendant la deuxième période, est re^ tombé au niveau de la période de 1838-1840. Ceux de la deuxième classe, dont le nombre avait plus que doublé pendant la troisième période, ont suivi, depuis, un mouvement décroissant et ne présentent plus qu'une augmentation de 5 sur 20 de la première période. Par contre , les certificats de la troisième classe ont augmenté de près de 30 pour 100 et ceux de la quatrième classe de près de 40 pour 100.
Le nombre total de ces certificats présente une augmentation de 1,807 ou de plus d'un tiers.
Les totaux des certificats de toutes les catégories, pris ensemble, présentent une augmentation de 11,145 ou de 27 pour 100.
En calculant les capitaux engagés dans le commerce , d'après les évaluations que nous avons adoptées pour les commerçants de chaque classe, on obtient, pour la première et la dernière période, le résultat suivant :
roubles argent
En 1850-1852 465,143,000
En 1838-1840 .- 384,870,000
En 1850-1852, excédant 80,273,000
ou environ 21 pour 100
Tels sont les résultats numériques des données qu'il nous a été possible de consulter sur le mouvement de notre commerce intérieur et sur notre population commerçante en général. Nous avons cru devoir les consigner dans ce travail, comme n'étant pas tout à fait dénués d'intérêt, au point de vue de la statistique financière.
Indépendamment de l'état incomplet et défectueux de nos voies de communication, de la pénurie des capitaux et de l'insuffisance du crédit entre particuliers qui gênent le développement de noire commerce tant intérieur qu'ex-
p teneur, il y a encore d'autres causes inhérenti [^ classes commerçantes qui en retardent les pro Iti, principale est le manque de culture et d'instructior iki grand nombre de nos marchands, qui, bien sou itf' possèdent pas les connaissances nécessaires pour ilf' treprises et des combinaisons d'une grande imp \.' dont les bénéfices ne peuvent se réaliser que dans .y nirplus ou moins éloigné. La plupart de nos né i ne recherchent que les gros bénéfices prompts à
et compromettent souvent leur crédit, pour le ] t moment, en ébranlant la confiance de leurs pratiq
Nos commerçants ne sont pas , en général , ass< très d'un esprit vraiment mercantile, dans la grand tion du mot, qui fait comprendre à tout homme éclai bonne foi dans les transactions et une réputation 1 hlie sont ordinairement le plus sûr moyen de faire et que, gagner peu, niais souvent, et sur de grand tités, rapporte plus que des gros profits du mom Usés au détriment de la solidité du commerce.
. La seconde partie de ce chapitre traitera du ce extérieur de la Russie ; mais, comme nous avons l'i d'y ajouter quelques données statistiques sur nos communication et sur d'autres questions qui se n au développement graduel de nos forces produci complément de notre travail fera le sujet du quat dernier volume qui paraîtra sous peu.
FIN DU TOHS TROISIKHB.