PL. 1 ET 2. PANORAMA DES GLACIERS DU MONT-ROSE
Ces deux planches réunies représentent une partie de la grande chaîne du Mont-Rose avec les glaciers qui en descendent, tels qu'on les voit depuis le sommet du Riffel au-dessus de Zermatt, dans la vallée de Saint-Nicolas. Quoique j'aie déjà appelé l'attention sur les cimes et les glaciers de ce panorama, je crois cependant devoir en analyser ici tous les détails , en me rapportant , pour les généralités , à ce qui a été
EXPICAÏION DES PLANCHES.
dit plus haut , page 26 et suivantes. Le premier massif, sur la gauche de pl. 1, est le Gornerhorn , dont M. Zumstein fit plusieurs fois l'ascension ; son sommet présente plusieurs cimes ; celle que j'ai marquée d'un b dans la planche au trait , et que M. Welden appelle la cime de Zumstein, a 14,060 pieds d'élévation. La cime a, qui ne put être escaladée, est la plus élevée de toute la chaîne ; elle est, suivant M. Zumstein, à environ 270 pieds plus haut que la précédente. La cime c me paraît correspondre à la cime de Vincent , de Welden . A gauche du massif du Gornerhorn, est un grand plateau de glace, la Porte-Blanche, qui vient se décharger dans la vallée de Zerraatt , sous la forme de deux glaciers séparés par une moraine, et que j'appelle , l'un , le glacier de la Porte-Blanche , l'autre , le petit glacier du Gornerhorn, Le grand glacier du Gornerhorn descend du sommet même de ce massif; en affluant dans la vallée , il est refoulé obliquement par les grands glaciers qui viennent de plus loin, et donne ainsi lieu à la première moraine oblique.
Le second massif de pl. 1 est le Mont-Rose proprement dit, que M. Welden appelle le dôme du Signal (Signalkuppe) ; il est séparé du Gornerhorn par deux glaciers que j'appelle , l'un, le petit glacier y et l'autre le grand glacier du Mont-Rose , qui sont séparés par une moraine, la petite moraine du Mont-Rose. Entre elle et la moraine du Gornerhorn, on remarque une seconde moraine oblique. La cime que l'on aperçoit dans le lointain , entre le Mont-Rose et le Gornerhorn , et qui est marquée d'un * sur la planche au trait , me paraît être la cime de Parrot , de Welden.
Le troisième massif à l'angle droit de pl. 1 est le Lyskamm ; de ses flancs descend un immense glacier que j'appelle le glacier du Lyskamm, et qu'il' ne faut pas confondre avec le glacier de Lys , qui débouche
EXPLICATION DES PLANCHES. 333
du côté de l'Italie. Le grand massif que l'on voit sur la gauche de pl. 2 est le Breithorn ; son sommet présente une grande arête qui s'incline insensiblement à l'ouest. Un vaste glacier, d'une blancheur extrême, enclavé entre deux arêtes saillantes , descend de son sommet ; c'est le grand glacier du Breithorn. Deux autres glaciers, les premier et second petits glaciers du Breithorn, descendent sur son flanc occidental. A droite du Breithorn est un pic moins élevé et dégagé de neige pendant une grande partie de l'été ; c'est le Petit-Cervin. De Saussure, qui en fit l'ascension, l'appelle la Corne-Brune , pour la distinguer du Breithorn , qui est toujours couvert de neige ; il en mesura la hauteur qu'il trouva être de 2,002 toises. Un petit glacier que j'appelle le glacier du Petit-Cervin , se rattache à cette cime, mais il conflue bientôt avec le glacier de la Furkeflue , dont il n'est séparé que par une moraine médiane. La dernière éminence que l'on remarque sur la droite de pl. 2 est la Furkeflue , derrière laquelle s'étend le glacier de Saint-Théodule, qui sert de communication entre le Valais et l'Italie. Ce glacier communique avec le glacier de la Furkeflue , par une échancrure de V arête d'Auf-Platten. Enfin le grand mur noir qui forme l'angle au bas de la pl. 2 est l'un des flancs du JRiffelhorn , au pied duquel est pris le panorama de ces deux planches.
PL. 3. GLACIER DE ZERMATT, PARTIE SUPÉRIEURE PRISE AU-DESSUS DU RIFFELHORN.
Cette planche représente le glacier de Zermatt, à l'endroit où , après avoir reçu les affluens du Breithorn, du Petit-Cervin et de la Furkeflue, il se resserre entre les parois des massifs du Riffel et d'Auf-Platten. Comme la pente est ici assez roide, les crevasses sont
EXPLICATION DES PLANCHES
plus béantes que plus haut, les moraines commencent en même temps à se confondre, ainsi que cela est indiqué sur la planche au trait.