‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 121 sur 198 · Acten der Academie der Naturforsclier. Vol. 13, p. il · texte numérisé non relu

Acten der Academie der Naturforsclier. Vol. 13, p. il

4. Recherches sur les organes locomoteurs des Algues, par M. Gustave Thuret. Annales des Sciences naturelles. 2" série, tome 19. 1843.

5. Vaucher. Histoire des conferves d’eau douce. Genève, 1803. p. 79, pl. 8.

de l’algologie moderne) la production de filaments allongés à plusieurs cellules qui sortent des utricules anciens. C’était là, sans aucun doute, le développement de spores restées par hasard dans la cellule-mère.

Peu de temps après M. Unger, Meyen 1 observa aussi la formation de zoogonidies dans la Vaucheria clavata , et la décrivit à peu près comme le premier.

M. Agardh fils 2 vint corroborer ces observations, qui étaient jusqu’alors restées isolées, et que bien des savants n’osaient honorer que d’un coup d’œil de doute. Il raconta en particulier comment les granules verts qui tapissent à l’intérieur la paroi des cellules dans la Confcrva aerea se détachent de celle-ci pour s’agglomérer en une masse elliptique ou ronde, et se séparer de nouveau en montrant un mouvement très-actif. En même temps, il vit la membrane de la cellule faire saillie en un certain point, former là une espèce de tumeur, qui fi nit par s’ouvrir et par livrer passage aux granules. Ceuxci, auxquels il donne le nom de sporules, ont une forme allongée. L’une des extrémités (le rostre) est incolore et amincie ; l’autre, l’extrémité postérieure, est colorée d’un vert sombre. Le rostre est toujours dirigé en avant, de sorte que M. Agardh supposait que le mouvement provient de cils vibratiles placés à l’avant des sporules, bien qu’il n’eût jamais réussi à les apercevoir. Il voyait seulement les granules comme entourés d’un bord hyalin, apparence présentée aussi par les infusoires lorsqu’on emploie un grossissement trop faible pour reconnaître leurs cils. Ces sporules continuaient à se mouvoir avec une grande rapidité dans l’eau, pendant l’espace d’une ou deux heures, cherchant autant que possible à gagner les places à l’ombre, phénomène que Treviranus 3 avait déjà constaté chez les spores de la Confcrva compacta. Parfois elles semblaient s’arrêter dans leur progression et se reposer, mais n’en faisaient pas moins vibrer leur rostre en cercles rapides. Elles ne tardèrent pas à se fixer au fond du vase qui les contenait et à germer.

M. Agardh fit des observations analogues sur des conferves marines ( Ectocarpus tomentosns et E. siliculosus), ainsi que sur deux ulvariées (Ulva clathrata et Bryopsis ar luscula). En 1837, les zoogonidies de la Draparnaldia ternis lui donnaient l’occasion de faire des observations toutes semblables.

1. Nova acta Acad. Caes. Leop. naturæ curiosorum, v. 19, Pars i.

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