‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 157 sur 198 · Loc. cit , p · texte numérisé non relu

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base fort peu solide. Nous laisserons de côté les dernières données relatives à la grosseur, données qui, comme on le comprend fort bien, ne prouvent rien, et pourraient même donner lieu à des objections sérieuses, puisque dans leur partie large les fourreaux d’Acineta sont relativement et constamment plus larges que ceux des Cothurnies. D’ailleurs M. Stein raconte lui-même ailleurs1 avoir trouvé des Acineta mystacina infiniment plus grosses que les premières ; mais nous considérerons te point capital, l’apparition d’une foute d’Acinètes dans un liquide censé n’en pas contenir précédemment, apparition coïncidant avec une diminution du nombre des Cothurnies qui peuplaient Originairement te liquide. Or, est-il permis de conclure de là à une affinité quelconque entre tes deux formes? M. Stein, comme tout ceux qui s’occupent d’infusoires, a fait très-certainement l’expérience journalière qu’au bout de peu de jours un liquide donné se trouve peuplé d’infusoires tout différents de ceux qu’il contenait d’abord. Les causes de ces modifications dans la population infusorienne des eaux renfermées dans de petits réservoirs, modifications dans lesquelles on peut être tenté au premier abord, mais seulement au premier abord, de voir une espèce de périodicité, ces causes, disons-nous, sont toutes physiques ou chimiques ; elles dépendent de la température, très-souvent du degré de concentration de l’eau, modifié constamment par l’évaporation, de la présence ou de l’absence de matières en décomposition, etc., etc. L’oubli de ce fait ne s’explique que par l'attachement exagéré de M. Stein à son idée favorite, la découverte de métamorphoses chez tes infusoires. Si l’on se laissait aller à ce mode de raisonnement, on- en viendrait bientôt à ne voir chez tes infusoires que des passages perpétuels d’une forme à l’autre, sans loi, sans règle aucune que 1e bon plaisir de l’observateur. Comme il finit presque toujours par s’établir au bput d’un certain temps dans un vase de petite dimension un certain degré de putréfaction, circonstance qui paraît tout particulièrement favorable au développement de YEuplotes Chaton et du Par amecium Aurélia, il est fort habituel de trouver qu’au bout d’un laps de temps, plus ou moins long, la plus grande partie de la population d’un petit réservoir consiste en Euplotes, en Paramecium et autres animaux vivant dans de semblables circonstances. Un esprit un peu trop porté aux spéculations aventureuses pourrait par suite chercher dans ces formes-là tes prototypes des

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