‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 178 sur 198 · Die Infusionstbierchen, etc. , p · texte numérisé non relu

Die Infusionstbierchen, etc. , p

3. Ueber Cystenbildung bei den Infusorien. Zeitschrift fur wiss. Zoologie. VR>-> Bd. 1835, p. 301.

sous le microscope, celle-ci se trouve renfermer des Colpoda en voie de se diviser à l’état de liberté. Après un laps de temps fort court, la position devient gênante pour ces animalcules par suite de l’évaporation, si bien que pour échapper à une mort imminente, ils se mettent à sécréter un kyste, suivant leur habitude bien connue. C’est là une chose difficile à décider, puisqu’il n’est guère possible d’observer les Colpoda sous le microscope, sans les transporter dans ces conditions anormales. Toutefois, il' est fort possible, ce nous semble, que la reproduction par enkystement, telle que la représente M. Stein, ne soit qu’une division fissipare ordinaire, dans des circonstances, où, suivant les observations de Guanzali , l’infusoire doit s’enkyster.

La reproduction des infusoires ciliés dans des kystes, qu’elle soit ou non accidentelle, est d’une haute importance, en ce qu’elle nous montre combien il faut se tenir sur ses gardes avant de conclure du mode de reproduction d’un organisme flagellé, que cet organisme doit être classé parmi les algues et point parmi les infusoires. Les plus grandes raisons que M. Colin 1 2 fasse valoir pour ranger les Gonium, les Polytoma, les Chlamydomonas, etc., parmi les plantes, malgré la présence de vésicules contractiles chez ces organismes, c’est qu’ils se multiplient par une division spontanée, binaire et répétée, comme les Palmellacées et d’autres algues. M. Colin est, du reste, peu conséquent dans sa manière de voir, car, ailleurs :, il considère comme des animaux les Euglènes, chez lesquelles il vient de décrire un mode de reproduction tout semblable, fl est impossible d’établir une distinction essentielle entre le mode de division du Colpoda Ciicullus, dans son kyste, et celui des Chlamydomonas, des Pratococcus, etc. C’est, dans les deux cas, un enkystement suivi d’une division spontanée, suivant la série 2, 4, 8, 16, etc. Seulement, dans l’un des cas, il sort du kyste des individus flagellés, dans l’autre, des individus ciliés. Cette reproduction, par division spontanée dans le kyste, offre même chez 1 a Colpoda Cucullus, une apparence encore plus végétale, puisqu’on veut la nommer ainsi, que celle du Chlorof/onium euchlonm, par exemple, ou que celle de la Polytoma Uvella, où l’organisme parent, dont l’enveloppe tient lieu de kyste, présente des phénomènes de vitalité parfaitement indépendants de ceux des nou-

1. EiUwicklungsgeschichte der mikroskopischen Algen und Pilze. 1855.

2. Ueber Prolococcus pluvialis Kütz . Nova Acta Academ. Cæs. Leop. nat. Curiosorum !849.

veaux individus, jusqu’au moment où la division est terminée. La division du Colpoda Cuccullus a donc encore plus d’analogie que celle de ces organismes avec celle d’une Chlamvdomonas, et cependant M. Colin a déclaré que la Pohjtoma Uvella est une plante, uniquement par suite de l’analogie de son développement avec celui d’une Chlamydomonas. Il ne viendra cependant à l’idée de personne de réclamer les Kolpoda au nom du règne végétal !

De Flotow *, qui considère le Protococcus pluvialis comme une plante, veut voir la différence entre les plantes inférieures et les animaux, dans le fait qu’on peut dessécher les premières sans leur nuire, ce qui, dit-il, n’est pas possible lorsqu’on a à faire à des animaux. M. Braun, dans son ouvrage sur l’Anabiose 2, a déjà montré que de Flotow avait été trop loin, en ce sens qu^ le Protococcus ne peut supporter la dessication qu'à l’état de repos, c’est à dire à l’état qui correspond à l’enkystement des infusoires, et nous avons vu, comme Guanzati l’avait déjà constaté, que ces derniers restent à sec sans inconvénient dans cet état. Certains animaux (des Rotateurs et des Tardigrades) poussent donc plus loin encore que les Protococcus la faculté de revivre après la dessication, puisqu’ils n’ont pas même besoin de s’enkyster pour cela.

Jusqu’ici l’on ne connaissait que ces deux causes d’enkystement chez les infusoires, savoir, d’une part, l’influence de l’évaporation de l’eau et autres circonstances analogues, et, d’autre part, la préparation à la reproduction, cette dernière cause n’étant même pas parfaitement certaine. Nous pouvons encore en assigner une troisième, à savoir la protection contre les injures extérieures pendant la digestion. C’est là le cas de l’enkystement de V Amphileptus Meleagris sur les colonies d’Epistylis, auquel nous avons consacré suffisamment de temps plus haut. Ici, il ne peut être question d’une combinaison de l’acte de la digestion avec l’évaporation de l’eau sous le microscope, puisque l’enkystement a lieu chaque fois que le Trachélien avale une Vorticelline, dans la Sprée aussi bien que sous le microscope.

Le simple enkystement (sans division spontanée) a été observé chez un grand nombre d’infusoires ciliés; ainsi par exemple, par M. Cohn, chez les Lacrijmaria Olor, le Tra-

!. Acta Acad. Cæs. Leop. Naturæ curiosorum. XX, 1844.

• - • Ueher die Erscheinungen der Verjüngung in der Natur.

chclius Omm , le Prorodon teres, VHolophrya Omm1 et Y Amp hileptus Fasciola 2; par M. Stein, chez VEpislylis plicatilis 3 et diverses autres Vorticellines, par M. Auerbach, chez le Chilodon uncinatus 4 et YOxytric/ta Pellionella b ; par M. Cienkowsky, chez la Stylonyc/da lanceolata (?), la Bursaria trnncatella, la Plagiotoma lateritia , la Podophrya fixa % la Leucophrys Spatlnda (?), VHolophrya hrunnea 7 , etc. Nous-mêmes, nous avons observé ce phénomène chez un grand nombre de ces espèces et en outre chez desSpirostomes, des Enchelys, des Euplotes, des Schizopus, etc. En somme, il n’y a guère de^ doute que ce ne soit là un phénomène général et que tout infusoire ne soit, dans de certaines circonstances données, susceptible de s’enfermer dans un kyste.

1. Beitrage zur Entwicklnngsgeschichte der lnfusorien. — Zeitschr. 1. wiss. Zool. lVter Bd. 1855.

2. Ueber Encystirung von Amphileptus Fasciola. — Zeitschr. f. wiss. Zool. Vte>' Bd. 1854, p. 434.

ô Loc. cit , p 95-94.

4. Dans Colin’s BeitrQge /.ur Entwicklüngsgeschichte der lnlusorien. — Zeitschr. f. wiss. Zool. 1853.

5. Ueber Encystirung von Oxytricha Pellionella. Zeitschr. f. wiss. Zool. Vtei' Bd. 1854, p. 430.

6. C'est ce kyste de la Podophrya fixa qu’on rencontre assez fréquemment dans les eaux, et que M. Stein, ainsi que nous l’avons déjà dit, avait cru être un kyste anormal de la Vorlicella microstoma. Une telle méprise n’était guère propre à lui faire ouvrir les yeux sur les relations réelles des Vorticellines et des Acinétiniens, ou plutôt sur la non-existence de ces relations.

7. Cienkowsky : Ueber Cystenbiidung bei den lnfusorien. — Zeitschr. f. wiss. Zool. 1855.

DE LA

CONJUGAISON OU ZYGOSE

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