‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 198 sur 198 · ENTRE P0M1ERS ET CRUSEILLES · texte numérisé non relu

ENTRE P0M1ERS ET CRUSEILLES

seigneurs. Le mot de cives est déjà appliqué généralement aux citoyens de Genève, dans le plait de Seyssel en 1124; l’acte du 16 Février 1228 est le premier où le mot se trouve appliqué spécialement à un individu. Plus tard, on trouve des actes où des femmes se trouvent qualifiées d ecivis gebennensis.

M. IV. il. 105. — Burgi, sunt limitera arces ac propugnacula : indeque Germanicum

burg, a quo burggravii, hoc est, arcium præfecti. » Vossii Etymologicon, p. 96 (Amstelodami, MDCLXXXXV).

(13) « lies, jura, redditus, aut possessiones domorum Ordinis infra terminos possessionum, vel eliam extra, cum débita licentia, jam acquisitas, seu acquirendas vel quæ sunt de patrimonio ex antiqua fundatione domorum suarum, nullus alienet, nisi pro domorum ipsarum urgente necessitate, vel magna utilitate : et cum licentia speciali Capituli generalis, aut Reverendi Patris præcedente etiam debito tractatu : et interveniente consensu suorum Conventuum, et amborum Vis!— tatorum, vel saltem alterius, si ambo haberi non possunt. » Nova collectio statutorum ordinis cartusiensis, ea quæ in antiquis et novis statutis , ac Tertia compilationne dispersa et confusa liabebantur simul ordinate disposita complectens. Editio secunda. Correriœ. MDCLXXXÏ, p. 156.

(14) Dou pour du, ancienne expression locale; c’est exactement la prononciation allemande. Cette expression se retrouve assez souvent dans de vieux documents de nos contrées; voir, entre autres, M. II, 189, 369; III, 256, 390, 436, etc. On la retrouve aussi plusieurs fois dans la Confirmation des règlements établis par Amédée V relativement à la succession du comté de Savoie (5 Mars 1324). Recherches sur l’histoire et sur l’ancienne Constitution de la monarchie de Savoie, par M. Cibrario. (Traduction Boullée, Paris, 1833).

(15) Nichil, Michi pour nihil, mihi. On trouve les mêmes expressions dans d’autres actes contemporains ou même plus anciens que le nôtre. Voir, entre autres, M. IV. n, 53, 61. Voir aussi Y Enquête contre un évêque de Genève, publiée par Spon; et ailleurs. — N’y a-t-il pas là un reste de prononciation germanique?

(16) Village situé à l’extrémité du Salève et qui fait partie de la commune de Cruseilles. Son nom indique son origine.

(17) Voir la remarque faite, dans Y avant-propos, touchant le déboisement des forêts.

(18) Avenagium, redevance annuelle qui se payait, dans l’origine, en avoine. Elle était trèsfréquente dans nos contrées. De là, l’expression avenage. Je possède un petit carnet commençant à l’année 1645 et où se trouvent un certain nombre de quittances : « Reçu de M. C. les servis et Yavenage par lui dûs à la maison de Pomiers. » — *< Reçu de J. C. les censes et avenages par lui dûs... » — « Solvit Yavenage pour 1705» et autres reçus semblables. — « Quantüatem quandam auri et frumenti emphyteuticarii quotannis solvere debebant. » A. Vuy. De originibus et natura juris emphyteutici romanorum. Heidelbergæ, 1838, p. 129. — Il existe, non loin de YAbergement, une propriété dite: Les Avenièves ( Avenîres ) .

,19) Forestagium, impôt dû pour le droit d’usage dans les forêts du Seigneur. M. Cibrario.

(20) Plusieurs des clauses de cet acte et les renonciations répétées qui y ligurent, sont évidemment empruntées au droit romain.

(21) « Anciennement les femmes étaient arbitres, et jugeaient même dans leurs terres, au rapport de M. Pierre des Fontaines... — Mais, depuis que les seigneurs n’ont plus été admis à exercer leurs justices, les femmes ont cessé d’être juges ; et même elles ne peuvent plus aujourd’hui recevoir mises et arbitrages... — Quoique les femmes fussent anciennement juges et arbitres, elles pouvaient cependant être récusées pour témoins ... Mais, depuis l’ordonnance de Charles VI, de l’an 1394, leur témoignage a été reçu dans toutes les causes civiles et criminelles: ce qui se pratique, quoiqu’elles ne puissent plus être juges, ni arbitres... » Loisel, Institutes Coutumières , livre I, titre I, 35.

(22) La famille de Versonay était célèbre, à plus d’un titre, dans l’ancienne Genève. Outre le collège, François de Versonay (Francisais Versonay ), fonda, le 20 Décembre 1434, près de l’église des frères mineurs, l 'hôpital des pauvres honteux. M. III. 407. — Dans un acte du 3 Juin 1496 (M. III. 421), on l’appelle nob. Franciscum de Versonay. Dans ce dernier acte figure Antlioniusde Versonay — Le même François de Versonay (Francisais de Versonay) fonda à Genève, le 4 Janvier 1452, 1 "hôpital de la Madelaine. M. III. 424. — Le 25 Septembre 1466, son fils Ainion de Versonay (nobilis Aymo de Versonay) lit également à Genève une donation immobilière. M. III, 432. Voir sur la même famille, M. III, 459, 460, etc.

(23) Sernay (Cernex), village situé au pied du mont Sion, entre le mont Sion et les Usses.

(24) Chissinaz ( Chessenaz), village situé au nord des Usses, à peu de distance de Frangy.

(25) Est-ce peut-être Chavanne, village entre le mont Sion et les Usses? — Au nombre des chanoines de l’Eglise de Genève qui figurent dans les franchises d’Adémar Fabri (1387), se trouve Anselmus de Chavana.

(26) Coponay ou Copponay. « Cette famille a produit des chanoines comtes de Lyon, et jouait un grand rôle dans notre diocèse où elle a donné son nom à la terre de Coponay. Il paraît qu’ils se nommaient de Coponay à la campagne, et simplement Coponay à la ville. « J.- A. Galiffe. Notices généalogiques, II, 144. — Les de Copponay sont souvent mentionnés dans notre ancienne histoire ; nous voyons un Willelmum Coponay dans l'acte du 13 novembre 1289, portant monitions de l’Evêque Guillaume de Conüans, faites devant le clergé et le peuple de Genève : dans un acte du 5 mai 1290, il est question de trois frères « Willelmus, Johannes et Petrus fratres dicti Copunay, » M. I. n. 34, 122. — Voir aussi notamment M. II. 197, 291, 359, 360, 376, 386, etc., IX, 179, etc. — Les de Coponay étaient citoyens de Genève et ils comptèrent plus d’un syndic dans leur famille. — On sait l’histoire de noble Denis Mo'éne de Grimaldi, Seigneur de Copponay, Châtillon et de Tavole , fondateur, dans le XVII- Siècle, de F Académie chimique, ducale, royale de Savoie, à Chambéry, il eut pour successeur sa fille mademoiselle Marie-Joseph de Grimaldi de Copponay. Mémoires et documents publiés par la

Société savoisienne d’histoire et d’archéologie. III. 33-71 . Album de la Suisse romane, 1844. — Le 25

ENTRE POMJERS ET CRESEUJ.ES.

Juillet 1757 (acte Marchand, notaire à Chambéry), messire Claude Joseph fils de feu messire François Hyacinthe Favier de Grimaldi, Seigneur de Copponay, Chàtillon et autres lieux, natif et habitant de Chambéry, vendit à noble Pierre Nicolas fils de feu noble Charles Collomb de Battine, natif de la paroisse d’Epagny, près d’Annecy, résidant rière la paroisse de Copponay (Copponex), << ci-devant

major avec le rang de Lieutenant colonel du régiment aux gardes les terres, juridictions et

seigneurie dudit Copponex, et dépendances, avec tous droits honorifiques, nominations, patronages de bénéfices, bancs d’Eglise, établissement d'officiers de justice, fiefs, hommes, hommages, aber-

gemens, censes, fenis, laods et tous droits seigneuriaux qui lui peuvent corppéter et appartenir,

dérivons desdites jurisdiction et seigneurie rière tous lesdits lieux, et autres où s’étendent lesdits fiefs avec encore les dismes des blés et vins, fours, moulins, foulons, batoirs et édifices, cours d'eaux, bezières, rivages, ensemble les châteaux, maisons, bâtiments, biens-fonds et tous ruraux tant féodaux qu’allodiaux, et généralement tout ce qui lui appartient et peut appartenir rière les paroisses

de Copponex, Andilly, Cernex et Cercier >> — La famille Collomb de Battine ne resta que peu de

temps en possession de la Seigneurie de Copponex; l’aîné des fils du colonel Collomb de Battine seigneur de Copponex (il n’était guère lui-même connu que sous le nom de Copponex ) fut condamné â mort, par le Petil Conseil de Genève, en février 1 777. Le Conseil des Deux-Cents commua cette peine en celle de la détention à perpétuité. Copponex termina ses jours dans la prison de l’Evêché le 22 février 1791 ; sa cellule a gardé jusqu’à la démolition de l’Evêché, le nom de Copponette. On n’a jamais su quelle a été la fin du frère cadet de ce malheureux. Après la mort de Copponex, ce qui • restait de la seigneurie de ce nom fut vendu par ses sœurs. — Pour compléter partiellement ce qu’a dit, au sujet de Copponex , la commission nommée par la Société d’histoire et d’archéologie de Genève, au moment de la démolition de l’Evêché (M. I, 9), je publie ici l’acte de naissance dudit Copponex : « Du 7 Aon l 1746 est né environ quatre heures du soir et le lendemain a été baptisé noble François fils des nobles Pierre Nicolas Collomb de Battine et de Marie Claudine De Launay mariez. Les parrains ont été François Touvier et noble Marguerite Collomb. Ainsi est (signé) Brunet, vie. » (Extrait des registres de baptême de la paroisse de Copponex).

(27) Epagny, village près d’Annecy. 11 y a un autre Epagny entre le Mont Sion et les Usses. Un Hugo de Expagnie ou de Espagny était recteur de l’hôpital du pont du Bhône, à Genève, dans le XIV"le siècle. M. III, 378, 379.

(28) Arenlhon, village situé sur la rive gauche de l’Arve, dans le voisinage de La Roche. Arenthon et La lloche faisaient anciennement partie du Genevois. Jacobin de Arenlhon e figure au nombre des chanoines de Genève, dans le préambule des franchises d’Adémar Fabri (1387).

(29) N ares ou Navis, ancienne famille de Genève.

(30) Jean Flory, notaire stipulant, était de Gruseilles ; dans le même acte paraît Jaquemetus Flory, aussi de Cruseilles. Aimon Flory, aussi de Gruseilles, fut, en 1386, un des arbitres chargés rie prononcer sur les difficultés qui existaient entre la communauté de l’Eluiset et l’abbaye de Pomiers; les autres arbitres étaient Richard de Confignon, Richard de Viry, chevaliers, et Jean Colombet, prêtre. — Jean de Flory est témoin dans Pacte du 19 Septembre 1290, portant compromis entre Guillaume, évêque de Genève, et le comte de Savoie. Pierre Flory, citoyen de Genève, est mentionné dans 1 ''ordonnance pour la garde de la rite de Genève, du 26 février 1483. M. V. 313.

(31) «< La souscription était la fin de Pacte, une sorte d’annexe par laquelle le notaire déclarait avoir été présent à la convention. Le signum était une sorte de figure ou de dessin uniforme, que le notaire mettait à la fin, et quelquefois aussi au commencement de ses actes: chaque notaire avait un signet différent. » M. I. n. 22.

(32) Coudurerius, coudurier , couturier, tailleur. Le mot coudurier correspond mieux au mot coudre que couturier. La race germanique confond volontiers le t et le d; la manière dont certains mots ont été modifiés ou écrits dans le moyen-âge, indiquerait, à elle seule, la présence d’un élément germanique dans nos contrées.

(33) Filins quondam Andrenodi fornerii , fils de feu, fils de défunt.

(34) Notarii publici auctoritate imperiali. Le Genevois (tel qu’il existait dans XIVmc siècle) était donc sous la suzeraineté nominale de l’Empereur; car les notaires institués au nom du. suzerain, exerçaient leurs fonctions en son nom.

(35) « Le bailli avait le gouvernement général de sa province... — Les châtelains commandaient dans le district de leur châtellenie; ils surveillaient le recouvrement des revenus du prince qui s’opérait par les ^oins des mistrals, des garde-forêts, des fermiers , des percepteurs des droits de passage et de péage, des corearii et autres préposés. Ils affermaient les impôts, les gabelles, les pêches, les fours, les moulins ; ils administraient les possessions domaniales attachées à chaque châtellenie. Ils jugeaient seuls, ou avec l’assistance de notables de la commune, ou par le ministère d’un juge, les affaires tant civiles que criminelles qui requéraient une expédition sommaire; ils avaient même la faculté de transiger avec les prévenus pour le rachat des peines encourues par eux, excepté toutefois lorsqu’il s’agissait de crimes entraînant des peines capitales.

Les baillis et les châtelains demeuraient ordinairement en exercice un an, et plus ou moins, selon l’agrément du souverain. Ils résidaient dans la forteresse dont ils étaient commandans, et jouissaient d’appointemens plus ou moins considérables, selon le nombre des archers et des gardes dont ils étaient tenus de la garnir » M. Cibrario. Recherches sur rhistoire et sur l’ancienne Cons-

titution de la monarchie de Savoie. (Traduction Bouffée, Paris, 1833) p. 146-148.

(36) Adtendi, Adtendere. Signifie se conformer, observer.

Vol. VII.

P.Lackerbauer litli .

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