I . Loc cil, p
cules contractiles, mais on doit considérer cette esquisse comme totalement manquée. M. Carter prétend que, chez les infusoires entérodèles de M. Ehrenberg, la vésicule contractile est en général unique ou double ; que lorsque chez quelques-uns, comme chez le Chilodon Cucullulus , la vésicule est en nombre multiple, c’est une apparence accidentelle due à la dilatation fortuite des sinus, qui sont en connexion avec la vésicule. Ceci est une erreur manifeste. Beaucoup d’infusoires entérodèles de M. Ehrenberg ont un grand nombre de vésicules contractiles, parfois jusqu’à quarante ou cinquante et même au-delà, et ces vésicules nombreuses sont normales et non accidentelles. M. Carter prétend que le Chilodon Cucullulus a, dans l’état normal, une seule vésicule contractile, laquelle est « subterminale et latérale, mais qu’il n’est pas rare de rencontrer des individus ayant un grand nombre de vésicules contractiles, dispersées irrégulièrement dans toutes les parties du corps, sans qu’aucune d’elles occupe la position de la vésicule normale. » Il est possible que les Chilodon des Indes s’écartent sous ce point de vue de ceux d’Europe. Le fait est que les Chilodon Cucullulus des environs de Berlin ont trois vésicules, dont deux sont placées l’une à droite, l’autre à gauche de l’appareil dentaire, tandis que la troisième est située dans la moitié droite de l’animal, un peu en arrière du milieu de la longueur totale. Jamais nous n’avons vu d’individus n’ayant qu’une seule vésicule contractile. Par contre, on rencontre parfois quelques Chilodon qui en ont jusqu’à quatre ou cinq. Ce sont des anomalies, ou, peutêtre aussi, des individus sur le point de se diviser.
En terminant ce chapitre, nous avons encore à noter que, bien que la loi, déjà indiquée plus haut, suivant laquelle la contraction de la vésicule marche de l’intérieur à l’extérieur, soit à peu près générale, elle paraît cependant souffrir quelques exceptions. C’est ainsi que nous connaissons une Astasie, dont la vésicule contractile fait saillie à l’extérieur, et se contracte de l’extérieur à l’intérieur. Nous trouvons une exception toute analogue chez certains Bhizopodes, savoir les Actinophrys.