‹ Etudes sur les infusoires et les rhizopodesChapitre 48 sur 198 · Müller's Arcliiv · texte numérisé non relu

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ET LES RIIIZOPODES. 109

coïdale des cirrhes buccaux chez toutes les Vorticellines. Chez YOpercularia articulata, par exemple, il dessine, sur le bord du disque vibratile, trois cercles concentriques de cirrhes. Or, ces prétendus cercles sont dans le fait trois tours de spire, placés presque dans le même plan. Si l’on continue à poursuivre l’hélice à partir de ce point, on voit que son inclinaison change considérablement et qu’elle descend rapidement autour du pédoncule de l’organe vibratile. Cette partie de l’hélice est la manchette ou lèvre de M. Stein.

Les autres différences que M. Stein cherche à établir entre ses Epislylis et ses Operculaires sont moins importantes et manquent, du reste, en grande partie de fondement. Le péristome des Operculaires, dit M. Stein, n’est pas renflé en forme de bourrelet, comme celui des Epistylis. Malheureusement, l’épaisseur du péristome n’est pas un caractère bien constant, même chez une espèce donnée. D’ailleurs, nous objecterons à M. Stein que son Opercularia Lichtensteinii a un bourrelet presque aussi accusé que son Epistylis crassicollis i . Puis M. Stein trouve chez les Operculaires une cavité spacieuse située entre la bouche et l’œsophage, cavité à laquelle il donne le nom de pharynx (Rachen). Or, cette cavité existe chez toutes les Vorticellines, comme M. Lachmann l’a démontré. C’est celle dont nous avons parlé sous le nom de vestibule. Enfin, d’après M. Stein, le pédoncule de l’organe vibratile prend naissance chez les Operculaires à une autre place que chez le reste des Vorticellines, mais il n’en est rien, et la différence apparente qu’a cru trouver cet auteur tient uniquement à ce qu’il a méconnu l’existence du vestibule chez toutes les Vorticellines autres que les Operculaires.

En somme, les différences qui existent entre les Operculaires de M. Stein et les autres Epistylis sont de trop peu d’importance, à notre avis, pour servir de base à une distinction générique ; aussi nous croyons-nous en droit de réunir complètement les Operculaires avec les Epistylis.

On pourrait, à meilleur droit, fonder un genre particulier pour les Epistylis, qui ne

1. Ce caractère du peu d’épaisseur ou du manque de réflexion du péristome serait le seul sur lequel on pourrait se baser pour maintenir le genre Opercularia, et peut-être fera-t-on bien par la suite de conserver les Operculaires comme un sous-genre des Epistylis. Dans ce cas, il faudrait former également un sous-genre pour les Zoothamnium qui, comme le Z. Asellt, ont un péristome non réfléchi.

forment pas de familles et qu’on trouve toujours isolées. Il y aurait alors entre ce genre et les Epistylis précisément la même différence qu’entre les Vorticelles, d’une part, et les Zoothamnium et Carchesium, d’autre part. Ce genre ne contiendrait pour le moment que l’espèce décrite plus loin sous le nom d 'Epistylis brevipes ; mais, comme il n’est pas encore parfaitement démontré qu’elle ne forme jamais de famille, nous avons préféré lui assigner provisoirement une place dans le genre Epistylis.

Nous retrouvons, à propos des Epistylis, la détermination des espèces entourées des mêmes difficultés que chez les Vorticelles. Une simple diagnose ne peut guère suffire à bien caractériser chaque forme. Il est donc urgent de posséder de bons dessins, et, en outre, d’avoir égard à la provenance des familles qu’on observe. Telle espèce vit de préférence sur les jambes de certains insectes, telle autre sur les appendices de divers crustacés, une troisième sur des coquilles de mollusques ou sur des plantes, et ainsi de suite. En ayant égard à ces circonstances, on parvient à reconnaître sans grand ’peine à peu près toutes les formes décrites jusqu’ici. Il est vrai que nous n’oserions nous porter garants de la valeur spécifique de toutes ces formes-là. La suite démontrera, sans doute, s’il n’est pas possible qu’un changement du heu d’habitation puisse amener certains changements dans le port général, le type de ramification du pédoncule, etc., changements qui obligeront peut-être à réunir sous un nom commun certaines formes considérées jusqu’ici comme spécifiquement différentes.

ESPÈCES

Parmi les nombreuses formes décrites jusqu’ici dans le genre des Epistylis, les suivantes seulement peuvent prétendre à subsister comme espèces indépendantes :

1. Epistylis plicatilis. Ehr.Infus., p. 281. PI. XXVIII, Fig. 1. — Stein. Infus. p. 11. PI. I, Fig. 1.

2. Epistylis branchiophila , Perty. Zur Kennt., etc., p. 139. PI. II, Fig. 6. — Stein, p. 123. PI. I, fig. 10-11.

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