Perty, page
3. Einige Bemerkungen über den Verdaungsapparat der Infusorien. Müller’s Archiv, 1839, page 74.
être considérée comme formant dans la science une phase d’aberrations et d’erreurs. Cette école, qui assimile complètement les infusoires aux éléments celluleux des tissus végétaux et animaux, a trouvé ses représentants principaux dans MM. de Siebold1 et Kœlliker 2. Elle considère le corps de tout infusoire comme composé d’une membrane et d’un contenu, doués chacun de propriétés contractiles, et elle retrouve le nucléus de la cellule dans l’organe que M. Ehrenberg désignait sous le nom de Glande séminale. L’existence de cellules possédant une bouche, un anus, un oesophage, et, comme nous le verrons plus loin, d’autres organes, était propre à soulever bien des objections. Aussi, bien que défendue encore par M. Leuckart3 4, la théorie cellulaire, après avoir trôné pendant quelque temps presque en autocrate, a vu peu à peu s’élever autour d’elle de nombreux adversaires. Déjà le traducteur anglais du travail de M. de Siebold + sur les plantes et les animaux unicellulaires, prédisait que l’avenir démontrerait maintes erreurs dans ces pages. M. Perty se prononça également contre l’unicellularité des infusoires. Il pense5 que ces animaux ne doivent pas être comparés à une seule cellule, mais à une combinaison de cellules qui n’ont pas atteint leur développement complet. Le degré d’organisation des infusoires est, à ses yeux, si imparfait, qu’il ne veut voir chez ces animaux ni différenciation de parenchyme, ni différenciation d’organes. Toutefois, il reconnaît que certains infusoires rappellent vivement certains éléments animaux. C’est ainsi que les Stentors ont, pour lui, de l’analogie avec les cellules de l’épithélium vibratile de la trachée artère (!!).
Heureusement que l’école cellulaire a trouvé encore d’autres adversaires que M. Perty. Les recherches scrupuleuses dues à quelques savants, en tête desquels nous nous plaisons à nommer M. Lieberkühn, ont contribué durant ces dernières années, bien plus que le travail de M. Perty, à ruiner l’avenir de cette école; et un ouvrage récent, le Traité d’ Histologie de M. Leydig, s’est prononcé très-décidément contre elle.
1. Siebold. Ueber einzellige Pflanzen und Tliiere. Zeitschrift fur wiss. Zoologie, I, p. 270 et suiv.
2. Kœlliker. Das Sonnenthierclien, Actinophrys Sol. Zeitchr. f. wiss. Zool., 198. — Die Lehre von der thierischen Zelle dans Schleiden und Nægeli’s Zeitschr. f. wiss. Botanik. 1843.
5. Bergmann und Leuckart. Vergleichende Anatomie und Physiologie. Stuttgart 1852, p. 53.
4. Quarterly Journal of microscopical Science. Vol. I. 1855, p. 206.