V. la troisième partie de ce Mémoire
8° Podophrya Fermai equinum 1 .
Syn. Acinela Ferrum equinum. Ehr. Monatsber. d. Berlin. Afcad. 1840, p. 198.
Diagnose. Corps aplati, réniforme, avec une saillie au sommet. Pédoncule large et très-court faisant une saillie convexe dans le corps de l’animal. Vésicules contractiles nombreuses, disposées en rangée régulière le long du bord. Nucléus en fer à cheval. — Habite à Berlin sur VHydrophilus piceus.
Cette espèce sera figurée dans la troisième partie de ce Mémoire.
9° Podophrya elong ata. (V. PI. XXI, Fig. 11.)
Diagnose. Corps cinq à six fois auSsi long que large, portant des suçoirs à son sommet, de même qu’à sa base, et en outre deux faisceaux opposés l’un à l’autre à son équateur. Nucléus en forme de longue bande. Vésicules contractiles nombreuses. — Habite sur des têts de Paludina vivipara.
Les vésicules contractiles sont nombreuses, mais presque toujours dans le voisinage des suçoirs. Près du sommet est une vésicule contractile ordinairement beaucoup plus grosse que les autres. Le pédoncule est fort large et strié soit longitudinalement, soit transversalement. Sa longueur ne dépasse pas en moyenne le tiers de la longueur du corps. On rencontre cependant des individus dont le pédoncule est deux fois aussi long que le corps. — Sous le nom d’ Acinete des Flusskrebses, M. Stein (Inf., p. 234, PI. VI,
I. M. Ehrenberg nous a montré, comme étant son Acinela Ferrum equinum, la Podophrya que nous décrivons ici, et qui est certainement différente de la Podophrya cothurnala.
Fig. 27-32) décrit une Podophrya voisine de celle-ci, mais qui paraît cependant en être spécifiquement différente. Son nucléus n’a point la forme de longue bande qu’il affecte chez la P. elongata , et, en outre, les deux faisceaux de suçoirs manquent à l’équateur. On pourra lui donner le nom de Podophrya Astaci.
10° Podophrya Steinii.
Syn. Acinetcnzustand der Opcrcularia arliculata. Stein, Inf., p. 117, PI. II, Fig. 2, et PI. IV, Fig. I.
Diagnose. Corps pyriforme avec des suçoirs nombreux semés à sa surface, mais non réunis en faisceaux. Vésicules contractiles nombreuses. Nucléus ramifié. Pédoncule mince à sa base, mais très-large à son point d’union avec le corps.
Nous renvoyons, pour la descriptiondétailléedecette espèce, à l’ouvrage de M. Stein.
11° Podophrya Lichtensteinii .
Syn. Acinetenzusland der Opcrcularia Lichtensleinii. Stein, p. 226, PI. V, Fig. 52.
Diagnose. Pédoncule mince à sa base, mais très-large à son point d’union avec le corps, comme chez la P. Steinii, mais suçoirs disposés en deux faisceaux, et nucléus ovale. — Habite sur des coléoptères aquatiques.
Cette espèce nous est inconnue, mais a été clairement décrite par M. Stein. i2° Podophrya fixa. Ehr. Inf., p. 306. PL XXXI, Fig. X.
Syn. Actinophrys pedicellata. Duj., Inf., p. 266.
Aclinophrys Sol. Stein, Inf., p. 140-150.
Diagnose. Corps globuleux portant des suçoirs disséminés sur toute sa surface ou parfois réunis en deux faisceaux plus ou moins distincts. Pédoncule mince, pas très-long. Vésicules contractiles au nombre d’une ou de deux. Nucléus réniforme. On trouve souvent des individus détachés de leur pédoncule on n’en ayant peut-être jamais formé.
M. Stein a étudié avec soin les nombreuses variations auxquelles est soumise cette espèce. V. Stein, Inf., p. 141 et suiv. — V. aussi la 3e partie de ce Mémoire.
L 'Actinophrys difformis Perty (Zur Ivennt., p. 160, PI. VIII , fig. 8) et la Podophrya libéra Perty (Ibid., p. 160, PI. VIII, Fig. 9) ne sont que des individus privés de pédoncule de cette espèce.
L ’ Acineta cylindrica Perty (p. 160, PI. VIII, Fig. 11 ) est une Podophrya qui nous est inconnue.
ET LES RIIIZOPODES.
2* Genre. — SPHÆROPHRYA.
Les Sphærophrya sont des Podophryes libres et non pédicellées qui se laissent porter passivement par les eaux. La forme de la Podophrya fixa, que M. Stein appelle Actinophrys Sol, devrait donc, à proprement parler, rentrer dans ce genre. Toutefois, il est probable que cette forme n’est qu’accidentellement privée de son pédicule, dont elle a été détachée par accident. Le genre Sphærophrya est restreint aux espèces qui ne sont jamais portées par un pédicule.
ESPÈCE
Sphærophrya pusilla.
Cette espèce est jusqu’ici la seule que nous connaissions. Elle se présente sous la forme d’une très-petite sphère large de 0mm,015 et hérissée de suçoirs rares et trèscourts.
Nous avons observé cet Acinétinien par myriades à Genève, dans une eau qui renfermait beaucoup d’Oxytriques. Un grand nombre de ces dernières présentaient, en divers points de leur surface, mais le plus fréquemment un peu à gauche de l’ouverture buccale, une petite saillie sphérique, dans laquelle on voyait battre une vésicule contractile. Nous crûmes avoir affaire à un bourgeonnement particulier. Pendant près d’une demi-heure, nous poursuivîmes une Oxytrique munie d’une semblable saillie, lorsque tout à coup ce prétendu bourgeon se détacha et resta immobile dans l’eau. Les pulsations régulières de la vésicule montraient que la petite sphère continuait à vivre malgré son immobilité. Quelques instants plus tard, une Oxytrique venant à raser ce petit corps, celui-ci fut entraîné et se trouva former, à la surface de cette seconde Oxytrique, une saillie parfaitement semblable à la première. Ce fut alors qu’examinant de plus près les prétendus bourgeons, nous reconnûmes leurs petits suçoirs. Les Sphærophrya sont donc des Acinétiniens qui attendent impassiblement dans l’eau qu’un animal vienne à passer auprès d’eux. Ace moment, elles s’attachent à lui et se laissent
emporter au loin en suçant leur proie. — Notre dessin n’ayant plus pu être admis dans nos planches, nous le publierons dans la troisième partie de ce travail.
5e Genre. — TRICHOPHRYA.
Les Trichophrya se distinguent des Podophrya par la circonstance qu’elles sont complètement privées de pédoncule. La Podophrya fixa se rencontre, il est vrai, souvent sans pédoncule, mais il n’est pas prouvé que ce ne soit pas là le résultat d’un accident fortuit. D’ailleurs, les Trichophrya ne sont jamais libres, mais adhérentes à des corps étrangers.
ESPÈCES
1° Trichophrya Epistylidis.
Diagnose. Corps long et étroit, avec un grand nombre de faisceaux de suçoirs disséminés sur son pourtour. Vésicules contractiles nombreuses. Nucléus en forme de bande longue et arquée. Le corps repose dans toute sa longueur sur des pédoncules d 'Epistylis plicatilis.
Voyez la troisième partie de ce Mémoire.
Les Acinétiniens que M. Stein a décrits sous les noms d ' Acinetenzustand von Ophrydium versatile (St. Inf. , p. 247, PL IV, Fig. 5) et de yefmyerte Acinete (Inf. , p. 228, PL V, Fig. 19-22) nous sont inconnus, mais appartiennent évidemment à ce genre. On pourra leur donner les noms de Trichophrya Ophrydii (en mémoire de la fameuse théorie de la reproduction par phases acinétiformes !) et de Trichophrya diyitata.
4e Genre. — A C I N E T A.
Nous restreignons le genre Acineta aux espèces qui ont à la fois un pédoncule et une cuirasse. On pourra peut-être subdiviser avantageusement ce genre en deux, alors que le corps de l’animal est adhérent à la cuirasse, ou qu’il est librement suspendu dans une coque.
espèces.
i° Acineta mystacina. Ehr. Inf., p. 242, PI. XX, Fig. X.
Diagnose. Corps librement suspendu dans la coque. Celle-ci est urcéolée et son bord se divise en cinq ou six lobes anguleux qui, se rabattant sur l’ouverture, forment au-dessus d’elle une espèce de toit.
M. Stein a donné de bonnes figures de cette espèce. V. Stein, Inf., p. 1, Fig. 14- 20. Y. aussi la troisième partie de ce Mémoire.
2° Acineta patula.
Diagnose. Corps non adhérent à la coque. Celle-ci a la forme d’une coupe élégante, sur laquelle le corps repose comme un melon sur une assiette à fruit. Suçoirs répartis sur toute la surface libre. — Habite sur des floridées et autres algues marines.