‹ Études sur les infusoires et les rhizopodes;Chapitre 13 sur 210 · Zeitschrift f. wiss. Zoologie, HI Band, p · texte numérisé non relu

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sous l'influence de l'acide acétique concentré, jusqu’au quadruple et au quintuple de leur longueur primitive. M. Allman‘ trouva bientôt la clef de ce phénomène, et montra que les longs filaments, qui avaient trompé M. Cohn et M. Stein, n’avaient rien de commun avec les cils. En effet, il observa chez la Bursaria leucas que, lorsque l'animal est inquiété d’une manière quelconque, par exemple par la compression entre deux plaques de verre, il décoche de tous les points de sa surface les filaments en question. Ceux-ci sortent des bâtonnets fusiformes ou trichocystes. Chaque filament est enroulé originairement dans l'intérieur d’un trichocyste, et se déroule rapidement en spirale à un moment donné, pour rester, dans le voisinage de l’animal, immobile, roide, semblable à une aiguille erystalline. — C’est ainsi que s'explique l’observation de M. Cobhn, qui dit que le Paramecium Bursaria rejette en mourant une grande partie de ses cils, lesquels gisent alors tout autour de lui, roides comme des aiguilles crystallines *.

Cette découverte de M. Allman est juste de tous points, et l'on peut observer fréquemment ce phénomène chez tous les infusoires munis de trichocystes. C’est chez les Ophryoglènes qu’on peut s’en convaincre le plus facilement, attendu que les trichocystes atteignent chez ce genre des dimensions considérables. Mais il est tout aussi fréquent de voir les Parameciums, etc., décocher leurs longs filaments. Les filaments contenus dans des trichocystes doivent sans doute être assimilés à ceux des organes urticants des polypes et des méduses. Nous avons, dans tous les cas, constaté qu'ils exercent une action très-marquée sur les infusoires qui se trouvent atteints par eux. M. Lachmann a vu une fois un Cyclidinm glaucona qui se trouvait près d’un Loxophyllum armatum au moment où celui-ci déchargea ses trichocystes, et qui se trouva comme subitement paralysé à l'instant où il fut atteint.

M. Allman distingue dans le filament décoché deux parties, l’une ayant la forme d’un spicule rigide terminé en pointe aiguë à l’une des extrémités et brusquement coupé à l’autre; l’autre étant un appendice filiforme, fixé sur l’extrémité non pointue du spicule. Nous n’avons pas réussi à reconnaître avec une parfaite certitude

1. On the occurence among the infusoria of pecoliar Organs resembling thread-cells ; by George Allman. Quarterly

Journal of microscopical science, p. 177.

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