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infusoires à celles qui se forment parfois dans le plasma de certaines cellules végétales. Il y à, certes, loin de ces vacuoles-là aux vésicules contractiles et en communication avec
des vaisseaux qu'on voit chez les Ophryoglènes, les Paramécies, etc. pParyos
La théorie de la formation et de la disparition fortuite des vésicules contractiles n’a plus guère d’adhérents aujourd’hui. La constance de ces organes a dû être peu à peu reconnue par tous les observateurs. Cependant, il a subsisté quelque chose de cette théorie, à savoir l’idée que les vésicules contractiles sont dépourvues de membrane propre; en un mot, qu'elles ne sont pas des vésicules, mais des vacuoles ou espaces pulsatoires. L'école cellulaire s’est, en particulier, rangée tout entière à cette manière de voir. Il n’est aujourd'hui que bien peu d’observateurs qui semblent admettre encore l'existence de la membrane, à savoir MM. Schmidt, Lieberkühn, Joh. Mueller, Carter’. Nous trouvons le camp opposé mieux rempli : MM. de Siebold, Perty, Stein, Leuckart, Külliker, Huxley*, etc., s’y trouvent pêle-mêle. Si, en présence de ces autorités nombreuses, nous croyons néanmoins devoir nous ranger du côté de la minorité, c’est que nous avons de fortes raisons pour cela, raisons que nous exposerons plus loin.
Quelles sont les fonctions des vésicules contractiles ? C’est là une question à laquelle on à répondu de manières très-diverses. Laissant de côté les vésicules séminales de M. Ehrenberg, car nous ne pensons pas que personne veuille descendre aujourd’hui dans l'arène pour les défendre avec sérieux, nous trouvons trois opinions en présence. La première fait des vésicules contractiles le centre d’un système aquifère; la seconde veut y voir l'organe expulseur d’un appareil excréteur; la troisième, enfin, croit y reconnaitre le centre d’un système circulatoire sanguin. Cette dernière opinion, qui était celle de Wiegmann, n’est aujourd’hui que faiblement représentée. Elle n’a que deux défenseurs bien décidés, à savoir MM. de Siebold et Lieberkühn. Néanmoins, nous nous rangeons de nouveau ici à l’avis de la minorité, et nous ne le faisons pas sans avoir mûrement examiné la question.
1. M. Samuelson nomme bien toujours cet organe une vésieule, mais sans se prononcer sur l'existence ou la non existence d’une membrane. — Quarterly Journal of Micr. Se. V. 1856.
2. M. Huxley se sert tout an moins de l'expression contractile space dans Sa notice sur le genre Dysteria. (Quarterly Journal of Micr. Sc. Jannary 1817, p. 78.)
Spallanzani ‘, le premier qui ait revendiqué à la vésicule contractile le rôle d’organe respiratoire, ne s’est pas prononcé d’une manière bien claire sur le mécanisme de la contraction. M. Dujardin s'exprime déjà d’une manière plus positive : « Que l’on considère, dit-il, la multiplication des vacuoles dans les infusoires mourants, ou dans des animaux simplement comprimés entre deux lames de verre et privés des moyens de renouveler le liquide autour d’eux; que l’on se rappelle leurs rapides contractions et même leur complète disparition, qui ont frappé tous les observateurs; que l’on songe enfin à la manière dont elles se soudent et se confondent plusieurs ensemble, et l’on ne pourra s'empêcher de reconnaître des vésicules sans téguments ou des vacuoles creusées spontanément près de la surface pour recevoir, à travers les pores du tégument, le liquide servant à la respiration. » Aux yeux de M. Dujardin, la vésicule contractile se remplit donc d’un liquide aqueux contenant des gaz respirables, qui n°y parvient point par des ouvertures déterminées, mais qui y arrive de toutes parts, en pénétrant le parenchyme dans toutes les directions. C’est une circulation aqueuse diffuse.
La plupart des auteurs qui combattent lexistence d’une circulation sanguine chez les infusoires s’écartent cependant aujourd’hui de la manière de voir de M. Dujardin : ils admettent une communication directe de la vésicule contractile avec l'extérieur. Le premier observateur qui ait mentionné une communication de ce genre est M. Oscar Schmidt”. Il admet que, chez tous les infusoires, cet organe s'ouvre à l'extérieur, et, en particulier, il décrit, chez la Bursaria (Frontonia) leucas, une ouverture communiquant directement avec lextérieur, et, chez les Vorticellines, un canal allant de la vésicule s'ouvrir dans l’œsophage. M. Leuckart” s’est joint à cette manière de voir, mais par des raisons toutes théoriques. Nous n’avons jamais pu apercevoir le canal en question, et M. Stein n’a pas été plus heureux". Il est parfaitement vrai que, soit chez la Frontonia leucas, soit chez un grand nombre d’autres infusoires, on voit à la surface
externe une ou plusieurs petites taches claires placées précisément au-dessus de la
- Op. phys. tr. fr.t. 1, p. 248.
. Froriep's Notizen, 1849, p. 6. — Vergl, Anat. p. 220. . Leuckart, loc. cit., p. 115.
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Stein, loc. cit., p. 145.
vésicule contractile. Mais il n’est point démontré que ces taches soit des ouvertures. À notre avis, il ne peut même en être question‘. La signification de la tache n’est, il est vrai, pas très-évidente. Il est certain, toutefois, que c’est une place où le parenchyme est très-aminci, où la vésicule est peut-être même adhérente à la cuticule: ce qui n’est pas improbable, la vésicule étant logée dans l’épaisseur d’un parenchyme souvent fort mince. Certains infusoires, comme le Spirostomum ambiquum, montrent cette tache en nombre multiple. M. Carter* la décrit, chez le Paramecium Aurelia, comme éfant une papille de la surface du corps, deux fois aussi longue que celle qui surmonte les Trichocystes, papille à laquelle la vésicule contractile est attachée et par laquelle il suppose que celle-ci se déverse à l’extérieur. Mais nous ne croyons pas qu’un déversement ait réellement lieu; car, s’il en était ainsi, la contraction de la vésicule devrait être accompagnée d’un courant dans l’eau extérieure avoisinante. Ce courant devrait mettre en mouvement les particules situées près de la surface de l’animal, ete. Or, on ne peut rien voir de tout cela , tandis qu’au contraire on peut s’assurer de la manière la plus positive que le contenu de la vésicule est chassé dans l’intérieur du parenchyme. S'il n’est pas encore démontré par là d’une manière parfaitement décisive que la vésicule contractile ne dépend pas d’un système aquifère, il en ressort tout au moins qu'elle n’est pas reliée à un système excréteur, comme celui qu'admet M. Carter. Ce savant considère en effet les infusoires comme étant munis d’un système vasculaire excréteur, dans lequel la vésicule contractile est le réservoir principal et en même temps l'organe d'expulsion.
Chez les Vorticellines, la vésicule contractile est placée immédiatement à côté de ce que M. Carter nomme la cavité buccale (c’est la cavité que nous décrirons ailleurs sous le nom de vestibule), et M. Carter croit que la vésicule s’ouvre dans cette cavité. De son côté, M. Leydig” dit également qu'il croit avoir vu que la vésicule est en communication avec l'extérieur, et cela dans l’enfoncement qui sépare la bouche de l'anus.
1. M. Stein refuse du reste « priori toute fonction respiratoire à la vésicule contractile. Il croit que chez les Vorticellines le large vestibule, qui se remplit d'eau fraiche à chaque instant, est plus propre à permettre l’oxygénation des sucs parenchymateux, qu'une vésicule appendiculaire de si petites dimensions.
2. Note on the Freshwater Infusoria of the Island of Bombay. Annals and Mag. of Nat. Hist. Il Series, XVII, 1856,