ORDRE
INFUSOIRES CILIEÉS.
Distribution des Infusoires eiliés en familles. IH CET —
Dans nos considérations générales sur la classification des infusoires, nous avons montré combien les familles établies jusqu'ici parmi les infusoires ciliés sont, à quelques exceptions près, des groupes peu naturels. Nous rous dispenserons donc de revenir sur ce sujet, et nous nous contenterons de proposer notre classification nouvelle.
Nous avons déjà mentionné quelque part la circonstance que les infusoires cihiés peuvent se diviser en deux groupes distinets, sous le rapport de leur mode de déglutition. Les uns ont une bouche et un œsophage qui restent d'ordinaire parfaitement clos, mais qui, dans l’occasion, c’est-à-dire au moment de la préhension de la nourriture, sont susceptibles de se dilater au gré de l’animal d’une manière extrêmement considérable. Chez les autres, au contraire, l’animal n’a pas en son pouvoir de dilater sa bouche ni son œsophage, d’une manière appréciable, et les dilatations que ces organes peuvent éprouver sont toujours purement passives, jamais actives. En revanche, chez cette seconde catégorie, la bouche et l'œsophage restent continuellement béants. Un appareil de cils, souvent très-développé, soit sur la surface externe du
corps, soit dans l’intérieur de l’œæsophage, produit un vif tourbillon qui amène des
particules étrangères dans la bouche. Les aliments sont donc, dans ce cas, conduits dans la bouche par les cils, et ne sont pas saisis à laide des lèvres, comme dans le cas précédent. Les infusoires à œsophage dilatable sont, en général, très-voraces et avalent parfois des objets aussi gros et plus gros qu’eux-mêmes, tandis que les autres ne se nourrissent que de particules relativement plus fines.
Nous croyons que la distinction de ces deux catégories parmi les imfusoires ciliés est très-essentielle et donne lieu à deux groupes fort naturels. M. Lieberkühn nous a objecté, il est vrai, avoir vu un infusoire à œæsophage dilatable, une Holophrya, entr'ouvrir la bouche et y faire pénétrer des particules étrangères à l’aide d’un tourbillon produit par les cils de la surface. Mais ce n’est là qu’une exception apparente. L’'Holophrya conserve toujours la faculté de saisir les objets étrangers avec les lèvres, et c'est même là son mode habituel de prendre sa nourriture, faculté que ne possède jamais une Vorticelline, n1 un Colpodien. D'ailleurs, 11 subsiste toujours un critère anatomique qui permet de distinguer les infusoires à œsophage dilatable des autres, à savoir l’absence de tout revêtement ciliaire de leur œsophage. Quiconque sera famrliarisé avec les infusoires en général reconnaitra la bonté d’un caractère qui nous permet de rapprocher les uns des autres les infusoires que nous réunissons dans nos familles des Dystériens, Trachéliens et Colépiens.
Nous ne justifierons pas ici lPétablissement et la délimitation de chacune des familles en particulier. C’est un point qui sera suffisamment traité dans la partie générale qui précède la division de chaque famille en genres. — Disons seulement que la position des Vorticellines en tête de toute la série des familles ne nous parait devoir être contestée par personne. Parmi tous les infusoires, les Vorticellines offrent la comphcation d'organisation la plus évidente. Les Oxytrichiens méritent également d'occuper un des échelons les plus élevés, vu la complication de leurs organes locomoteurs, la variété de leurs appendices. Pour ce qui concerne les autres familles, nous serions embarrassés de fixer une échelle de subordination bien justifiable. Nous n'avons donc déterminé l’ordre de ces familles que d’après celui des plus grandes affinités réciproques, sans vouloir prétendre que la dernière famille, celle des Haltériens, doive occuper le dernier rang, au point de vue de l’organisation, plutôt que celle des Tintin-
nodiens ou des Bursariens.
UALIVH 0!
“VNIAATIOD ‘6 "ENTTAMOVUL ‘8 NIUAHLSAG ‘L ‘VAUOd'102 9
"YNIUVSUNDA ‘€
"VAGONNEENEL ‘}
"ENIUENHOONR
"VAITTIHOILUOA ‘| “SOU D
OSSI)
“paid apse *:aSSPAINO 9p SEq PRIR/EP ESA"