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Dictionnaire des arts et manufacture».
Turin.. , .
Total. . . 21™, 383
De là on déduit une moyenne de lm,0G0.
Ce résultat est confirmé , par les recherches de M. yichow, citées par M. Kaemtz dans, son Traité de météorologie. Cet observateur a divisé cette contrée eu quatre régions pour lesquelles il a obtenu les mesures suivantes ;
Bande <Jes Alpes. ........ 1“,496
Bande Transpadane 0 ,927
Bande Cispadane . ....... 0 ,633
Bande des Apennins. ...... 0 ,915 '.
' Total. 3%97f ......
Cesnombresconduisentà une moyenne deOm,9B3, très-sensiblement égale à la précédente ; on s’en rapprocherait encore davantage, si, au lieu de prendre la moyenne simple, comme nous venons de le faire, on prenait la moyenne composée, en ayant égard aux surfaces respectives des bandes.
Espagne d Portugal. — Nous n’avons, pour Pensent ble de ces pays, qu'un seul renseignement, celui qui concerne la ville de Lisbonne. M. de Gasparin attribue à la tranche annuelle de pluie pour cette ville une hauteur de O"1, 608. A en juger parce document, les cotes océaniques de ces contrées seraient un peu moins humides que celles de France. Tout nous porte à croire qu'on obtiendrait uti résultat identique pour les cotes méditerranéennes, parce qué le fond du golfe de Gênes est, dans cette mer, un point où la pluie atteint un maximum très-prononcé, à droite et à gauohe duquel les intensités de la pluie vont en diminuant.
En France, la moyenne des stations de Montpellier, Béziers et Perpignan, les plus voisines de l'Espagne, a pour valeur (T, 502. Or, comme depuis lecap de Creux jusqu'au détroit de Gibraltar la Méditerranée se resserre de plus en plus, les vents du sud doivent fournir relativement moins d’eau; quant à ceux d'est et de sud-est, ils trouvent divers obstacles, comme l’extrémité de l'Italie, la Sicile, la pointe continentale formée par la régence de Tunis, la Sardaigne, qui doivent en atténuer les elTols et en opérer en grande partie la dispersion; enfin, en Espagne, les côtes de la Méditerranée sont mieux abritées en-
core contre les vents d’ouest que celles du bas Languedoc et du Roussillon. Ces diverses considérations nous portent à penser que le phénomène de la pluie doit avoir en général moins d'intensité en Espagne et en Portugal qu'en France, et que, parconséquent,
-, la moyenne y est probablement moins considérable que chez nous. Nous proposons de la fixer à 0m,t>50.
Turquie et Grèce — Les renseignements manquent complètement pour cette partie de l’Europe, et il “ , ’* .
faut y suppléer par des inductions. A la suite do nombreuses recherches, nous avons été conduit à admettre que sur l’ensemble de la Méditerranée la tranche d'eau pluviale annuelle a une valeur de O”, 807.
D'un autre côté, pour le sud de l’Autriche et de •
la Russie, cette valeur est de Om,5iO. Si donc on remarque que la situation géographique de la Turquie et de la Grèce les place entre ces dernières contrées et la Méditerranée, on sera conduit à admettre que ce . ; .. qu'il y a de plus naturel à faire dans cette circonstance est de prendre une moyenne entre ces deux . ; nombres. Nous adopterons donc pour ces deux pays une hauteur de (V’.GTS. ,
Ces bases ainsi posées, il sera facile, en combinant les diverses mcsure&que nous venons de déterminer avec les superficies des régions auxquelles elles s’appliquent, de connaître la moyenne générale de la hauteur d’eau de pluie dans toute 1 Europe. y. ■:
Nous empruntons, à cet effet, À l 'Abrégé de géographie de Ralbi les étendues superficielles des divers Etats de l'Europe calculées en milles carrés.
de 60 sa degré. Nous formons ainsi le tableau suivant: