‹ Etudes sur les microzoaires, ou infusoires proprement ditsChapitre 27 sur 70 · SOUS-FAMILLE ; MONADIENS PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

SOUS-FAMILLE ; MONADIENS PROPREMENT DITS

B. Téqument mince et ne se distinguant pas du reste du corps.

eHATTONA EE secs 8. Monas.

: Sommetrenversésurle côté. 9. PLEUROMONAS.

| mobile depuis \Sommet tronqué brusquela base ; ment ca. MORE 10, CYATHOMONAS.

| un seul corps

| filament { globuleux F Sommet prolongé antérieurement avec le flagellum EE NERO am op van 11. CHILOMONAS.

\|mobile au sommet et raide à la base... 12. Cycriniun.

un seul filament avec des cils vibratils.........., 13. 'TRICHOMONAS. dontun latéral. Pre e UR 44. AMPHIMONAS.

MONADINA } ayant dOnPMUNIPOSTÉTEUT AM Fremieeleide 15. CERCOMONAS. deux égaux terminant les angles contournés filaments

de l’extrémité inférieure.........,., AG. TREPOMONAS.

dissemblables ; un flagellum et un filament traînant rétracteur. ....,..., 17. HETEROMITA.

quatre filaments : deux flagellum et deux filaments

GLAIN ANS ETC ITACIEUTS enr eee ne 18. DiPLoMITA. |

‘six filaments : quatre en avant et deux en arrière: 19. HEXAMITA.

{AY GENRE : TRACHELOMONAS,

PI. XXIV, fig. 13-18.

Créé par Ehrenberg, ce genre renferme des Infusoires globuleux, uni-flagellés, qui se sécrètent un têt dur et cassant et par une petite ouverture duquel sort un long flagellum.

Les genres Microglena et Chætotyphla du même auteur ne diffèrent du premier que par des ornements du têt et doivent se fondre avec lui. Il en est de même du genre Chœtoglena qui ne diffère du

genre CAætotyphla que par la présence d’un point rouge, dit ocu-

laire et qui n’est pas un caractère sérieux ni constant. Trachelomonas volvocina, Ehrenberg, m.m. de Poggendorf:

1832. — Dujardin, Loc. cit, pl. I, fig. 11.

2 GENRE : CRYPTOMONAS.

Ehrenberg à institué ce genre pour des Infusoires globuleux, entourés d’un tégument épais et résistant et pourvus d’un long flagellum. Le genre Cryptoglena, ne différant des Cryptomonas que par la présence d’un point rouge oculaire, doit lui être réuni. Il faut aussi placer dans le même genre les Lagenelles de Dujardin, qui en différent par un prolongement de l'enveloppe en manière de goulot au point d'insertion du flagellum.

Cryplomonas globulus, Dujardin, loc. cit, pl. VIE, fig. 2.

3° GENRE : PHACUS.

Créé par Nitzsch pour un Infusoire de Müller (Cercaria pleuronectes) le genre Phacus renferme des Mierozoaires à corps aplati foliacé, généralement vert et muni d’une fache rouge oculaire et d'un filament flagelliforme. Son tégument est résistant et se prolonge en forme de queue. Très-voisin des Euglènes, les Phacus s’en distinguent par leur tégument rigide et leur forme aplatie.

Phacus longicauda, Dujardin, oc. cit, pl. V, fig. 6. — Euglena longicauda. Ehrenberg, 1831-1838. — Jaf., pl. VI, fig. 15.

4° GENRE : CRUMENULA.

Dujardin a formé le genre Crumenula pour des Infusoires à corps ovale, déprimé, à tégument résistant et obliquement strié. Un long filament sort obliquement d’une entalle du tégument. Ce genre très-voisin du précédent dont il ne diffère en réalité que

DÉLIMITATION ET CLASSIFICATION DES MICROZOAIRES. 205 par la forme du corps devra probablement se fondre avec lui quand il sera mieux éludié.

Crumenula texta, Dujardin, loc. eit., pl. V, fig. 8.

5° GENRE : DISELMIS.

PI. XXII, fig. 2, 25, 40.

Ce genre créé par Dujardin contient des animaleules à corps ovoide ou sphérique, revêtus d’un tégument non contractile et pourvus de deux flagellum.

Disebnis viridis, Dujardin, Loc. cit., p. 342, pl IL, fig. 20, 21.

6 GENRE : PLOEOTIA.

PI. XXII, fig. 52-53.

Dujardin a fondé ce genre pour un Infusoire à corps diaphane, ayant plusieurs côtes ou carènes, longitudinales ; le corps est aplati d'un côté et arrondi de l’autre. Deux filaments : un flagellum et un filament trainant.

L'Infusoire décrit par Dujardin est probablement le même que celui que Muller a figuré pl. XXVI, fig. 20-31, sous le nom de Trichoda prisma.

Plæotia vitrea, Dujardin, loc. cit., pl. V, fig. 3.

T GENRE : OXYRRHIS.

Créé par Dujardin, le genre Oryrrhis renferme des Microzoaires à corps ovoide, oblong et prolongé en pointe, à la base de laquelle se montrent plusieurs filaments flagelliformes.

Oxyrrhis marina, Dujardin, loc. cit, p. 347, pl V, fig. 4.

8 GENRE : MONAS.

PI. XXII, 3, 10, 12, 13, 17, 19, 21, 24, 28, 44, 45, 48, 49, 51. — PI. XXIV, fig. 16. — PI. XX VII, fig. 4, 7, 43, 14, 17, 18, 90, 21.

Corps polymorphes, arrondis, ovoïdes ou allongés, un seul filament flagelliforme qui imprime au corps un mouvement vacillant. Vésicule contractile généralement visible dans les grandes espèces.

Le genre Monas créé par Muller renferme un grand nombre d'espèces dont la taille souvent exiguë ne permet pas toujours un examen sérieux.

Monas Lens, Dujardin, loc. cit, pl. I, fig. 5, et pl. IV, fig. 7.

9 GENRE : PLEUROMONAS.

Nous avons créé ce genre pour une espèce pyriforme dont le sommet se réfléchit sur le côté ; un flagellum court sort du pli formé par le sommet. On aperçoit généralement deux vésicules contractiles.

Pleuromonas granulosa, pl. XXI, fig. 42, 435.

10° GENRE : CYATHOMONAS.

PI. XXIV, fig. 27, 28, 30, 31. — PI. XX VII, fig. 8, 27.

Le genre Cyathomonas, que nous avons créé pour plusieurs Microzoaires uni-flagellés, comprend des animalcules à corps eylindriques ou pyriformes, brusquement tronqués au sommet qui parait largement évasé et donne à ces Infusoires l'apparence d’un verre ou d’un calice. Le flagellum semble sortir de la partie supérieure évasée, et la vésicule contractile est très-visible dans la plupart des espèces. La multiplication se fait par division longitudinale.

Cyathomonas turbo, pl. XXIV, fig. 30.

11° GENRE : CHILOMONAS.

PI. XXII, fig. 35.

Le genre Chilomonas à élé créé par Ehrenberg pour des Infu-

DÉLIMITATION ET CLASSIFICATION DES MICROZOAIRES. 207 soires à corps ovoïdes, oblongs, obliquement échancrés en avant et portant le flagellum inséré au fond de l’échancrure.

Chilomonas granulosa, Dujardin, Voc. cit, p. 295, pl HE, fig. 15.

42° GENRE : CYCLIDIUM.

Müller a créé ce genre pour des Infusoires arrondis, très-voisins des Monas et qui n’en diffèrent que par leur flagellum agité seule-

ment au sommet et raide à la base.

Cyclidium abscissum, Dujardin, loc. cit., p. 286, pl. IV, fig. 11.

13° GENRE : TRICHOMONAS,.

PI. XXII, fig. 9, .

Dujardin a fondé ce genre pour des Infusoires, qui ont de l’analogie avec les Monades, mais qui en diffèrent par un groupe de cils situés à la base du flagellum. Nous rapportons avec doute à ce genre un microzoaire ovoide ronqué au sommet et qui porte une couronne de cils autour du flagellum.

Trichomonas vaginalis, Dujardin, loc. cit, p. 300, pl. IV, fig. 13.

14° GENRE : AMPHIMONAS.

Le genre Amphimonas, créé par Dujardin, renferme des Monadiens qui ont deux flagellum, un placé au sommet et l’autre latéralement, naissant sur un point aminci du corps.

Amplumonas dispar, Dujardin, Loc. cit., p. 293, pl. HT, fig. 9.

13° GENRE : CERCOMONAS.

PI. XXIV, fig. 95.

Le genre Cercomonas renferme des Monadiens de forme varia-

ble, qui ont un flagellum antérieur et un prolongement filamenteux en forme de queue.

Cercomonas longicauda, Dujardin, loc. cit, p. IV, fig. 15. Les Cercomonas crassicauda, pl. IV, fig. 18, et lacryma, pl. IV

fie. 17, du même auteur, ne peuvent pas être rapportés à ce genre D , , D ,

ils manquent d'appendice postérieur.

16 GENRE : TREPOMONAS.

PI. XX VIL, fig. 16.

Ce genre, tel qu'il est décrit par Dujardin, devrait renfermer un Infusoire globuleux, terminé par deux pointes contournées et munies chacune d’un flagellum. C’est ainsi que cet auteur a figuré son Trepomonas agilis, pl. UE, fig. 14. Mais quoique nous ayons suivi la caractéristique de Dujardin dans notre nomenclature, nous sommes obligé de convenir que nous ne l'avons pas trouvé semblable à la description qu'il en donne. Pour nous le 7repomonas agilis est globuleux au sommet et terminé en bas par deux pointes contournées; mais nous n'y avons pas vu de prolongement flagelliforme, tandis que le flagellum existe sur le sommet arrondi. Au reste Pritchard qui donne la figure de Dujardin, pl. XVII, fig. 16, représente, comme nous, le même Infusoire, pl. XVI, fig. 27 et conserve le méme nom pour les deux figures.

Trepomonas agilis, Dujardin, loc. cit, p. 294, pl HE, fig. 14. — Pritchard, pl. XVIIL, fig. 16 et 27.

17 GENRE : HETEROMITA.

PI. XXII, fig. 4, 6, 8, 16.

Dujardin qui altachait beaucoup de valeur à la présence ou à l’absence des téguments, a réparti dans différents genres les espèces qui ont tous les caractères des Hétéromites, c’est-à-dire qui ont un flagellum en avant et un filament trainant rétracteur, dirigé un arrière. Outre le genre Hétéromite, il a créé les genres //eteronema el

Anisonema en supposant que le premier genre était dépourvu de tégument, que le second avait un tégument contractile et le {roisième un tégument résistant. En réalité, ces différences n'existent pas; tous ont un tégument non contractile, et la différence dans l'épaisseur de ce tissu n’est pas un caractère suffisant pour établir des genres distincts. Heteromita ovata, Dujardin, loc. cit, p. 298, pl. IV, fig. 22.

18° GENRE : DIPLOMITA.

PI. XXII, fig. 37.

Nous avons créé ce genre pour un Monadien qui se rapproche des Hétéromites, mais qui en diffère par la présence de deux filaments

trainants rétracteurs, d’inégale longueur, et par deux flagellum anté-

rieurs. Le corps est ovoide, plus renflé à la base qu'au sommet. La bouche paraît apiciale el les flagellum peu écartés sont insérés à droite et à gauche de la bouche. Les filaments frainants rétracteurs sont renflés à leur extrémité et semblent se continuer là où ils s’insèrent sur le côté de l'Infusoire.

Diplomita insigris, pl. XXE fig. 37.

19° GENRE : HEXAMITA.

Dujardin à fondé ce genre pour des Infusoires à corps arrondi en avant, rétréei et échaneré en arrière. La partie antérieure porte deux où quatre flagellum et les demi-lobes postérieurs sont prolongés en filaments flexueux.

Hexamita nodulosa, Dujardin, loc. cit, p. 296, pl. HI, fig. 16.

XX° FAMILLE : VOLVOCIENS ( Vo/vocina).

Les Infusoires qui composent la famille des Vo/vociens ont une grande affinité avec ceux que renferme la famille précédente. Comme ceux-ci, ils affectent généralement une forme globuleuse ou oblongue ; leur bouche est rarement visible, et on constate la présence d’une vésicule contractile tant que l’animalcule reste dans des conditions de laille qui permettent de sonder ses organes internes. Le flagellum est encore ici le seul organe de natation, en même temps qu'il sert à fa nutrition en attirant à la bouche les particules en suspension dans le liquide ambiant. Mais les Monadiens sont libres et toujours isolés, tandis que les Volvociens sont toujours réunis et groupés en colonies plus ou moins nombreuses. Les unes sont constituées par des êtres qui, comme les Dinobryons, habitent des étuis de substance résistante et cornée dans lesquels ils peuvent se retirer. Les autres sont formées par des animalcules unis plus ou moins intimement entre eux et constituant des masses arrondies qui nagent librement, comme les Uvelles.

Souvent ces colonies sont placées à la périphérie d’une masse commune, comme on le remarque chez les Volvox, ou plongées en- Uèrement dans celle substance, ce qui a lieu pour les Pandorines, les Allodorines, ele.

Enfin on voit chez les Anthophyses ces mêmes colonies fixées aux extrémités de rameaux déliés et constituant un arbre qui est le résultat de la sécrétion de ces Infusoires.

Voici les caractères principaux qui distinguent les différents genres de la famille des Volvociens :

placés immédiatement les uns sur les autres. 1. DINOBRYON. Animaux supportés par des tiges distincles....... .. 2. STYLORRYON. renfermés dans ; :

| des étuis groupés en masse arrondie au sommet d’une | c .

membraneux HIPELUNIQUE rs eeoeeeseelecoie 3. PYGNOBRYON. | fixés par leur base sans tige............... 4. Eripyxis. fixés à l’extrépar leur mité de rapartie meaux.... 5. ANTHOPHYSA.

< point d’enveloppe{inférieure 74 ; c =, É commune; ani- el libres et na > maux unis MRECUTSS ee 6. UveELLA.

© \ SA ParIeUT COLE EE ere 7. TETRABŒNA, unis sans prolongements [ TO caudifor- en placés à MES . Vorvox.

la périphé- | réunis par des Point d’étuis HIS prolonge- membraneux, {Le enveloppe ments Caucommun iare diformes... 9. SYNURA.

rondieetsimple, junis par leur : | partie inféanimaux pers 10. P placés au] rieure..... . PANDORINA.

centrede |{isséminés la masse, dans la \ ET avan 11. ALLODORINA.

enveloppe dOUDIE RE ER Er vremerernee 12. DIPLODORINA. lenveloppe quadrangulaire................. 13. Gonru. | ppe q 5

1 GENRE : DINOBRYON.

PI. XXVI, fig. 1.

Le genre Dinobryon a été fondé par Ehrenberg pour des Monadiens renfermés dans des étuis membraneux, résistants, et constituant des colonies rameuses en forme d’arbrisseau. Les Dinobryons sont munis d’un long flagellum qui s’agite hors de l’étui et attire à la

bouche les particules nutrilives. La vésicule contractile est placée à la partie moyenne supérieure de l'Infusoire. La multiplication se fait par gemme et les nouveaux étuis se trouvent immédiatement placés sur les anciens,

Espèce type: Dinobryon sertularia, Yhrenberg, /nfus., 1838,

pl. VI, fig. 8.

92 GENRE : STYLOBRYON.

PI. XX VI, fig. 8°-8°, et pl. IX, fig. 12 et 14.

Nous avons créé ce genre pour un Infusoire assez répandu et qui diffère des Dinobryon en ce que chaque étui est porté sur un pédicule spécial, ce qui donne une grande légèreté à la colonie qui ne présente plus la forme masivre des Dinobryon.

La seule espèce connue est le S/ylobryon insignis, pl. XXVI fig. 8.

L'Infusoire à une forme ovoïde ; il porte à son sommet un long flagellum; sa base adhère au fond de étui par un support (fig. 8 **) contractile, qui comme celui des Vorticelles se ressert en spirale et fait rentrer tout le corps de lInfusoire dans l’étui membraneux. La vési-

cule contractile se voit à la partie moyenne et supérieure.

3 GENRE : PYCNOBRYON.

PI. XX VI, fig. 9, et pl. IX, fig. 10 et 11?

Nous avons fonde ce genre pour des Infusoires très-petits, semblables à ceux des genres précédents, mais qui s'en distinguent par le groupement des individus. Les Dinobryons et les Stylobryons forment des colonies arborescentes, rameuses, tandis que les Pyenobryons sont tous rassemblés au sommet d’une tige unique et ont sous ce point de vue quelque analogie avec les Anthophyses.

La seule espèce connue est le Pycnobryon sociahis, pl. XXVI, fig. 9,

4 GENRE : EPIPYXIS.

PI, IX, fig. 13.

C'est avec doute que nous inscrivons ici le genre Epipyæis qui a été établi par Ehrenberg. D'après cet auteur, le genre renfermerait des Dinobryons simples, non réunis sur des tiges rameuses et fixés par un prolongement de leur base sur les corps étrangers. Ehrenberg ne donne pas d’autres détails sur l’organisation de ces petits êtres auxquels il reconnait une vésicule contractile.

C’est probablement à ce genre que nous devons rapporter les espèces que nous avons figurées pl. IX, fig. 13, et peut-être pl. XI, fig. 4, mais nous avouons qu'il nous a été impossible de déterminer d'une manière sérieuse les caractères qui pourraient, avec certitude, leur constituer une place définitive dans la classification.

>° GENRE : ANTHOPHYSA.

PI. XX VI, fig. 5.

Créé par Bory, le genre Axthophysa renferme des colonies de Monadiens fixées à l'extrémité de longs rameaux de structure fibreuse et granulée qui sont le produit de la sécrétion des animaleules. Les colonies accidentellement délachées des rameaux nagent librement dans le liquide et offrent beaucoup d’analogie avec les Uvelles.

Espèce unique : Anfhophysa Mulleri, Bory. — Volvox vegetans, Müller, pl. IL, fig. 22-25.

6 GENRE : UVELLA.

PI, XX VI, fig. 7.

Le genre Uvella à été créé par Bory (Encyclop., 1824) pour des Monadides agrégées que Müller plaçait parmi les Volvox. Les Uvelles sont des Monadiens uniflagellés, réunis en masses globuleuses par la

base et nageant librement dans le liquide ambiant. Les animalcules ne sont pas, comme les Pandorines et les Volvox, réunis par une masse commune transparente.

Uvella virescens, Bory, Encycl., 1824. — Volvox uva, Müller, loc. cit., pl. UT, fig. 17-21.

1° GENRE : TETRABÆNA.

PI, XX VI, fig. 2.

Nous donnons le nom de 7Zetrabæna à une colonie formée de quatre Monadiens unis par les côtés. Ce nom de Tetrabæna avait été déjà proposé par Dujardin comme représentant un sous-genre parmi les Cryptomonas et nous lui dédions la seule espèce connue.

Tetrabwna Dujardini, pl. XXVL, fig. 2. — Cryptomonas socialis, Dujardin, loctcit., p. 333, pl. V, fig. 1.

8° GENRE : VOLVUX.

PI. XX V, fig. À et 2.

Le genre Volvox a été créé par Müller pour des Monadides réunis en colonies à la surface d’une masse commune transparente. Les animalcules sont munis d’un ou de deux flagellum et semblent communiquer entre eux par des canaux rayonnants. Ils possèdent une vésicule contractile. On voit parmi eux d’autres êtres incolores et de formes allongées, et souvent la surface de la colonie est couverte de petits êtres bactériformes et doués d’un mouvement gyratoire (pl. XXV, fig. 1, 1°, 1%). Il se développe à l'intérieur de la masse transparente d’autres colonies de formes variables et qui s'échappent au dehors par suite de la rupture de la masse commune.

Volvox globator, Müller, de. cit, pl. HE, fig. 25, et pl. IV, fig. 30.

9 GENRE : SYNURA.

Le genre Synura a été établi par Ehrenberg pour des Volvociens qui

possèdent un prolongement caudiforme au moyen duquel se trouvent

unis, au centre de la masse commune, tous les Infusoires qui consti-

luent la colonie. Le genre Uroglena du même auteur, qui ne diffère du

précédent qu'en ce que les individus qui composent la colonie ont une

tache oculaire rouge, doit être fondu avec lui, etilen est de même du O2 ,

genre Syncrypla que Dujardin rapproche à tort des Thécamonadiens.

Synura uvella, Ehrenberg, loc. ct., pl. IH, fig. 9.

10° GENRE : PANDORINA.

PI, XXV, fig. 3.

Le genre Pandorina à été formé par Bory (£neyel.) avec le Volvox morum de Müller. Dans ce genre les animaleules ne se trouvent plus à la surface de la masse transparente commune, mais en occupent le centre où ils forment une colonie arrondie, constituée par des individus uniflagellés et réunis immédiatement par la base.

La caractéristique que Dujardin donne de ce genre est complétement fausse, et les colonies séparées qui se montrent quelquefois dans la masse commune (Muller, pl. HE, fig. 16), ne sont que des embryons détachés de la colonie mère.

Les genres Gyges et Eudorina d'Ehrenberg doivent être réunis au genre précédent.

Pandorina Morum, Bory., Encycl., 1824. — Volvoz morum, Müller, loc. cit., pl. IL, fig. 14, 15, 16.

11° GENRE : ALLODORINA.

PI. XXV, fig. 7.

Nous avons créé le genre Afodorina pour des Volvociens, qui, comme les Pandorina, sont placés au centre de la masse commune,

mais qui s’y montrent épars el non réunis par la base. Chaque individu a deux flagellum et une vésicule contractile. Allodorina irreqularis, pl. XXV, fig. 7.

12° GENRE : DIPLODORINA.

PI. XXV, fig. 6.

Ce genre nouveau a été créé pour des animaleules dont l’organisation rappelle celle de Pandorina, mais qui paraissent entourés par une double enveloppe transparente. Le flagellum dont sont munis les animaleules traverse les deux couches transparentes et s’agite au dehors.

Nous avons dédié cette espèce unique à l'éditeur de cet ouvrage.

Diplodorina Massoni, pl. XXV, fig. 6.

13° GENRE : GONIUM.

Créé par Muller, ce genre renferme des colonies constituées par des animaux ovoides réunis par suite de la division spontanée, au moyen d’une enveloppe commune en forme de plaque quadrangulaire qui se meut lentement dans l’eau.

Gonium pectorale, Müller, de. cit, pl. AVE fig. 9-11.

DÉLIMITATION ET CLASSIFICATION DES MICROZOAIRES, Di

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