GENRE : KERONA
KRERONA LACERATA.
PI. XII, fig. 41. — 400 diam.
Animal de forme presque ovoïde, tronqué, comme déchiré dans la partie postérieure, Tégument blanc, mouvements brusques et ra pides. Six cornicules à la face ventrale : deux rangées de cils près de
la bouche ; vésicule contractile située à la partie moyenne; un cirrhe épais à la base.
KERONA DUBIUS.
PI. XIII, fig. 3. — 400 diam.
Kerona mytilus ? Müller, Znf., pl. XXXIIT, fig. 21-93.
Kerona mytilus? Brugnière, p. 54, pl. X VIIT, fig. 11-14.
Kerona mytilus ? Dujardin, p. 425, pl. XIE, fig. 2-3.
Stylonychia mytilus ? Ehrenberg, 3° mém., 1833, pl. VI. /nf., 1838, pl. XLI, fig. G.
Notre dessin représente certainement un animal déformé, comme on le remarque souvent, tout en restant parfaitement vivant. Cette espèce de bras (2) que l’on remarque est toujours en mouvement. Le corps de l’animal est rempli de corpuscules verdâtres et de matières avalées.
RERONA ELONGATA.
PI, XII, fig. 7. — 400 diam.
Corps allongé, un peu plus large à la base qu'au sommet. Bouche assez grande, bordée de cils vibratiles; sur le bord droit de cette bouche on voit une rangée de petits cornicules. Les styles de la base et du sommet sont forts et droits. La vésicule contractile occupe la partie moyenne et gauche de lanimal.
RERONA POLYPORUM.
PI, XII, fig. 10. — 400 diam.
Kerona polyporum. Ehrenberg, /nf., pl. XLI, fig. 7.
Petit, ovoide, aplati, marche très-vite, s'arrête, et fait souvent le mouvement de se dresser sur ses cornicules. Vésicule contractile si-
tuée à la partie moyenne de Pnfusoire.
KERONA ROTUNDA.
PI. XIII, fig. 11. — 400 diam.
Corps presque rond, échancré, ou plutôt déprimé du eôté de la bouche. Tégument légèrement granuleux; sept forts cirrhes à la partie inférieure. Cinq cornicules à la partie ventrale ; vésicule contractile située à la partie inférieure du corps.
KERONA APER.
PI. XII, fig. 15.
Himantopus larva ? Müller, p. 251, pl. XXXIV, fig. 91,
Corps d’un blanc gris, aplati, oblong, rétréci et faisant le crochet à la base. Cirrhes en écharpe; mouvements très-prompts et saccadés. Vésicule contractile située à la partie moyenne de corps.
Trois cornicules : deux situées sur le bord ventral et le troisième à la partie inférieure. Cinq cirrhes assez développés sont implantés au sommet à droite.
KRERONA MULTIPES.
PI. XII, fig. 19. — 400 diam.
Oxytricha multipes ? Claparède et Lachmann, pl. V, fig. 1.
Corps environ deux fois et demi plus long que large. Tégument granuleux, hérissé de cirrhes et de petits cornicules sur la partie ventrale. Mouvements brusques. Vésicule contractile située au-dessous de la bouche à la partie moyenne.
RERONA UROSTYLA.
PI. XIII, fig. 21. — 400 diam. Oxytricha urostyla? Claparède et Lachmann, pl, V, fig. 2.
Corps long, arrondi aux deux extrémités, la base un peu plus large que la partie supérieure. Tégument blanc, très-transparent.
D ÉTUDES SUR LES MICROZOAIRES, Double rang de cils vibratiles autour de la bouche. OEsophage garni de cils. De nombreux petits cornicules sur la partie ventrale. Vésieule
contracthile placée à gauche, à la base de la bouche. D ,
RERONA ROSTRATA.
PI. XIV, fig. 1. — 400 diam.
Trichoda rostrata ? Müller, p. 127, pl. XXXIL, fig. 7-9. Trichoda rostrata ? Bruguière, p. 50, pl. X VII, fig. 1-3.
Corps arrondi à la base, tronqué au sommet et divisé verticalement par une longue bouche, étroite et fortement ciliée. La partie latérale gauche du corps est prolongée en pointe munie de trois longs cirrhes ; cinq cornicules à la face ventrale.
Muller décrit ainsi son 7richoda rostrata : « comprimé, variable,
jaunâtre, muni de poils et de soies pédiformes. »
RERONA TRIANGULARIS.
PI. XII, fig. 5. — 400 diam.
Corps en forme de coin aplati. Bouche longue, étroite, occupant la partie latérale droite et munie de forts cirrhes buceaux. Le côté opposé est nu. Sept cornicules à la face ventrale. Vésicule contractile forte, située sur le bord opposé à la bouche et faisant pendant la diastole saillie sous le tégument. Un cirrhe isolé au sommet.
KERONA HIS TRIO.
PI. XIV, fig. 7 et 11. — 400 et 200 diam.
Kerona histrio, Müller, p. 55.
Stylonychia histrio, Ehrenberg, p. 362.
Corps ovoïde, un peu renflé à la base et bien cilié. Bouche assez grande. Cirrhes assez épais situés au sommet, à la base etsur les flancs de l’Infusoire. Une dizaine de cornicules disposées dans la partie
supérieure, à droite et à gauche de la bouche.
KERONA SILURUS, PI. XIV, fig. 8. — 400 diam.
Trichoda silurus ? Müller, énf., p. 88.
Kerona silurus ? Müller, p.244, pl. XXXIV, fig. 9, 10. = Bory, 182%.
Stylonychia silurus, Erhenberg, p. 362.
Kerona silurus, Dujardin, loc, cit., p. 427, pl. XII, fig. 4. Cette espèce a été généralement bien décrite et figurée par les auteurs, seulement Ehrenberg a eu le tort de prendre pour des styles les cirrhes épaissis qui se trouvent à la partie inférieure de l’Infusoire.
4° GENRE : STYLONYCHIA.
STYLONYCHIA CALVA.
PI. XIV, fig. 2. — 400 diam.
Corps ovalaire, garni de forts cils sur tout le pourtour, excepté au
sommet qui est complétement nu. Bouche petite et étroite. Cinq styles frangés à la base. Trois cornicules seulement à la partie ventrale.
STYLONYCHIA VIRGULA.
PI. XIV, fig. 3. — 400 diam.
Corps environ deux fois plus long que large; front dilaté ; partie inférieure tronquée ; einq cornicules près de la bouche et deux un peu au-dessous ; deux styles très-forts, frangés, et trois plus petits ; tégumerit légèrement granuleux, d’un blanc jaunatre ; cils des parties latérales très-épais.
STYLONYCHIA APPENDICULATA.
PI. XIV, fig. 4. — 400 diam.
Stylonychia appendiculata, Ehrenberg, p. 362. Corps jaunûtre ; extrémités arrondies ; milieu légèrement étranglé.
La face ventrale laisse voir 11 ou 12 cornicules, quatre styles im-
plantés obliquement, puis trois autres à l’extrémité inférieure, Des cils entourent le corps, et on en remarque une seconde rangée à l’extrémité supérieure. Les styles de cette espèce ont une grande analogie avec les eirrhes des Kerones, et ne s’en distinguent réellement que par
leur mouvement spécial.
STYLONYCHIA SPHÆRICA.
PI. XIV, fig. 5. — 400 diam.
Corps arrondi et cilié. Bouche contournée et élargie à la base. Cils très-épais disposés sur les bords, pendant qu’une partie du sommet en est dépouillée. Vésicule contractile, large et située au sommet où elle fait saillie. Deux styles frangés et un peu contournés, placés au-dessous de la bouche. Cinq cornicules placés latéralement et un
seul isolé, situé au-dessus de la bouche.
STYLONYCHIA REGULARIS.
PI XIV, fig. 6. — 400 diam.
Corps ovoïde, légèrement rétréei dans la partie supérieure. Bouche partant du sommet et suivant une ligne courbe qui la ramène au centre. Cirrhes buccaux très-développés. Quinze cornicules épars dans la partie supérieure, huit rangés au-dessous de la bouche. Cinqstyles placés parallèlement et décroissant en longueur. La vésicule contrac-
tile est placée près de la base de la bouche.
STYLONYCHIA PUSTULATA.
PI. XIV, fig. 9. — 400 diam.
Kerona pustulata, Müller, p. 246, pl. XXXIV, fig. 24-25.
Kerona pustulata, Ehrenberg, Mém., Berlin, 1830-1831.
Stylonychia pustulata, Ehrenberg, Znf., p. 361.
Kercna pustulata, Dujardin, Aist. nat. des inf., p. 423, pl. VI, fig. 10, 11, 14
et 18 ; pl. XIIT, fig. 7.
ee Claparède et Lachmann, pl. VI, fig. 2.
Corps oblong et arrondi au sommet; partie inférieure aminceie ;
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 215 cornicules disséminés sur la surface ventrale. Cinq styles frangés; cirrhes rangés en ligne le long de la partie ventrale, et s’arrétant près de la bouche. Celle-ci est grande, profonde, garnie de cils vibratiles, el porte à sa base un grand filament flagelliforme, qui n’a été signalé par aucun auteur.
STYLONYCHIA MYTILUS.
P:. XIV, fig. 10-10°, — 400 diam.
Kerona mytilus, Müller, p.242, pl XXXIV, fig. 1-1. Stylonychia mytilus, Ehrenberg, p. 361.
Æerona mytilus, Dujardin, Aist. nat. des inf., p. 425, pl. XI, fig. 2-5.
Stylonychia mytilus, Ciaparède et Lachmann, pl. VI, fig. 4, 4*, 4P, 1°.
Cet Infusoire a été souvent représenté et décrit par les auteurs qui nous ont précédé. Seulement ils n’ont pas assez fait ressortir les différences qui distinguent les appendices culiculaires. La bouche est trèsdilatée et entourée d’une seule rangée de cirrhes. Une autre rangée part du sommet, à la base du corps hyalin qui le surmonte, et descend à la partie inférieure qu'ileontourne, pour remonter el s'arrêter près de la vésicule contractile située près de la base de la bouche. Treize cornicules disséminés sur la surface ventrale. Cinq styles frangés à la base et trois cirrhes épais el aigus, situés plus près de la surface dorsale.
STYLONYCHIA MONOSTYLUS.
PI. XIV, fig. 12. — 400 diam.
Corps presque arrondi, avec un lobe capital muni d’un cirrhe raide, long, aigu et doué d’un mouvement rapide. Bouche située à la base de ce cirrhe. Quatre cirrhes semblables, mais moins développés, situés à la base. De la partie moyenne et ventrale part un seul style très-frangé et recourbé et dont l'implantation a lieu près de la vésicule contractile. L'absence de cornicule dans cette espèce pourra la séparer des autres
Saylonychia, el on sera peut-être obligé de former pour cet Infusoire un nouveau genre.
KÉRONIENS CUIRASSÉS.
6° GENRE : PLOESCONIA.
PLOESCONIA CRASSA.
PI. XII, fig. 14 — 400 diam.
Plæscona crassa ? Dujardin, Æist. nat. des inf., p. 438, pl. X, lig. 5.
Corps ovale, oblong, épais, légèrement diaphane; les côtes sont très-peu marquées; la rangée de cils vibratiles est peu courbée et dépasse à peine la moitié de la longueur du corps. Cinq eirrhes en avant et autant à la partie inférieure.
PLOESCONIA OVALIS.
PI. XI, fig. 17. — 400 diam.
De forme ovale, large et tronquée à la base, cette Plæsconie a quatre côtes bien nettement marquées. Bouche bien ciliée ; nombreux crochets ventraux. Large vésicule contractile située à la base de lInfusoire.
PLOESCONIA MAMILLATA.
PI. XII, fig. 18-18. — 400 diam.
Cette Plesconie semble toute différente quand on la voit tournée en deux sensopposés, et, si on ne la suivait pas, on pourrait supposer qu’on examine deux animaux de même genre, mais de formes différentes. En effet, d’un côté, on remarque au-dessus des crochets servant à la marche trois pelils appendices ressemblant à des bouts de mamelles, appendices qui sont très-remarquables, mais qu’on ne peut apercevoir que d’un côté, le tégument de l'animal n’élant pas assez transparent
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 271 pour qu'on puisse les voir quand on n'examine pas la Plesconie du côté où ils sont implantés. Les cils frontaux produisent un fort tourbillon. La marche est assez rapide ; les côtes sont à peine visibles.
PLOESCONIA PATELLA ?
PI, XIII, fig. 20-21. — 400 diam.
Trichoda patella ? Müller, Verm., p. 95.
Kerona patella ? Müller, /nf., pl. XXXIIL, fig. 14-18, p. 238.
E'uplota patella ? Ehrenberg, 1833, /nf., pl. XLII, fig. IX, p. 378. Plesconia patella ? Dujardin, Hist. nat. desinf., p. 435, pl. VII, fig. 1-4.
Corps presque plat, d’un ovale assez régulier, aminei et transparent près des bords. Rangée de cils vibratiles entourant la fente buccale, qui tient à peu près les deux tiers de la longueur du corps. On compte cinq côtes très-marquées. Le corps de lanimal est d’une crande transparence. On remarque à l’intérieur de nombreux glo-
bules verts.
7° GENRE : EUPLOTES.
EUPLOTES PATELLA ?
PI. XII, fig. 4. — 400 diam.
Trichoda patella ? Müller, Verm., p. 95.
Euplotes patella, Ehrenberg, p. 365.
— Claparède et Lachmann, p. 170, pl. VII, fig. 1-2.
Animal de forme plutôt longue que large, mais très-irrégulière. Quatre côtes marquées dans la cuirasse. On voit à l’intérieur du corps une partie charnue, conique, allongée, remplie de globules verdâtres. Les mouvements de l'animal sont très-brusques. Cinq cirrhes épais à la base et plusieurs cornicules disséminés à la surface
ventrale.
EUPLOTES CHARON.
PI. XII, fig. 9. — 400 diam.
Himantopus charon ? Müller, p. 252, pl. XXXIV, fig. 22. Trichoda charon, Müller, p. 229, pl. XXXIL fig. 12-20. ÆEuplotes charon, Ehrenberg, Mém., Berlin, 1830, p. 43-82, pl. VI, fig. 2. — Claparède et Lachmann, p. 173, pl. VIL, fig. 10. Plæsconia charon, Dujardin, Hist. nat. des inf., p. 438, pl. X, fig. 8-13.
« Carapace petite, ovale, elliptique; partie antérieure légèrement lronquée ; raies dorsales granuleuses. » C'est ainsi que M. Ehrenberg décrit son Euplotes charon. Nous ferons seulement remarquer à lintérieur de notre Euplota de nombreux globules verts très-brillants, une bouche sinueuse et trois forts cirrhes disposés à la base. Cinq cornicules frontaux et cinq à la partie inférieure de la surface ventrale.
EUPLOTES GRANDIS.
PI. XII, fig. 12. — 400 diam.
Cet £uplotes est d’une forme parfaitement régulière. La partie inférieure est plus large que le reste du corps, et se termine en s’arrondissant. Le sillon qui commence à la partie supérieure pour arriver à la bouche, est garni de cils vibratiles très-serrés. On remarque onze cornicules: cinq dans la partie supérieure, et six environ aux deux tiers de la longueur de l'animal, etentourant presque la vésicule contractile. Quatre longs styles aigus sont implantés au bord de la partie inférieure. Sept sillons très-fortement granuleux sont visibles dans toute la longueur. Le front est saillant et hyalin.
9° GENRE : ASPIDISCA.
ASPIDISCA RADIATA.
PI. XII, fig. 8. — 400 diam.
Animal de forme ovale, tronquée et échancrée dans le haut. Dix
cornicules sont implantés irrégulièrement sur la partie supérieure de
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 279 Ja face ventrale ; six autres sont rangés en demi-cercle non loin de la partie inférieure On compte six côtes légèrement accusées. La rangée des cils buccaux est très-régulière. Quelques globules verts se font remarquer dans l’intérieur de cette Infusoire.
ASPIDISCA PULVINATA.
PI. XIV, fig. 13-14. — 400 diam.
Corps ovale, arrondi, épais d’à peu près moitié de sa largeur. Dix cornicules. Cils buecaux donnant un très-fort tourbillon, Cui-
rasse divisée par quatre sillons bien marqués ; bouche latérale bien visible,
VI FAMILLE : NASSULIENS.
1® GENRE : TRICHODON.
TRICHODON ACUMINATUS.
PI. XV, fig. 9-92. — 400 diam.
Chilodon cucululus ? Pritchard, /nf., pl. XXIV, fig. 301-309, 1864.
Animal en forme de palme finissant légèrement en pointe. Partie supérieure aplatie. Bouche en cornet, de laquelle sort une longue soie. Tégument blanc, granuleux, très-transparent. Vésicule contractile située au-dessous de l'appareil dentaire.
TRICHODON CILIATUS.
PI. XVII, fig. 6-9". — 400 diam.
Comme le précédent 7richodon, celui-ci a la forme d’une palme, mais bien plus arrondie aux deux extrémités. Le tégument est fin, excessivement transparent, et hérissé de cils d’une telle ténuité, qu'il est très-difficile de les apercevoir. Le cornet bucceal est protractile et
rétractile el sa projection est très-remarquable, La soie qui part de la bouche est toujours en mouvement. Sur la partie supérieure, qui est aplatie, on compte trois rangs de cils très-régulièrement implantés. Ce Trichodon nage en tournant à plat, el un peu aussi par soubresauts, quelquefois en zigzags. IT possède deux vésicules contractiles. Les globules intérieurs sont lantôt ovales, tantôt ronds, et composés de petites granulations verdâtres. La fig. 9° représente la reproduction par
fissiparité déjà très-avancée.
2 GENRE : PRORODON.
PRORODON TERES ?
PI. III, fig. 9-9. — 400 diam.
Prorodon teres ? Ehrenberg, p. 333, pl. X, fig. 108. Corps ovale, cylindrique, blane grisâtre; couronne de dents eylindrique.
Deux vésicules contractiles. L'appareil dentaire n’est pas positivement au sommet de l’Infusoire, il estun peu incliné sur son axe. Le
corps est complétement couvert de cils très-fins.
3° GENRE : CHILODON.
CHILODON AUREUS.
PI, XVI, fig. 1-1%. — 400 diam.
Chilodon aureus ? Ehrenberg, p. 345.
Nassula aurea, Ehrenberg, Mém., Berlin, 1833, pl. IL, fig. 3.
Ehrenberg décrit ainsi son Chilodon aureus : « Corps ovale, conique, renflé, couleur jaune d’or, bout antérieur courbé en forme de bee obus, bout postérieur aminci. » Sauf la couleur jaune d’or, ce Chilodon est bien le nôtre, qui est d’un jaune très-clair. Son tégument
est d’une grande souplesse et hérissé de cils vibratiles d’une si
grande ténuité qu'il faut une attention très-soutenue pour les apercevoir. Vésicule contractile frès-large el située à la partie inférieure,
}® GENRE : NASSULA.
NASSULA RUBENS.
PI. XVI, fig. 3. — 400 diam.
Nassula rubens ? Claparède et Lachmann, Loc. cù.
Animal cylindrique, de forme ovale, plus large dans le bas que dans le haut. Cornet buceal relativement grand. Deux vésieules contracüles. Tégument d’un joli rose, complétement hérissé de eils vibrailes d’une grande ténuité. Globules jaunes, très-brillants, à l’intérieur. MM. Claparède et Lachmann disent que la couleur du Vassula rubens est d’un rouge brique tirant sur le rosé; quelquefois cette couleur devient si pâle que l’animal paraît presque incolore.
NASSULA AUREA.
PI. XVI, fig. 4. — 400 diam.
Nassula aurea, Ehrenberg, p. 346, pl. XXX VII, fig. 3. — Dujardin, /st. nat. des inf, p. 497.
— Pritchard, p. 626.
Celle Nassule est d’une forme ovale irrégulière. La vésicule contractile est placée au milieu du corps de l'animal. L'intérieur du corps est tellement rempli de globules jaunes trèsbrillants de toutes grosseurs, que ces derniers donnent une teinte dorée à la Nassule. Le tégument est souple et hérissé de cils très-fins.
NASSULA VIRIDIS, PI. XV, fig. 8-8. — 400 diam.
Nassula ornata, Ehrenberg, p. 345.
Nassula viridis, Dujardin, p. 495, pl. XI, fig. 18. — Pritchard, p. 626, pl. XX VII, fig. 65-71.
Cylindrique, de forme ovale allongée, cette Nassula est d’un beau
vert foncé. Celle teinte lui est donnée par les globules verts dont elle est remplie. Ses bords seuls, de quelque côté qu’elle se montre, sont toujours blanes et frès-transparents; les cils vibratiles dont elle est hérissée sont courts, mais relativement forts. L'appareil dentaire a la forme d’un cornet très-large dans le haut; il résiste à la dessiceation. La Nassula viridis nage presque toujours en tournant. On remarque
deux vésicules d'une grande contractilité.
NASSULA DENTATA.
PI XV, fig. 10-10. — 400 diam.
Loxode dentatus, Dujardin, Æist. nat. des Inf., p. 453; pl. XIV, fig. 40°, 10», 10°.
Si le genre Ofostoma de Carter était mieux étudié, très-probablement y aurions-nous placé cette Nassule à cornet recourbé, que nous avons représentée par les figures 10 et 10°; mais la caractéristique de ce genre élant encore douteuse, nous laissons notre Infusoire dans le genre Vassula, dont il ne diffère que par le cornet buceal qui affecte un peu une forme courbée, puis par une rangée de cils frontaux plus visibles que ceux qui hérissent le reste du corps. Ces cils déterminent dans le liquide un tourbillon énergique qui amène à la bouche les
particules nutritives.
VIIF FAMILLE : LACRYMARIENS.
{7 GENRE : LACRYMARIA.
LACRYMARIA VERMICULARIS.
PI. XV, fig. 3-3. — 400 diam.
Trichoda vrrmicularis, Müller, p. 198, pl. XX VIT, fig. 1-4. Phialina vomicularis, Ebrenberg, p. 342, pl. X, fig. 117. Lacrymaria lagenula, Claparède et Lachmann, p. 302, pl. XVIII, fig. 7. «Corps blane, ovale, cylindrique, bout antérieur peu à peu aminei; cou très-court, » C’est ainsi que M. Ehrenberg décrit sa ?hialina,
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 283 qui est bien notre Lacrymaria. Nous ajouterons seulement qu’on re marque une vésicule contractile tout à fait à l'extrémité inférieure, et que le tégument rétractile de l'animal est hérissé de cils d’une grande ténuité. La bouche est entourée d’une auréole ciliaire mince et trèstransparente.
LACRYMARIA PROTEUS.
PI. XV, fig. 4-4, 4b, 4°, — 400 diam.
Trichoda proteus, Müller, Znf., p.176, pl. XXV, fig. 1-5. Lacrymaria proteus, Ehrenberg, /nf., p. 330, pl. IX, fig. 105.
— Dujardin, /nf., p. 470.
— Pritchard, /nf., p. 610, pl. XXIV, fig. 274-275. Lacrymaria olor, Claparède et Lachmann, p. 298, pl. XVI, fig. 5.
« Ovale, obtuse en arrière, cou allongé, rétractile ; extrémité supérieure garnie de cils. » Müller, page 176. La cuticule semble striée dans deux directions opposées ; mais cela vient de ce qu'étant trèstransparente, elle laisse voir les stries en dessous du corps aussi bien qu'en dessus, et c’est ce qui produit cel effet croisé. Claparède et Lachmann réunissent dans la même espèce le Lacrymaria olor et le
Lacrymaria proteus, qui nous paraissent devoir être séparées.
LACRYMARIA TENUICULA.
PI. XV, fig. 411. — 400 diam.
Cette Lacrymaire est la plus petite qu'ilnous ait été donné d’étudier. Sa forme est celle d’une fiole à goulot étroit, surmonté d’un bouchon allongé. La vésicule contractile est située à l'extrémité postérieure. L’appendice buccal est relativement plus allongé que chez les autres espèces.
LACRYMARIA OLOR.
PI. XV, fig. 7. — 400 diam.
Trichoda versatilis, Müller, 2nf., p.178, pl. XX V, fig. 6-10. Trichoda mrlitea ? Müller, /nf., p. 199, pl. XX VIE, fig. 5-10.
Lacrymaria olor, Ehrenberg, Mém., 1830-1831.
Trachelocerca olor, Ehrenberg, /nf., 1838, pl. XXX VIIL, fig. 7, p. 342. Lacrymaria olor, Dujardin, Æst. nat. des inf., p. 467.
— Claparède et Lachmann, p. 298, pl. XVI, fig. 5-8.
« Corps fusiforme, prolongé en un cou très-long, renflé à l'extrémité.» (Dujardin, page 469.) Cuticule éminemment rétractile, ainsi que lindiquent les stries profondes que l’on remarque sur le tégument. Le corps, le cou, la partie supérieure, tout Fanimal enfin est hérissé de cils d’une grande ténuité. La vésicule qui est placée à l'extrémité postérieure de ce Lacrymaria, se contracte très-souvent.
Les mouvements du cou sont onduleux et gracieux comme ceux du cygne. Quand cet Infusoire se contracte, le cou rentre complétement dans la masse du corps, qui devient globuleux. Sous l'influence de cette contraction les fibres myosiques s’épaississent, deviennent très-prononcées en mème lemps que les sillons de la eutieule s’accentuent davantage.
2° GENRE : SPIROSTOMUM.
SPIROSTOMUM AMBIGUUM.
PI. XV, fig. 4 à 1. — 100 diam.
Trichoda ambiqua, Müller, Znf., p. 200, pl. XX VII, fig. 11-16. Spirostomum ambiquum, Ehrenberg, /af., p. 342, pl. X, fig. 113. — Dujardin, /nf., p. 514, pl. XII, fig. 8 à 3%. — Pritchard, Znf., p. 623, pl. XXIX, fig. 297-298. — Claparède et Lachmann, /nf., p. 213.
Tous les auteurs cités nous disent le Sprrostomum ambiquum de
couleur blanche ; nous, nous l'avons toujours vu d'un brun très-elair.
Le corps est filiforme, eylindrique, pliable ; le bout postérieur est
DESCRIPTION DES ESPÈCES FIGURÉES. 285 lronqué, le bout antérieur allongé et plus étroit que le reste du corps. La vésicule contractile placée tout à fait à la partie inférieure en oceupe toute la largeur; elle n’est pas ronde, mais a une forme rectangulaire en rapport avec la figure qui représente celle partie inférieure du Spirostomum. Tout le tégument est hérissé de cils ; les stries obliques sont très-développées ; aussi la contractilité de l'animal est-elle trèsgrande.
La frange des cirrhes buccaux part du sommet du corps et finit environ au premier bers, arrivant à l'ouverture buccale en formant un tour de spire. La bouche est béante et suivie d’un æsophage relativement court. Les Sprrostomum prennent les formes les plus différentes depuis la forme très-allongée jusqu'à celle d’une masse globu-
leuse. Le nucléus est un chapelet contourné et à grains petits.
SPIROSTOMUM VIRENS.
PI, XV, fs. 9 à 9% — 100 diam.
Spurostonum virens ? Ehrenberg, p. 342.
Bursaria sparigera, Ebhrenberg, Mém., Berlin, 1833, p. 234.
Spirostomum sptrigera, Ebhrenberg, Wém., Berlin, 1833, p. 252-313.
Sptrostomum virens ? Pritchard, /nf., p.623, pl. XXIV, fig. 296.
Spirostomum teres, Claparède et Lachmann, /nf., p. 233, pl. XI, fig. 1-2.
Corps cylindrique, un peu renflé dans le milieu, tronqué à la partie
inférieure et presque pointu à la partie supérieure. Le sillon renfermant les cirrhes buccaux est dirigé comme celui du Sprrostomum ambiquum, mais il s’arrèle un peu plus bas que la moitié de la loneueur du corps, où est située la bouche. Comme dans le précédent Spirostomum, le corps est couvert de cils très-déliés, et les stries sont profondes. Dans celui que nous décrivons, nous avons pu voir parfaitement le nucléus en chapelet de deux grosseurs différentes ; le chapelet descendant a les grains oblongs et gros, et le chapelet ascendant
les a pelits el arrondis.