Ostracu du liritish Muséum, Pl. XII— XV
4. Papyrus Abbott ; Papyrus judiciaire de Turin ; Papyrus Rnllin et Lee. .
Il est assez difficile de se figurer nettement ce que pouvait être vers le XVe siècle av. J. C. l'éducation d'un jeune égyptien. Les rares passages que nous trouvons épars chez les auteurs ne nous apprennent rien de bien précis sur ce sujet, et laissent le champ libre aux conjectures. Nous savons cependant d'une manière certaine que l'instruction littéraire était la première condition qu'on exigeait d'un employé civil ou même d'un officier. Il fallait avoir le titre de Scribe pour obtenir la moindre charge dans l'administration ou dans l'armée : la science pouvait conduire à tout. Aussi rencontre-t-on souvent parmi les lettrés un véritable enthousiasme pour l'étude : Thoth, le dieu de l'intelligence, est pour eux la personification la plus parfaite de l'être snprême, celle qu'ils invoquent avec la plus profonde vénération, t Viens, Ibis vénérable, dieu qu'adore Sesùnnâ^ secrétaire du cycle des grands dieux, dans Ûnnû, viens à moi ! Fais-moi une destinée! * Rends moi expert par tes mérites.3 Tes mérites sont snpérieurs à tous les autres mérites ; celui qui les possède, y ayant trouvé l'habileté, devient un magistrat.4 Mes œuvres nombreuses, c'est toi qui les fais ; 5 [aussi] elles sont parmi les
1 ^^l^f^âPPo <5° PÙ mHer aM SeJMnnû: Chabas \MH. Egypt. l*r" sério, p. 1 19) : «Ibis sacré, qui te plais dans Hermopolis 1» Grande ; » Maspero {Hymne au Nil, p. 8) : «Ibis vénérable qui mets Se~ tinnû en joie.»
<^>(2 ! J art-k tt-a aexer-u. Chabas [Mil. Eçypt. 1*™ série, p. 119): «Sois mon directeur.» Maspero {Hymne au
y il p. 6) : «Fais pour moi des œuvres.» Le mot . ^ aexer-u
•plan, combinaisons » me paraît désigner "les circonstances, la destinée, le tort» plutôt que des compositions littéraires.
3. Chabas. Mil. Egypt. 1*" série, p. 119: «Rends-moi habile en tes travaux, car tes travaux valent mieux que tous les autres.» Le sens réel
du mot (J | | | | a^"M e8t ftonneur8' àignitis, par suite mérites.
1 <CZ> <=» f^i ^" jffi Menaû-u sû qetnï-ttl pà ss'sàiî-tt am set ar-t-t
jéj. Chabas [MU Egypt. l*r* série, p. 119) : «Celui qui s'y adonne est trouvé apte pour occuper un rang élevé!»' Le inot-à-mot paraît-ôtre : •Celui qui les possède, y ayant été trouvé une habileté, etc.»
tt-a qennû-u atl arï-fc-n-sen. Chabas, Mél. Egypt. Bérie, p 1 19 : « Plu-
chefs d'œuvre : elles sont fortes et puissantes. 1 Tu fais : tu es celui qui fait les conditions de |ce qui est:1 tu es celui qui fait
les conditions de ce qui n'est pas encore : S'ùï-t et lietien-t
sont avec toi ! 2 Viens donc à moi ! Fais-moi une destinée ! Je suis- un serviteur de ton sanctuaire ; donue-moi de parler avec ta valeur. Je dis,] et la terre entière dit avec moi : ««Les institutions des hommes, et leurs grandeurs, c'est Thoth qui les fait!»»3 et ils viennent, portant leurs enfants, pour les enflammer [d'ardeur]. Teg mérites sont des mérites supérieurs à tout ; force, valeur et joie à qui les possède! »4 Et ailleurs: «Le chef de» bibliothécaires, Amen-em-apt, scribe du trésor du Pharaon,
sieurs ont agi, et c'est toi qui as ajri pour eux.» Maspero, Hymne au Xi/, p. 8 . «Ce que plusieurs ont fait, c'est toi qui l'as fait pour eux.»
— o"| (j "| P ^"""^ aù-sen etn /«tmi maMU-uf ati-sett nu y t -ta ihnr.
Chabas, Mil. Egypt. 1*™ série, p. 119: «Ils sont parmi les favoris du monarque, ils sont puissants et riches par toi.»
a dr-tik menUk pà a ar-t se^enl-u n mtltek (sic; pà a ar-t »e^ertl-n n pii
and Chabas, Mil. Egypt. \*n série, p. 1 19 : «Car c'est toi qui es le
directeur, c'est toi qui est le directeur de tout fils d'une mère » Maspero, Hymne au Xit, p. 8 — 9 : «Pour toi, c'est toi qui inspires les œuvres; c'est
toi qui inspires les œuvres à quiconque ne fut pas S'aï-t et Rmen-t
(les deux principes procréateurs) sont avec toi.» Le texte de cette phrase
rondu très fautif par la distraction de ïécrivaiu [C/r. lÊS, Q A nu-
A menttk) renferme une lacune évidente. Il
devait y avoir dans 1 original : A (| ^ <i£ jl ® @ | 7 I
1 mentek pà a-ar-t seyerû-u n pii nti neb mentek pà a-ar-t stxeni-u n
pà anfX neb.
3. Chabas, Mil. Egypt. !*»• série, p. 119: «Accorde-moi de parler, avec ta valeur, à la 'terre entière. Oui, la multitude des hommes dira: • 8a grandeur, c'est ce qu'a fait Thoth. » Oui, ils amèneront leurs enfanta pour leur inspirer de l'ardeur.» Maspero, Hymne an Nil,, p. h : «Donnemoi de parler avec ta valeur, et toute la terre, oui, toutes les générations des hommes s'écrieront: «Sa grandeur à lui, c'est l'œuvre de Thoth » Et certes, ils amèneront leurs enfants pour exciter leur feu.» Ici encore le texte est fautif : A près atl-a, il faut restituer woé.