V, 20, 6; conf. VI
5. Une inscription de Sicile (Gruter 344, 8) que me signale M. Hiibner
Ziîw VI.
Le sixième livre contient la lettre (10) dans laquelle Pline se plaint que le monument de Verginius Rufus ne soit pas encore achevé post decimum mortis annam ; comme Rufus mourut à la fin de l'an 97 (p. 8), cette lettre fut écrite en 106. — Nous n'apprenons rien sur les affaires personnelles de Pline; sa position officielle paraît avoir été la même que dans le livre précédent 1 . — Par contre Trajan est mentionné d'abord comme étant absent, en Dacie, puis comme étant de retour à Rome après avoir accompli de grandes actions *. Cela se rapporte évidemment à la seconde guerre de Dacie, d'où l'empereur revint en 106 ou 107 3. Il est question aussi des ports construits à l'embouchure du Tibre4. — Le procès de Varenus continue, et dans ce livre on discute en divers sens sur la validité de la décision du Sénat concernant les témoins à citer5. Ainsi la préture de Juventius Celsus doit se placer en 106 ou 107 ; il s'agit du plus jeune des deux célèbres jurisconsultes dont le nom complet était P. Juventius Celsus T. Aufidius Hoenius Severianus fl; il figure pour la première fois dans l'histoire comme ayant pris part, vers l'an 95 7, à une conjuration
paraît le concerner, mais elle ne fait pas avancer la question. L VI, 4, 1.
2. Il était encore absent quand on discuta la validité de la décision du Sénat dans le procès de Varenus (VI, 13, 2). Le procès relatif au testament de Iulius Tiro, dans lequel les parties avaient prié l'empereur de décider, eu m essei ht Dada, fut jugé par lui personnellement [revenus diem dederal), en môme temps que d'autres litiges, dans sa villa de Centumcellae (VI, 31) de même que l'accusation contre Bruttianus(VI,22). La lettre VI, 27, 5 parle de recentia opéra maximi principis.
3. J'ai traité cette question à propos de l'inscription d'Hadrien [C. /. L. III, 550). D'après ce qu'on sait maintenant, il est impossible que Trajan ait été déjà de retour en 105.
4. VI, 31, 15 et suiv. : fit cum maxime portus. Dans le huitième livre (17, 2) il est question du canal au moyen duquel on devait restreindre les inondations du Tibre et dont la construction est évidemment en relation avec la construction de ce port. Comp. Preller, Berkhte der Sxchs. Ces. d. Wiss. 1848, p. 147. 1849, p. 21.
5. Il en est parlé dans les lettres 5 et 13. La lettre 29, H mentionne le discours prononcé par Pline au Sénat, dans cette question des témoins, comme l'ayant été récemment (proxtme); il s'agit du même discours qui est mieux spécifié, V, 20.