‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 295 sur 354 · Livre VIL · texte numérisé non relu

Livre VIL

Le septième pourrait bien remonter k l'an 107. Pline est toujours en fonctions et collègue de Cornutus3, c'est-à-dire curator

1. On peut encore ajouter que, dans ce livre, il est question des fiançailles de Cn. Pedonius Fuscus Salinator avec la tille de L. Iulius Ursus Scrvianus. Un fils né de ce mariage fut mis à mort vers l'an 136, à l'âge de dixhuit ans, en môme temps que son grand-père, âge de quatre-vingt-dix ans (Dion Cassius LX1X, 17).

2. En outre, on remarque que dans les adresses des lettres, depuis V, 6, où s'arrête une classe de manuscrits, le gentile a presque partout disparu des manuscrits qui nous restent, et cela par suite d'une révision analogue à celle qu'a subie le code de Justinien (voy. Kriiger, Kritik des Justinian. codex p. 37 et p. 240). Il devient ainsi très-difficile de déterminer d'une manière certaine le rapport qu'ont entre elles les lettres de Pline.

3. Distrmgor officio (VII, 15, t; comp. 3. 3). Si Pline écrit à Cornutus (VII, 21, 1) en l'appelant Collega carissime, cela ne prouve pas que cette lettre date du temps où Pline et Cornutus étaient praefecti aerarii : on pourrait aussi penser à la cura alvei ou à la cura viae Emiliae. De même, ainsi que nous le verrons plus loin, les praefecti aerarii Saturai et aerarii militons se désignent comme collègues, et le duovtr htre dicundo traite de collègues les duoviri aediltciae potestatis (Orelli 2490).

du Tibre, et l'empereur est toujours à Rome. Le procès de Varenus reçoit une solution, au moins devant le Sénat, la plainte ayant été retirée par la province; mais les représentants de la Bithynie, chargés à l'origine de suivre l'affaire, contestent les pouvoirs des nouveaux envoyés et l'empereur évoque l'affaire à lui *. — Calestrius Tiro passe par Côme en se rendant dans la Bétique, dont il va prendre le gouvernement2. — Le Falco, gouverneur de province, auprès de qui Pline sollicite un tribunat militaire pour un de ses amis, est le même Pompeius Falco que nous trouvons mentionné dans le premier livre (lettre 23), c'est-à-dire vers 97, comme tribun du peuple désigné, et qui, d'après les inscriptions que nous avons de lui, administra sous Trajan les provinces de Lycie et Pamphylie, de Judée et de Mésie-Inférieure, sous Hadrien celles de Bretagne et d'Asie3. Comme, en qualité de gouverneur de Lycie et Pamphylie, il n'avait pas de troupes sous ses ordres et ne pouvait en conséquence proposer la nomination d'aucun officier, il est probable que la province qu'il gouvernait vers l'an 107 était la Judée.

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