VII
3. Henzen, n. 5451; Borghesi, Oeuv. IV, 125, et BuUett. 1853. p. 185; Waddington et Lebas, Inscr. III, 147; Hùbner Bhein. Mus. N. F. XII, p. 57.
4. Cf. sur ce testament Ambrosch et Borghesi, Annali 1831 p. 387 et suiv. (Borghesi, Oeuv. VI, p. 421-437) et Rudorff, Zeitschrift filrgesch. Bechtstciss. XII, p. 201 et euiv. Outre Ursus Servianus qui figure, ou dont la femme ou la fille figure parmi Jpg héritiers, on trouve, au nombre des légataires, en fait de personnes connues, Pline et Tacite, pour la même somme et l'un à côté de l'autre (ligne 16: [Plinio] Secundo, Cornelio [Tacito], ce qui correspond tout à fait aux termes de la lettre adressée par le premier au second, VII, 20 : in testament is... nisi quis forte alterutri nostrum amicitsimus, eadem legata et qutdem pariter acctpimu*); puis Minicius lustus, beaufrère de Corellius (Pline, VII, 11); J-abhit Ihutkus, l'historien souvent cité par Tacite ; Tutlius Varro (Henzen, n. 6497, 6622; Gru ter, p. 476, 5), pour ne pas parler d'autres identifications moins certaines.
ce testament est daté du consulat d'Hadrien et de Priscus, c'est-à-dire de l'été de 108 (p. 17, note 2). Il en résulte qu'Avitus ne peut être mort avant la première moitié de 108 et que la publication du huitième livre ne peut être antérieure à l'an 109. — Ce livre ne contient pas d'autres renseignements bien utiles pour la chronologie. Les poètes apprêtent leurs lyres pour chanter en hexamètres grecs les victoires de Trajan, si toutefois les noms par trop barbares des vaincus le permettent 1 ; le double triomphe de l'empereur est formellement mentionné; mais nous n'avons aucune indication sur ce que faisait Trajan à cette époque. Rien non plus sur des fonctions que Pline aurait remplies. — Afranius Dexter, dont le consulat est mentionné au cinquième livre, a péri d'une mort violente, soit de sa propre main, soit sous les coups de quelques-uns de ses affranchis, et le Sénat rend un jugement définitif sur le crime et le châtiment de ces derniers2. Cette mort semble remonter au consulat même de Dexter, c'est-à-dire au mois de mai ou de juin 105 3 ; mais il est facile d'expliquer pourquoi, dans ce cas, la sentence définitive n'a été rendue que plusieurs années après; car, pour en arriver là, il avait fallu faire non seulement une enquête préalable assez longue, mais encore une modification de la loi relativement au meurtre d'un maître, afin que la question, qui n'était appliquée 1 qu'aux esclaves et aux affranchis par testament, pût l'être aussi aux esclaves affranchis du vivant du maître. Il est certain que ce changement eut lieu sous Trajan4 et que la loi, ainsi modifiée, fut appliquée dans ce procès5. Il est donc très-probable qu'elle fut rendue précisément à propos du cas fort compliqué dont il s'agit. — Si cette décision du Sénat ne peut être rapportée à une année précise, il est encore plus difficile de fixer la date à laquelle le prétorien Maximus 6 fut chargé d'une mission extraordinaire auprès des villes libres d'Achaïe, et celle de la mort du vieux Domitius Tullus7.