‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 316 sur 354 · Marquardt, Handbuch d. R. A. 11, 3, p. 21G · texte numérisé non relu

Marquardt, Handbuch d. R. A. 11, 3, p. 21G

3. III, 11,2: eu m estent philosophi ab urbe summoti, fui apud illum (le philosophe Artèmidore), tnsuburbano, ef quo notabilius hoc est periculostus esset. fui praetor : pecuniam etiam... illi... gratuitam dedi, atque hacc feci, cum sepiem ami as mets aut occisis, au( relegalis, occisis Senecione, Rustico, Heltidio, relegalis Maurico, Gratilta, Arria, Fannia... milii quoque impvndere idem eritium certis quibusdam notis aurjurarer. Gratilla est aussi nommée V, 1, 8, avec Rusticus, mais n'est pas autrement connue. Il ne faut pas la confondre avec Pomponia Galla (ihid. I) qui, dans les éditions anciennes était appelée Pomponia Gratilla.

venaient d'être bannis, que c'était enfin l'année même où Domitien expulsa de Rome les professeurs de philosophie. Cette catastrophe, que Tacite indique aussi comme marquant l'apogée de la tyrannie de Domitien, eut lieu peu de temps après la mort d'Agri- ♦ ola, survenue en août 93 et nous avons vu (p. 12) qu'à cette date le procès contre Hnebius Massa était encore pendant : or, ce procès fut soutenu et mené à bonne fin par Senecio de concert avec Pline avant que Senecio n'eût été accusé lui-même par Mettius Carus, puis mis à mort pour avoir écrit la vie d'Helvidius Priscus l'Ancien.

On peut donc fixer la préture de Pline à l'année 93 ou 94, dates (surtout celle de 93) auxquelles semblent nous amener aussi les indications chronologiques que nous avons sur le second bannissement des philosophes de Rome - ; ce bannissement était d'ailleurs en connexion intime avec les condamnations dont nous venons de parler ; c'était une mesure de police succédant aux poursuites judiciaires. Toute cette persécution frappait l'opposition politique, qu'elle se manifestât dans la littérature ou dans l'enseignement, et, tandis que les principaux d'entre les écrivains et professeurs étaient mis à mort, les autres étaient en masse expulsés de la capitale.

Ainsi, lorsque Pline obtint la préture il était au moins dans sa trente et unième année, et il avait probablement atteint déjà la trente-deux ou trente-troisième. Il dit, il est vrai, en parlant •le lui et de son ami Calestrius Tiro : simul quarstores Car saris fui h tus : Me me in tribunatu librroruni iurr prarcessil, f(jo illum in praetura suât consrrntus vum mihi Carsar annum rnttisisset (> récit pourrait donner à penser que les

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