INSCRIPTIONS DE PLINE LE JEUNE
Outre l'inscription citée plus haut, p. 31, qui mentionne, selon toute apparence, le père naturel de Pline et ses deux fils, nous possédons encore de Pline quatre inscriptions que nous allons reproduire.
La première et la seconde sont postérieures à l'époque où il remplit les fonctions de curator alvei Tiberis et antérieures à sa légation de Bitl^nie; leur date se place par conséquent entre les années 4 05 cl 4 40. La quatrième a été gravée après la mort de Pline.
4. « Gomi latitabat in ignobili domo gradus inibi vicem praebens; nunc in templi maximi exteriore structura posita est. • Bened. Jovius. On voit encore la pierre à Côme, à l'angle de la cathédrale :
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Je la donne d'après une copie que j'ai prise moi-même. Elle a été découverte par Benedict Jovius qui a rédigé en 4 496 un recueil des inscriptions de Côme dont un grand nombre de copies nous ont été conservées, mais qui n'a jamais été imprimé. C'est sans doute à son instigation que l'inscription a élé encastrée dans le mur où elle se trouve aujourd'hui. Elle a été publiée pour la première fois par Catanaeus, en téte de son édition de Pline ' qui parut à Milan en 4506, puis par Apian (80, 4) et par d'autres, mais elle n'a trouvé place dans aucune des collections générales d'inscriptions et n'a jamais été lue exactement.
2. « Fegii quae Cantuariensis pagi villa est, in semiruta Juliani aede nuper reperta. » Alciat. Fecchio est un petit village près de Cantu, non loin de Corne. Plus tard, l'inscription a été transportée à Milan, dans la collection Archinli avec laquelle elle a passé récemment dans le musée connu sous le nom de Brera :
t. Dans l'édition la plus ancienne que j'aie fous les yeux (Venise, 1519) elle est au folio 1.
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VERCELLENS
Je la publie également d'après ma copie. Elle a été trouyée par Alciat qui la donne dans son recueil manuscrit des inscriptions de de Milan, liv. II, fol. 42. Jovius la reproduit également dans sa collection avec la notice suivante : • Andréas Alciatus primum reperit exscriptumque nobis transmisit ; deinde hoc anno, qui est 4532 Jo. Antonius Vulpius adolescens manu sua depinxit cum îpsis quoque rimis ac confracturis. t L'inscription fut publiée d'après Alciat dans l'édition déjà citée de Catanaeus, dans le Recueil de Gruter (p. 454, 5) et dans beaucoup d'autres. Labus et les autres éditeurs modernes, par exemple Monti, Storia antica di Como (Milan, 4860}, p. 484, ont donné seulement la moitié supérieure d'après l'original, ils ne semblent pas s'être doutés que la partie inférieure existe encore dans la collection Archinti. Ce que les copies anciennes donnent de plus repose évidemment sur des restitutions hypothétiques et mérite peu d'attention. On peut en dire autant de la singulière assertion des savants de Gôme, qui prétendent que les Ycrcellcnses qui dédient l'inscription ne sont pas les habitants de la ville bien connue de Vercellae, mais ceux d'un village quelconque des environs de Gôme
3. « Comi in aedis 1). Mariae veteris strato. • Bened. Jovius.
Bened. Jovius dans le recueil déjà cité fol. 47, b. Ce fragment n'a pas été publié.
4. « Apud Mcdiolanum ad antiquum Ambrosii... aedem marmoreas inter confractas tabulas ab interiori sepulchri parte compositas. • Cyriaque d'Ancônedans Olivieri. — • In S. Ambrosii fano in lapide
marmoreo levissimo in un parles accisas diviso et in tumulum mine construclo. • Le même, dans le manuscrit de Parme et dans Marcanova. — « In templo S. Àmbrosii. Marmor in quattuor partes incisum et pro tumulo reginae (ita vulgo vocant compositum ni si ab his qui sepulchrum ingrediuntur legi non potest, quia imperitissimus quadratarius extrinsecus eam mensae partem apposuerit, quae solida et nuliis literarum formulis concisa erat, » Alcial. — Aujourd'hui l'inscription est perdue !, sauf le premier fragment qui a été retrouvé en 4 858 dans l'église de Saint-Àmbroise. La pierre sur laquelle elle était gravée a dû être apportée de Côme à Milan au moyen âge, soit par des tailleurs de pierre comasques, soit autrement ; c'est ce qu'a déjà reconnu l'auteur qu'on désigne ordinairement sous le nom d'Anonymus Laudensis : « Animadvertendum est hanc marmoream mensam olim Gomi fuisse et cum urbs illa... delcta a Mediolancnsibus extitisset, illam uti inler praedam Mediolanum advectam.»
J'ai fait à Milan plusieurs tentatives infructueuses pour obtenir communication du fragment qui eiiste encore. Il est imprimé dans Monti, 1. c, p. 479. — Le texte s'appuie essentiellement sur la copie prise par Gyriaque en 44Î2. Je donne ici les variantes que présentent les cinq meilleurs exemplaires du recueil de Gyriaque, à savoir : l'édition des Commentaires publiée par Olivieri, p. 28, d'après un manuscrit qui a disparu aujourd'hui ; le manuscrit de Parme (f. 408} ; celui de Redi (f. 78) ; celui de Chigi (I, VI., 203, f. 41) et celui de Marcanova, à Modène (f. 406y. On ne saurait douter qu'Alciat n'ait encore vu l'inscription ; l'auteur anonyme qu'on désigne sous le nom &' Anonymus Valeriit et qui, à mon avis, n'est autre qu'Alciat lui-même, cherche à réfuter l'opinion de ceux qui croient que la pierre a été transportée de Cômc à Milan ; il s'exprime là-dessus en ces termes : Quod mihi nec verisimile fit, cum tabula ipsa, quae bas habet lilteras, tantae fuerit magnitudinis, ut Jionnisi maxime labore potuerit moveri, et il ajoute : superioribus diebus noslro labore inientum est... epitaphium... mensa marmorea est incuria maiorum nostrorum in partes quattuor divisa et ideo quibusdam scalpelto exesis notulis, quae in divi Georgii aedicula Ambrosiani fani vicem cenolaphii praestat. Mais comme Alciat a connu aussi le texte de Cyriaque et comme, selon sa coutume, il traite fort arbitrairement l'inscription, comme
1. Au dire d'Aldini (Marmi Comensi, p. 102), à qui on ne peut guère se fier, lo roi Lothaire d'Italie (T 950) aurait été cnsoveli dans co sarcophago ; et dès l'an 1612 le cardinal Fed. Borroraeo aurait en vain recherché l'original.
il fait disparaître en particulier toutes les lacunes, on ne peut tirer grand parti de sa copie, dont nous donnons ici les variantes d'après le meilleur manuscrit qui se trouve actuellement à Dresde (f. <0). Quant à Tristano Ctialco, qui peut-être a aussi vu l'original, il n'y a aucun prolit à faire de sa copie, non plus que de toutes les autres, qui reposent essentiellement sur les textes plus anciens. — L'inscription a été imprimée pour la première fois par Gatanaeus dans
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