‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 348 sur 354 · LES ADOPTIONS DE GAMILLUS SCRIBONIANUS ET DE L'EMPEREUR NÉRON · texte numérisé non relu

LES ADOPTIONS DE GAMILLUS SCRIBONIANUS ET DE L'EMPEREUR NÉRON

Parmi les exemples de doubles gentilU ia datant du \* siècle que nous avons réunis p. 72, on aura remarqué l'absence du consul de l'an 32 après J.-C. qui, selon Borghesi2, s'appelait M. Furius Camillus Arruntius, noms auxquels il ajouta encore plus tard celui de Scribonianus. On admet qu'il était flls de L. Arruntius, consul en l'an G, et le fils adoptif de M. Furius Camitlus , consul en l'an 8. Mais l'étude des renseignements que nous possédons sur son compte nous conduit à un résultat inverse. Dans les monuments contemporains qui indiquent ce Camille comme consul en 32 et dans ceux où son nom n'est ni effacé, ni omis3, il s'appelle Camillus Arruntius1*, tout comme aussi dans la date fournie par Suétone5. Ces deux mêmes noms doivent aussi avoir figuré dans les listes consulaires qui furent rédigées plus tard et dont on se servit généralement, car les listes abrégées ont coutume, on le sait, de ne conserver que le second nom porté sur les tables complètes et elles ne mentionnent ce consul que sous le nom d' Arruntius6. Cependant, dans les nouvelles tables arvales de l'an 38 7, il est appelé cinq fois M. Furius Camillus, nom qui se retrouve aussi dans un autre fragment des mêmes actes connu depuis longtemps8 et concernant sa nomination

1. Borghesi, Œuv. III, 350 et suiv., parle longuement de lui et de sa famille.

2. Annali dell' Institulo, 1850, p. 308. Son opinion a été adoptée par Nipperdey dans son édition de Tacite, Ann. VI, 1.

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