‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 39 sur 354 · Voyez la carte de l'État-Major, feuilles 24 et · texte numérisé non relu

Voyez la carte de l'État-Major, feuilles 24 et

lorsqu'ils eurent perdu l'espoir d'avoir des enfants 1 . Suivant le conseil de saint Gérard de Brogne, Fréduide et Etienne donnèrent cette maison à l'abbaye de Saint Remy, et, plus tard, en 973, l'archevêque Adalbéron l'acquit, par échange, pour l'unir à l'abbaye de Mouzon. Ce monastère était consacré à saint Quentin et portait le nom de Tignum qu'il devait au ruisseau coulant en ce lieu8; c'est aujourd'hui Thin-le-Moutier (Ardeimes, arr. de Mézières, cant. de Signy), village où existait encore à l'époque de la Révolution un prieuré dédié à saint Quentin et dépendant de l'abbaye de Mouzon3. Le surnom de Thin rappelle le monastère fondé par Fréduide.

12. Le Polyptyque de St-Remy de Reims contient une liste de vingt-sept localités du Porcien où l'abbaye de Saint-Timothée percevait des dîmes ; mais il ressort de l'examen des noms de ces localités que le rédacteur de ce catalogue a compris sous la rubrique inpago Porcensi, non-seulement le Porcien, mais aussi le pagus Vongensis. On était alors au milieu du onzième siècle et le souvenir du pays de Voncq, dont le nom n'était resté à aucune division féodale, était dès lors sans doute perdu. Voici la liste de ces villages, dans l'ordre où ils sont mentionnés dans le polyptyque :

Castellum. Chàteau-Porcien (Ardennes, arr. de Rethel, cheflieu de cant.4) Château, c'est ainsi qu'on le nomme dans le pays, était le chef-lieu du comté du Porcien et il est naturel que son nom soit placé en tête de la liste.

Venderae*.

1. « Est in bujus Portuensis comitivae partibus octo monachorum » cum abbate sibi superposito parvus admodum et pauper loculus, » quem Freduidis matrona nobilis, cum illustri viro suo comité Ste-

n phano, quia spes eos frustrata fuerat posteritatis, constituèrent, »

(SpicUegium de d'Achery, t. II, p. 567).

2. « Hune eumdem, inquam, locum sancto Remigio ut subjectum ha- » béret ac procurando servaret, fideli voto tradiderunt. Hic, in honore » sancti Quintini consecratus et radicibus Aldiniaci mon Us adsitus, a » rivulo fontis qui inibi exoriens praeterfluit Tignum cognominatur. » (/6#d.)

3. Varin, Archives administratives de la ville de Reims, t. II, p. 1070.

4. Outre Château-Porcien, M. Guérard propose Châtel (cant. de Grandprè), mais ce village était certainement compris dans le Dormois.

5. M. Guérard propose comme traduction de ce nom Vendières (Aisnr, cant. de Charly) ; il n'a pas évidemment songé à Vandiôres (Marne, arr. de Heims, cant. de Ghâtillon) qui, bien que plus rapproché, n'est pas le lieu dont parle h» polyptyque. II suppose, en outre, qu'il faut peut-être lire Venderessa et paraît préférer, pour le représenter, Vendresse, cant

Godulfi Mons. Gaumont (Ardennes, arr. de Rethel, cant. d'Asfeld).

Sigeranni Curtis. Seraincourt (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Chàteau-Porcien).

Sanctus Fergillus. Saint-Fergeux (arr. de Rethel, canton de Chàteau-Porcien).

Sanctus Simon. Dans tout le gouvernement de Champagne, il n'existe pas un lieu habité du nom de Saint-Simon Cette désignation est évidemment empruntée au vocable d'une église. , Ce vocable, bien que fort peu en usage, du moins dans la Champagne, appartenait-il néanmoins a quelque édifice religieux du diocèse de Reims dont le Porcien dépendait ? Le pouillé de Bauni, dressé en 1777, nous permet de répondre qu'il n'appartenait qu'à la seule église paroissiale de Bannogne* (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Chàteau-Porcien) ; c'est là un argument spécieux en faveur de Bannogne. D'autre part, le finage de cette commune est limitrophe de «elui de Saint-Fergeux dont le nom précède, dans cette liste, celui de Saint-Simon, et Bannogne est aussi à très-grande proximité de Seraincourt, de Gaumont et de Chàteau-Porcien qui commencent cette nomenclature. Cependant, nous devons faire observer que l'église de Bannogne n'est pas mentionnée dans le pouillé du diocèse de Reims datant du commencement du xiv° siècle3; cela ne prouve pourtant pas péremptoirement contre l'existence, à Bannogne, d'une ancienne église dédiée à saint Simon 4.

d'Omont; nous ne saurions adopter cette hypothèse qui oblige à ajouter une syllabe à un nom.

1. Saint-Simon (Aisne, arr. de Saint-Quentin) est rappelé par M. Guérard; mais ce village ne se nommait pas encore ainsi à l'époque de la rédaction de la liste dont nous nous occupons, s'il est vrai qu'il doive son nom, comme le dit Colliette (Mémoires pour l'histoire du Vermandois, t. I, p. 660). à saint Simon, comte de Valois, qui quitta la vie mondaine pour prendre l'habit religieux en 1077.

2. Varin, Archives admin, de la ville de Reims, t. II, p. 10.

3. Nous voulons parler du pouillé de 1303-1312 publié par Varin dans lo tome 11 des Archives admin. de la ville de Reims.

4. En effet, bien que M. Hubert dise que l'église de Bannogne ne fut érigée qu'au xvn» siècle et que ce village dépendait antérieurement du Thour (Géographie historique du département des Ardennes. p. 257), nous savons, d'autre part, que le Thour avait autrefois deux églises, dont l'une, aujourd'hui détruite, était la chapelle du cimetière Saint- Simon où l'on enterrait les gens de Bannogne et de Recouvrance (Ibid., p. 245). Peut-être Saint-Simon, dont le cimetière avait conservé l'appellation, était-il un ancien village que Bannogne aurait remplacé.

Baioni Villa*.

Abbonis curtis. Auboncourt-lès-Vauzelles (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Novion).

Les localités du pagus Vongensis paraissent commencer après Abbonis Curtis, avec:

Afedarcum. Dans ce nom, le d était fatalement destiné à tomber comme dans Mard = Meard de Medardus *, Merry de Medericus; il a donc dû produire d'abord Meure, puis Marc, nom où la consonne finale, assourdie par la prononciation, de même que dans Voncq (prononcé Von3), a fait place à un * que la bouche des paysans n'a pas coutume de faire entendre à la fin des mots4. Mars-sous-Bourcq est aujourd'hui une commune du département des Ardennes, arr. et cant. de Vouziers, cant. de Bourcq.

Briodrum. Brières (arr. de Vouziers, cant. de Monthois, corain. de Brécy).

Sugeium (lis. Sugneium). Sugny (arr. de Vouziers, cant. de Monthois).

Vuncum. Ce nom désigne le chef-lieu du pagus Vongensis, aujourd'hui Voncq (arr. de Vouziers, cant. d'Attigny).

Quatuor Campi. Quatre-Champs (arr. et cant. de Vouziers).

Torsilla ou Torsillae. Tourcelles (arr. de Vouziers, cant. de Machaut).

Gravieium. Grivy (arr. et cant. de Vouziers). Dresga ou Dresgae.

Bulentio. On ne voit plus aucun nom de lieu habité auquel on puisse reporter celui-ci, car il est impossible de croire avec M. Guérard que Bulentio soit aujourd'hui Bulson, village du cant. de Raueourt, dont le nom s'écrivait Blesson au moyen-

1. M. Guérard rond Bahni Villa par Bayonville (Ardennes, arr. de Vouziers, cant de Buzancy). Bien que cette traduction soit très-correcte, nous ne l'admettons pas, parce que Bayonville a dû toujours faire partie du Oormois.

2. Mard est la forme vulgaire du nom Médard au moins jusqu'au xv siècle.

3. Von, telle est l'orthographe adoptée par Adrien de Valois (Xotitia Galliarum, p. 621). Nous devons avouer cependant qu'aujourd'hui la prononciation Voncq a prévalu.

4. Les paysans ne font pas entendre )'* dans le nom du mois dewio«qu'ils prononcent mar. Le nom de Mars-sous-Bourcq ne se prononce certainement pas différemment, autrement M. Hubert [Géographie historique du départemenl des Ardennes, p. 493) ne pourrait pas dire en parlant de ce village : « Mars, qu'il faudrait peut-être écrire Maure, c'est-à-dire pauvre. »

âge1. Suivant toute apparence, on pourrait trouver le nom de Boulenson (Bultmtio) parmi les lieux dits du finage d'Olizy-la- Ferté (Ardennes, arr. de Vouziers, cant. de (irandprê) ; c'est là du moins ce que les archives de l'abbaye de Saint-Denis de Reims nous permettent de penser. Nous savons, en effet, qu'en 1302, le prieuré de Grandpré, dépendant de cette abbaye, possédait une maison de Bolenson* indiquée dans un acte de 1332 comme voisine d'Olizy 3. Enfin une sentence arbitrale de 1394, en constatant formellement que leban et terroir delà maison de Boulenson estdistinct decelui d'Olizy, montre par làqu'on pouvait leconsidérercommeune dépendance de ce dernier. La maison de Boulenson fut sans doute détruite dans les guerres du xv* siècle. Toujours est-il qu'en 1519 un acte réglant les limites du « ban de Boulansson » qui confinait à La Ferté ne mentionne plus la maison; de plus, une commission royale du 1er février 1577 parle simplement d'« une terre » et seigneurie appelée Bourlançon ou Saint-Gorgon4. » Ces textes nous permettent d'assigner l'emplacement de Boulenson d'une façon assez certaine.

Cardeneium. Chardeny (Ardennes, arr. de Vouziers, cant. deMachaut, comm. de Tourcelles).

C'est ici que paraît se clore la liste des localités du pagus Vongensis nommées dans le paragraphe du Porcien ; elles seraient au nombre de dix. Il nous semble que la traduction que nous avons donnée de neuf de ces noms est assez certaine pour qu'on nous pardonne de ne pas considérer ce groupe comme dépendant du Porcien et de le reporter à l'avoir du pagus Vongensis.

Beteneium qui, dans cette hypothèse, rouvrirait la liste des villages du Porcien, ne peut être, comme le supposait M. Guérard, Bétheny situé aux portes de Reims. C'est sans doute Bégny (Ardennes, arr. deRethel, cant. de Château-Porc ien), nom

1. Voyez dans la Molice du carluiaire du comte de Réihel de M. Lcopold Delisle, une charte de juillet 1257.

1. • Quadam pecia terre sita ante domum prioratus de Orandiprato » que vocatur Bolanson. » {Archives de Reims, fonds de l'abbaye de Saint- Denis de Reims, liasse de boulenson).

3. « A haut homme noble et puissant Mons. le bailli de Vitri et de » Chaumont, Hussons de Cusy sergent au roy nostre sire et li vostres. » honour. service et toute obéissance. Cliiere sires, saVoir vous fais que

» je me suis transpportés en la maison de Boulenson devers Olisy.»

(Ibid.)

4. Les titres que nous citons ici sont compris dans la même liasse que les précédents.

dont la forme ancienne (Behigni ') est évidemment produite d'un nom latin tel que Betiniacum = Betineium ou Beteneium. Chav.

Balbeium. Rarby (Ardennes, an*, et cant. de Rethel).

Spann.

Masceium *.

Chesonn[um\.

A viell. est considéré par M. Guérard comme les Grandes et les Petites-Ayvelles (Ardennes, arrond. de Mézières, cant. de Flize), mais nous pensons que ces localités du doyenné de Mézières faisaient plutôt partie du pagus Castricensis. La présence à l'extrémité sud-ouest du doyenné de Saint-Germainmont d'un village que l'on désignait au commencement du xiv* siècle sous le r\om à' Aralli ou Ai'elli3, aujourd'hui Avaux (arrondissement de Rethel, cant. d'Asfeld), nous autorise à rejeter cette attribution. Quoiqu'en dise M. Desnoyers, la paroisse d' Avaux semble avoir toujours été comprise dans le diocèse de Reims 4.

1. Hubert, Géographie historique du département des Ardennes, p. 269.

2. M. Guèrard rapproche de cette dénomination celles de Massiges (Marne) et Marcy (Aisne); mais la première de ces localités, dont le nom ne peut jamais avoir été Masceium, devait faire partie du Dormois, tandis que Marcy était du Vermandois.

3. « Perrochia do Avallibus, 1303-1312. » (Varin, Archiv. admin. de Heims, t II, p. 10G5). — « Presbyter de Avellibus, » 1346 {Ibid., p. 1068).

S. « L'étendue et les limites de ces doyennés (les doyennés du dio- » cèse de Laon) dit M. Desnoyers, n'ont pas varié d'une manière sen- » sible depuis la rédaction des plus anciens pouillés connus du diocèse » de Laon. Un très-petit nombre de paroisses furent déclassées et attri-

» buées d'un doyenné à l'autre Vers la fin du même siècle, la cure

» de Lor (diocèse de Reims) fut réunie au diocèse de Laon, (doyenné de » Neufchâtol) en échange de la cure d'Avaux [Topographie ecclésiastique » de la France, p. 733).» — Les documents publiés par Varin ne paraissent pas complètement d'accord avec cette assertion, ainsi le pouillè de 1303-1312 et le compte des décimes de 1316, dont nous avons cité le texte dans la note précédente, nomment déjà Avaux parmi les paroisses du doyenné de Saint-Germainmont au diocèse de Reims, et Lor (parrochia de Lauro, 1303-1312 dans le tome II des Arch. adm., p. 1066; presbyter de Lauro, 1316, ibid., p. 1065) dépendait, suivant ces textes, du même doyenné. Le pouillé du diocèse de Reims de 1777 s'accorde avec M. Desnoyersen reconnaissant qu'Avaux faisait alors partie du diocèse de Reim6 et que la chapelle du château de Lor y était également comprise, tandis que la paroisse de Lor était du diocèse de Laon. Cependant Bauni, le rédacteur du pouillé de 1777, suppose à ce propos, mais sans l'affirmer, que la paroisse de Lor dépendait sans doute autrefois du diocèse de Reims et qu'elle avait été échangée contre quelque cure du diocèse de Laon (Varin , ibid., t. II, p. 1066). D'autre part, dans le compte des

Rcssonum. Resson (Ardennes, arr. et cant. de Rethel, comra. dePargny).

Malinum Wadum. Le mot wadum ou plutôt vadum (gué) termine un certain nombre de noms de lieux de la portion nordouest du département des Ardennes, où il se transforme en wez (Regniowez, Renwez). Il s'agit sans doute ici de Maranwez (Ardennes, arr. de Mézières, cant. de Signy l'Abbaye).

13. Un obituaire de l'église de Reims, qui remonte h l'époque du prévôt Odalric mort en 1075, rapporte au 11 juin (3e jour des ides) l'anniversaire du chanoine Werinfrid, qui donna à la chambre de l'église métropolitaine sa part du village de Justina situé in Porcensi territorio 1 . Justina est actuellement Justine (Ardennes, arr. de Rethel, cant. de Novion-Porcien).

Les documents dont l'examen précède nous permettent donc de placer dans le pagus Porcensis les trente-quatre localités suivantes :

Aoustc (Flod.) Hatdove (la)? (868). Auboneourt-lès-Vauzelles (Pol.) Homloliinonl(bois de)? connu, de Mont- Auge (vie de s. Dodon). cornet (868).

Avaux (Pol.) Justine (Nécrol. de Reims). Balham (Flod. T.») Maranwez (Pol.) Bannogne (Pol.) Neuvizy (917).

Barbaize (868). Omont? (Richer).

Barby (Pol.) Plenoy, comm. de Proviseux (Flod. T.«) Begny (Pol.) Raillicourt? (868).

Rlombay (Flod. T.*) Resson, comra. de Pargny (Pol.) Bogny, comm. de Logny (fin du ix* s. Sacherolae, près Monlhermé? (868). Charlfcville. jadis Arches (Flod.) Saint-Fergeux (Pol.) Château- Porcien (Pol.) Seraincourl (Pol.) Chaudion. roinm. de St-Fergeux (Flod.) Thin-le-Moutier (Chron. de Mouzon). Cuiry (v. 877). Thugny (Flod.?) Ecly (977). Vicir-Sainl-Remy (Flod. T. «) Froidraont (foret de), près de Gruyères Wignicourt, roinm. de Vaux-Montreuil

(chr. de Mouzon). (868).

Gaumont (Pol.)

décimes de 1331, les curés d'Avaux et do Lor sont nommés parmi les bénéficiaires du diocèse de Reims (Archives de l'Empire, G », 2, f* 726 r) et le premier se retrouve également au nombre de ceux du diocèse de Laon (Ibid., f* 784 r); ce paraît résulter pour nous de ces faits, c'est que la limite des deux évéchès, du côté de Lor et d'Avaux n'était pas encore déterminée d'une façon bien certaine au xvc siècle.

1. « Vuerinfridus, laicus, qui, nostre congregationis sociotate delecta-

» tus, canonicam sibi prcbendam obtinuit , qui etiam nobis partem

» ville que dicitur Justina, quam in Porcensi territorio possidebat, sancte .» Marie, ad caméra fratrum dédit. » (Varin, Arch. lég. de la ville de Reims, 2» partie, Statuts, 1. 1, p. 82, col. 2).

2. Nous avons indiqué de cette façon {Flod. T.) les lieux nommés dans le testament de saint Remy, inséré dans l'ouvrage de Flodoard.

Toutes ces localités, à l'exception de Cuiry et de Plenoy, dépendaient du diocèse de Reims; mais nous no nous dissimulons pas que l'attribution de Cuiry au Porcien est un lapsus de l'auteur des Miracles de Saint-Denis, car ce village du diocèse de Laon, situé, il est vrai, à moins de huit kilomètres de la frontière rémoise', dépendait certainement du comitatus Laudunensis puisque Flodoard reconnaît que ce comté fut la base de l'évêché 1 . Quant à Plenoy, il était pour ainsi dire sur la ligne de démarcation du diocèse de Reims, et sa situation entre Lor et Avaux, c'est-à-dire vers une portion de limite qui ne semble avoir été fixée que fort tardivement*, peut expliquer et peut-être justifier son attribution au solum Portense.

Les trente-deux autres localités du pagus Porcensis étaient ainsi réparties entre les anciennes divisions décanales de l'archevêché de Reims :

Quatre dans le doyenné de Rumigny : Auge, Aouste, Blombay et Bogny.

Cinq dans le doyenné de Launoy ou d'Arches : Sacherolar (?), les bois de Houdelimont, Arches (auj. Charleville), Thiu et la forêt de Froidmont.

Sept dans le doyenné de Justine : Maranwez, La Hardoye, Begny, Justine, Ecly, Château-Porcien et Barby.

Sept dans le doyenné de Saint-Germaiumont : Seraincourt, Bannogne, Chaudion, Saint-Fergeux, Gaumont, Balham et Avaux.

Sept dans le doyenné du Chàtelet : Vieil-Saint-Remy, Neuvizy, Wignicourt, Omont, Auboncourt, Resson et Thugny.

Deux, enfin, dans le doyenné de Mézières: Barbaize et Raillicourt.

L'extension du Porcien sur ce dernier doyenné ne peut être admise que si l'on accepte la traduction de Borbacis et de Rove- Heurt par Barbaize et Raillicourt; mais on ne peut certainement pas supposer qu'une partie considérable de cette division ait fait partie du Porcien. En effet, ainsi que nous l'avons déjà dit plus haut3, l'idendité du pagus Castricensis et du doyenné de Mézières est un fait presque indiscutable. Lorsque l'on constate qu'Arches, qui, au témoignage de Flodoard, était une localité du Porcien, fut comprise dans le doyenné de Launoy et était situé en face Mézières, où le comte du pagus Castricensis éleva un

I. Flodoard, Historia Remensis ecclesiae, 1. I, c. 14. •2. Voyez la note 4 de la page 79.

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