‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 2)Chapitre 5 sur 354 · Pardessus, Diplomata, chartae, etc. t. Il, p · texte numérisé non relu

Pardessus, Diplomata, chartae, etc. t. Il, p

3. Ibid. Prolégomènes, p. 83; t. II, p. 13. 11 est à remarquer que les dépendances de Qermigny indiquées dans les diplômes de Ghildéric II pt de Dagobert 11 sont les mêmes que dans la charte de Grimoald. On n'y remarque point toutefois Terron-sur-Aisne lequel, on s'en souvient, n'avait pas été donné à Grimoald par le roi.

\. Pardessus, Diplomata, chartae, etc. t. 11, p. 176. Voir pour la date le recueil de Bréquigny, Diplomata, chartae, etc., t. I, p. 282.

5. Mabillon. Annales ordinis sancli Benedidi, t. II, p. 712. La situation de Villedommange dans le pagus Hemensis est encore indiquée dans un diplùme accordé par Charles-le-Chauve au monastère de Charroux à la demande de l'abbé Guillaume (Recueil des historiens de France), t. VIII, p. G12).

cant. de Ville-en-Tardenois), dont la paroisse, au xive siècle, était encore k la présentation de l'abbé de Charroux l.

7. La vie de saint Trésain publiée pour la première fois par Colgan et qui, de l'avis de cet éditeur, aurait été écrite au vnie siècle *, nous parle aussi du Rémois. Trésain, écossais de nation, venu en Gaule avec ses six frères et ses trois sœurs, se mit au service d'un habitant du pagus Remensis. Celui-ci crut ne pouvoir faire qu'un porcher de cet étranger, auquel la langue franque était peu familière, et Trésain garda les pourceaux de son maître dans un lieu nommé Miitimacus, où il y avait une église dédiée à saint Martin. Un passage de cette vie que nous reproduisons en note 3 place Mutigny 4, car tel est le nom moderne du lieu où résidait Trésain, dans le pagus Remensis.

8. Un diplôme des empereurs Louis et Lother, que l'on rapporte à l'an 818, confirme à l'église de Reims la possession de divers biens dont ces princes viennent d'ordonner la restitution5. Parmi ces biens, il y en avait qui étaient situés dans le pagus Remensis, à la villa Lucida et à Promliacum . La villa Lucida n'est autre que Ludes ou plutôt Lude, comme on écrivait jadis ; ce village fait partie du canton de Verzy (Marne, arrondissement de Reims). Quant à Proriliacum, c'est aujour-

1. Varin, Arch. adm. de la ville de Reims, t II, p. 1031 et 105G.

2. Colgan, Acla tanctorum Hibernue. cité par les Bollandistes. Les Bollandistes n'admettent pas cette date du vin* siècle et croient que la vie de saint Trésain est antérieure à 660. Ils se Tondent sur ce que Trésain reposait dans l'abbaye d'Avenay, laquelle n'est pas mentionnée par le biographe, et concluent de ce fait que l'hagiographe a composé son œuvre avant Cbildéric 11, sous le règne duquel fut fondé ce monastère. Mais ces raisons ne sont pas admissibles; car il est question dans la vie de Trésain de l'abbaye d'Hautvillers dont l'établissement est contemporain de celui d'Avenay : o Deinde propositum est, ut ferretur ad Altivillarense cenobium » {Acla Sancîorum, t. II de février, p. 55). »

3. « Adhaesit uni regionis incolarum, in pago scilicetHemensi super Mail ternam fluvium. Et cum vidisset eum dominus ejusScotorum génère » natum et francigenae linguae penitus inscium, commisit illipeculium » porcorum quod vilius est et sordidus in omni génère gregum... In eo ■ igitur loco custodiebat gregem predictus domini famulus. Est locus » quidicitur Mutiniacus ubi est ecclesia in honore beatl Martini dicata •> (Acla Sanctorum, t. Il de février, p. 54).

4. Mutigny, Marne, arrondissement de Reims, canton d Ay. L'église de ce lieu fut toujours consacrée à Saint-Martin (Varin. Archives administrativesde la ville de Reims, t. II, p. 1121 et 1122).

5. Le texte de ce diplôme nous a été conservé par Flodoard (Bistoria Remensis ecclesiae), 1. II, c. XXIX).

d'hui Prouilly1 (Marne, arrondiss. de Reims, canton de Fisraes).

9. Par un acte d'échange daté du 4 juillet 854, entre Louis, abbé de Saint-Denis, et Betto, vir inluster, celui-ci abandonna à l'abbaye de Saint-Denis ses possessions in pago Remensi, in villa Bromereicurtis et in villa Frigili, consistant en quatorze manses et demi , une église et soixante seris (mancipii) de l'un et l'autre sexe8. — S'il est facile de fixer la position de Bromereicurtis, aujourd'hui Berméricourt (Marne, arr. de Reims, canton de Bourgogne), il l'est moins de dire quel est le lieu qui représente Frigilus. Toutefois, comme Frigilus a dû former Froil ou Frel*, il n'est pas impossible qu'il s'agisse ici de Fresnes4, village qui n'est éloigné de Berméricourt que de sept kilomètres ; en ce cas le nom de Frênes, qui semble de prime abord dérivé de Fraxini, résulterait d'une mauvaise prononciation de Fret r> (Frigilus).

10. Par un diplôme du 20 juin 867, Charles le Chauve donna à l'abbaye de Saint-Maur-les-Fossés, pour la dédommager des dévastations des Normans, certains biens in quadam villa in Remensi comitatu sita, oui est vocabulum Floriacus6. Il faut, pour traduire ce nom, se prononcer entre Fleury-la-Rivière (Marne, arr. d'Épernay, canton de Dormans) et le Petit-Fleury, autrefois Fleury-la-Montagne (comm. de Sermiers, même départem.). Mais le doute n'est pas permis : c'est de Fleury-la-Rivière qu'il est question; en effet ce village est une des très-rares paroisses de l'ancien diocèse de Reims dont l'église est sous l'invocation de saint Maur7, et il est vraisemblable que ce vocable est dû à la possession de Fleury par les religieux de Saint- Maur-les-Fossés.

1. Adrien do Valois (XotUia Gall., p. 470) dit que ce lieu n'est autre que celui où s'éleva la célèbre abbaye de Preuilly : « Frodoardus in pago «Remensi ponit, locum abbatio? titulo illustrera vulgo Preuilli. » Pour montrer combien cette assimilation est fausse, on n'a qu'à faire remarquer que cette abbaye du diocèse de Sens était située sur le flnage d'Egligny (Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Donnemarie-en- Montois).

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