Voyez plus haut, p
4. Pouillés du diocèse de Reims au xiv* et au xvnr siècle (Varin. Archives admin. de la ville de Reims, t. II, p. 1109 et 1110).
porel il relevait de la châtellenie d'Omont, au comté de Rethel l. Il ne nous parait pas possible d'assimiler le territoire de l'ancien pagus à quelque division civile ; il serait plus facile de le comparer aux subdivisions ecclésiastiques. Le doyenné d'Attigny, dans lequel se trouvaient, ainsi que nous venons de le dire, la plupart des localités du polyptyque que nous attribuons au pays de Voncq, devait certainement faire partie de ce pagus. La position de Chagny à la limite septentrionale de ce doyenné, la situation de Say à son extrémité sud-ouest et celle de Falaise dans la partie sud-est, ne permettent pas d'en douter. Nous serions même tenté de conclure pour l'identité complète du pays de Voncq et du doyenné d'Attigny, dont Rilly-aux-Oies dépendait également, s'il ne nous restait deux localités indiquées formellement comme appartenant au pagus Vongensis et situées, l'une (Authe) dans le doyenné de Grandpré, et l'autre (Perthes) dans celui du Ghàtelet. La limite orientale du pays de Voncq auraitelle subi quelque variation postérieurement à 676, date de la charte d'Adon relative à Authe? C'est ce que nous ne pouvons décider. On pourrait soutenir l'hypothèse de variations dans la limite occidentale de notre pagus, en se fondant sur le polyptyque, d'après lequel le Perthae in pago Vontinsi de Flodoard aurait fait partie dans le Rémois ; mais au xic siècle, nous l'avons dit, le pagus Vongensis n'existait plus et ses dépendances étaient attribuées aux territoires voisins. Ije rédacteur du polyptyque parait, à la vérité, avoir eu peur principe de fondre le pays de Voncq dans le Porcien, et chez lui, l'attribution de Perthes au pagus Heniensis peut bien ne provenir que d'une inadvertance, d'autant plus excusable que, contrairement aux indications fournies par d'autres textes, il comprend aussi dans le Rémois toute la partie du doyenné du Châtelet située au sud de l'Aisne.
Le comté de Voncq fut entièrement disloqué lors du triomphe complet de la féodalité. La villa royale d'Attigny, que Constance, fille du roi Philippe I*r, apporta ea dot à son époux, Hugues, comte de Champagne, fut donnée par celui-ci à l'église de Reims3, et depuis cette époque Attigny forma, avec ses dépendances, une
1. L. Delislc, Notice sur le cartulaire du comté de Rethel, n* 87. — Dénombrement du duché de Rethel on 1669 (Archives nationales, P 193 « , p. 4).
2. D'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et des comtes de Champagne, t. II. p. 67.
3. La donation d'Attigny à l'église de Reims est mentionnée dans une chartP de Raoul, archevêque de Reims, en date de 1114 (Marlot, Métropolis Remensis historiae, p. Il, p. 230).
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châteilenie des archevêques de Reims En même temps Voncq et ses environs étaient compris dans la châteilenie d'Omont que le comte de Rethel tenait en fief des archevêques de Reims, fondateurs du castrum d'Omont2; la châteUenie d'Omont, qualifiée de « comté» dans une bulle de 1179 3. avait peut-être emprunté ce titre à Voncq.
1. Attigny est compté dès 1343 parmi les chatellenies des archevêques de Reims (Varin, Archives adm. de la ville de Reims, t. II, 883).
2. FJodoard rapporte la construction du château d'Omont (Alius nions), au I. IV. c. 8, de son Histoire de l'église de Reims.
3. ■ Feudum etiam quod Registensis cornes, videlicet comitatum de » Osmonte, etc., te habere noscuntur» (Bulle d'Alexandre 111 pour l'église de Reims, chez Varin. Archives admin. de la ville de Reims, tome !, p. 383).