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nières années de sa chronique, c'est-à-dire de 940 à -1020. Son silence donne la mesure de sa prudence.
M. Wattenbach n'a pas tenté de déterminer à quelle époque le faussaire composa son œuvre ; nous croyons, d'après nos remarques, pouvoir établir qu'il n'écrivit pas avant le dernier quart du xvn* siècle. En effet, il s'est évidemment servi de la Notifia Galliarum d'Adrien de Valois (publiée en i <>75; ; ce ne peut être en effet que dans ce livre qu'il a puisé l'idée dedonneràStenay le nom de Stculunum. Le second volume de la Metropolis Reinensis historia, de l)om Marlot, qui n'a vu le jour qu'en K»79, a été aussi utilisé par lui, puisque c'estlà seulement qu'il a pu prendre l'indication erronée de la situation d'Omont dans le Dormois, le fait de la bataille de Gbaumont-Porcien, et peut-être le nom du comte Hermann de Grandpré. Le faux Alard a donc écrit entre ^79 et 1732, époque où nous le voyons cité par Pierquin, curé de Ghâtel, et la présence du prétendu manuscrit original dans l'église de Sainl-Juvin permet d'en attribuer la fabrication à quelque faussaire aux gages d'une branche de la famille de Pouilly, établie depuis les premières années du seizième siècle à Gornay, village situé à moins d'une lieue de Saint- Juvin K
1. On peut voir une généalogie de la branche dos Pouilly qui posséda Cornay dans la yotice historique sur Cornay et son ancien chdteau par le comte Gabriel de Pouilly, sou dernier représentant (Méziéres, 1805; p. 31 à 35). M. G. de Pouilly a soin d'avertir que son premier ancêtre connu est Victor de Pouilly.