‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 19 sur 321 · Archives nationales, P 191, n · texte numérisé non relu

Archives nationales, P 191, n

2. Le Châtelet est effectivement nommé Le Cheuteler ou Le Chasteller dans une charte de mai 1324 par laquelle Philippe, abbé de saint Nicaise de Reims, cède par voie d'échange à Jean, comte de Nevers et de Rethel « une maison assise en la comté de Rethest, c'est assavoir le Chas-

» (eler de lès- MaUières-sour- Meuse, item aucuns bois qui sunt appelé

n les bois du Chasteller séans entre Muisi-Nostre-Dame (Montcy-Notre- » Dame) et Monson (Nouzon) tout selon la rivière. » (L. Delisle, Notice sur le cartulaire du comté de Réthel, n*309, dans rAnnuaire-Bulletin de la Société de THistoire de France, de 1867). La maison du Châtelet mentionnée dans cette pièce existait encore en 1631; c'était alors une censé dont dépendait la montagne dû Châtelet avant qu'elle ne fût donnée au duc de Nevers (voir la déclaration de 1631 citée par M. Hubert, HisU de Charleville, p. 265.) — Pour ce qui est des autres localités du nom de Châtelet situées au diocèse de Reims, leurs noms ne dérivent pas davantage de Çnstelletum\ ainsi Le Châtelet du canton de Juniville est nommé Castellarium en 1218 (L. Delisle, yoiice sur le cartulaire du comté de Réthel, n" 18), Castellare juxia Tannion en 1264 {Ibid,, n* 173); Le Chasteller en 1265 (Ibid., n- 174); Le Chasiellier en 1316 (/6/d.. n- 225). On trouve Le Châtelet, au cant. de Rocroy, appelé Le Chasteler-en-Ardanne dans une coutume de Reims du xiv* siècle (Varin, Arch. législatives de la ville de Reims, Impartie, p. 607). Enfin un village détruit dont le moulin du Châtelet, de la commune de Ripont (Marne, arr. de Saintc-Ménehould; cant. de Ville-sur-Tourbe) rappelle le souvenir, est nommé Castellare en nos (Ed. de Barthélémy, Canton de Ville-sur-Tourbe, p. 58); Chastellare vers 1310 (Varin, Arch. admin, de la ville de Reims, t. Il, p. 1100), et CiUtellare juxta Rippontem, en 1346 (Ibid., t. II, p. 1100).

3. La montagne du Châtelet (Haute-Marne, arr. de Wassy, cant. de

fortuit. Cependant un castrum gallo-romain situé près de Mézières, qui, on le sait, fut fondé au commencement du X® siècle par un comte du pactes Castricencis, peut fort bien être considéré comme le chef-lieu de ce paguSy chef-lieu qu'Erlebald tenta de transporter à Mézières, sans doute par suite de l'abandon forcé de la résidence de ses prédécesseurs. On sait qu'ordinairement, lorsqu'il y eut déplacement d'un centre féodal, le nouvel emplacement fut toujours choisi à fort peu de distance de l'ancien.

Aujourd'hui les restes du castrum gallo-romain ne sont plus visibles ; ils furent employés en 1611 à la construction du Mont- Olympe, forteresse établie sur la montagne du Châtelet par Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Réthel, et qui, après avoir passé au pouvoir du roi de France, fut démolie en 1686 ^ Mais on trouve encore fréquemment des pièces de monnaies des derniers temps de l'empire romain, au Mont-Olympe et dans ses environs, sur une étendue assez considérable du territoire de Montcy-Saint-Pierre *.

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