L. XII, ch. 8. — 2. Voy. ta rartp do Hamiiton
3. Der Zug der Zehn Tauseml, geographisch erlauicrt. LiMpzij;, 1800 (p.
t-il point à désigner les ruines visibles un peu au-dessus du Tchoruk-Su (L}cus), restes apparents de l'ancienne Tripolis, pour le lieu où CjTus passa le Méandre.
J'ai employé comme élément de Tidentiflcation de Colosses avec les ruines parcourues par Hamilton la position de Célènes; mais celle-ci n'est pas difficile à établir directement : il n'y a point ici de cercle vicieux. On peut même dire que, sauf la conservation du nom ancien dans les temps modernes, toutes les garanties de la géographie comparée se trouvent réunies pour assurer la position de cette ville. Il est vrai que Xénophon indique 20 parasanges de Colosses à Célènes, et que la route naturelle, tracée assez directement par les montagnes à gauche et le lac à droite, n'en donne pas plus de 14 (environ 70 kilomètres); mais le terrain est fort inégal, comme nous Ta fait remarquer Hamilton, et les parasanges pouvaient être la des parasanges de petite mesure. Or î'épigrapliie et la description des lieux sont décisifs. Strabon nous dit en effet\ P qu'Apamée s'étend au pied de la colline de Célènes, où la ville s'élevait autrefois, mais dont Antiochus Soter transporta les habitants dans l'emplacement actuel, en lui donnant le nom d'Apamée; 2" qu'elle est traversée par le Marsyas, petite rivière au cours rapide, qui prend sa source au même lieu et va tout aussitôt se jeter dans le Méandre, lequel reçoit un peu plus haut rOrgas, rivière au cours paisible. Or précisément une rivièi*e rapide, venant d'une source impétueuse, située au pied (Tun rocher voisin^ traverse Dinaïr pour aller, tout près de là, rejoindre le Méandre, dont la source n'est pas éloignée^. C'est d'ailleurs ce que disaient Hérodote^ et Xénophon **, qui tous deux distinguent du Méandre le Marsyas, désigné dans Hérodote par l'épithète de y.aTappay.TY;ç, impétueux; tous deux s'accoixient assez bien entre eux et avec Hamilton sur la source de ce cours d'eau, puisque Xénoplion la place au x^i^d de V acropole et Hérodote dans Vagora de Célènes. Hamilton fait d'ailleurs observer que, si la caverne mentionnée par Xénophon comme contenant cette source n'existe plus aujourd'hui, elle a pu être détruite par un des trembLnnonts de terre, fréquents dans cette contrée, selon Nicolas de Damas, et aussi, nous l'avons vu, selon
M. — Voy. aussi Ainswortli, Travels in the track of the Un ihousand GreekSy p. 13-15.