‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 244 sur 321 · Der Z%ig, etc., p · texte numérisé non relu

Der Z%ig, etc., p

doute, comme le dit au même lieu M. Breitenbach, ^évre "jjiupôv seclusitut insiticia, quippe propter sequentia tij ^éjjLicTYj •îjijîépqt hue transportât a, pourquoi, quand nous venons de reconnaître le premier membre de phrase pour authentique, ne pas admettre ou qu*il y a une glose de copiste, mais qu'elle consiste dans les trois derniers mots amenés par les premiers, ou mieux encore qu'il y avait dans le manuscrit original r^ V if;(Jiép(z, ce que des copistes, trompés par le sens donné à la phrase précédente, ont lu xi) </} f^nipa, lecture bien Êicile si Ton rapproche un 0 mal tracé d'un e lunaire. De cette façon, nous gagnons quatre jours démarche, soit 20 parasanges ou 600 stades, et toute impossibilité disparaît ^ C'est bien vers 42° 40 ' de longitude que les Grecs rentrent dans les montagnes pour se diriger vers le bassin de Tchoruk, et c'est bien à l'Est-Sud-Est de Trébizonde qu'ils l'atteignent.

Opérons maintenant le raccordement, et, partant de ces nouvelles données , cherchons si nous pouvons vérifier la position du mont Théchès, tant de fois cherchée par les interprètes de l'Ânabase. Les études précédentes nous ont amenés à considérer comme assez probable la position de Gymnias dans le district d'Adjara, au Nord des monts Arsian. Or si l'armée partant de là a marché pendant neuf jours/ d'abord vers le Sud-Ouest, puis vers le Sud, à l'Est du Tchoruk, mais à l'Ouest des monts Moschiques de Ptplémée; si elle a ensuite passé le fleuve au-dessus de la rivière d'Ardanutsch où il doit être beaucoup moins gros et enfin marché vers l'Ouest à travers le canton de Livaneh, pour gagner le mont Khatsckhar, elle n'aura &it que des étapes modérées, si l'on considère qu'elle avait un guide et marchait en pays ami. Neuf étapes^ en effet, ne donneraient ici qu'une moyenne de six parasanges, très-acceptable en pareil cas^ si Ton considère surtout que le printemps arrivait et que l'armée avait grand'hâte de se trouver enfin dans une ville grecque. Il y a donc concordance entre les itinéraires partant de Gymnias et de Trébizonde pour déterminer la position du mont Théchès, sauf une difficulté toutefois : du pied du Khatschkhar^ il y aurait environ 10 parasanges à feire pour gagner le confluent du Djimil-su, et Xénophon dit qu'il atteignit la rivière le premier jour. Mais le premier jour efiectivement il a dû l'atteindre et

1. On pourrait môme admettre ici dix-huit jours de marche au lieu de neuf, si l'on comparait au relevé des marches exprimées, de Gunaxa à Gotyora, le total énoncé au chapitre 5 du livre V; mais il est bien possible qu'il y ait erreur de compte.

graphie actuelle : l'un est le cap Yéros, l'autre correspond au cap Kéréli. L'embouchure du Kérasoun est à H ou 12 kilomètres, ou 62 stades environ, de chacun d'eux, et la distance de Trébizonde est de 46 kilomètres, ce qui n'est certainement pas exagéré pour trois marches, tandis que Kérasoun se trouve à près de 100 kilomètres plus loin, soit en tout environ 140; encore une fois, pour des soldats et leurs bagages, c'était trop en trois jours, dans un pays difficile, quand d'ailleurs rien ne les pressait désormais beaucoup. Nous verrons d'ailleurs, dans un instant, une confirmation et une explication de ce transport du nom de Kérasonte d'un point à un autre.

Les Mossynoeques, peuple que le Périple, dit de Scylax, et plusieurs géographes anciens signalent aux environs de Trébizonde *, essayèrent ensuite d'arrêter la marche des Grecs, mais un accord fut conclu à la suite d'une entrevue. Les Grecs intervinrent même dans les troubles intérieurs de cette petite nation, ce qui, ayant dû déranger la marche de l'armée, laisse un certain vague et en même temps une certaine latitude dans l'interprè* tation des huit étapes qui la conduisirent chez les Chalybes, occupés à l'exploitation du fer et assujettis aux Mossynoeques*.

• De là, ils pénétrèrent dans les plaines des Tibaréniens, peuple maritime que le Périple de Scylax met à l'Est des Chalybes *, mais, si cette fraction détachée du peuple Chalybe ne se composait^ comme il semble, que d'un groupe de femilles d'ouvriers, il est aisé de comprendre qu'ils aient changé de résidence suivant l'opportunité de leurs travaux ou la faciHté de leurs relations avec les gens du voisinage*. Deux marches conduisirent l'armée dô la frontière des Tibaréniens à la ville grecque de Kotyora, colonie de Sinope, sur la côte de Tibarénie ^.

Kérasun ayant aujourd'hui encore des murs d'appareil

• hellénique®, on pourrait penser que c'est là qu'il faut placer cette nouvelle colonie , mais ce serait une erreur. Strabon nous dit en effet que Kytore était, de son temps, une petite ville, située à l'Est du cap Yasonium et du port de Genète'^, et qui avait

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