IV, 22, 1. (3onf. IV
guerre de Dacîe à la fin* de 102 et partit pour la seconde en 106. Il faut donc placer en 103 ou en 104 le procès de Bassus, qui, poursuivi sur la plainte des habitants de la Bithynie au sujet de Tadministration de cette province, dont il avait été proconsul, fiit défendu avec succès par Pline ^ C'est probablement le même C. Julius Bassus qui, comme nous venons de le voir, fut consul en mai 105, de sorte que le procès qui lui fiit intenté ne peut l'avoir été cett^ année-là. On trouve cit^ dans Pline, comme consuls désignés de l'année où Bassus fut accusé, Baebius Macer, G. Caecilius Strabo et Caepio Hispo ^, auxquels il faut ajouter encore Rubrius Gallus, qui, on en a la preuve, fiit consul avec Caepio Hispo ^. Mais jusqu'ici on n^a pu déterminer plus exactement les dates de leurs consulats. — Nous pouvons encore moins indiquer l'année du deuxième consulat d'Arrius Antoninus , grand père d' Antonin le Pieux , qui fut consul pour la première fois en 69, et qui est mentionné dans la troisième lettre de notre livre comme un homme fort âgé, qui avait été deux fois consul et proconsul d'Asie*. — Q. Sosius
1. Les ada de Bassus furent cassés par le Sénat (ad Trokm, 56, 57); mais la sentence fut prononcée uUva dignUate («p. IV, 9, 16; conf. 18, 22; YI, 29, 10).
2. Baébius Macer est appelé formellement cos. dei, (IV, ep. 9, 16; cf. 12, U); de même C, Caecilius Strabo, Vf, 17, 1, qui est aussi cité IV, 12, 4, avant Macer. La môme chose est au moins très-probable pour Caepio Hispo (M, Appulehu Proculus C, F. Tiberius Caepio Bispo d'après Tinscription Orelli, 3670, cf. Roem. Forsch. I, 51); car, dans la lettre IV, 9, 16. ils figurent parmi les pri^miers votants. VaUrUu Paulinus est aussi placé d'ordinaire parmi les consuls de ces années-là, parce que Pline (IV, 9, 20) le cite comme ayant présenté un amendement; mais il peut trte-Men avoir fait cette proposition comme consulaire.
3. Dig, XL, 5, 26, 7 : temporibus dàvi Traiani sub Rubrio 6aUo et CaéUo (plutôt Caepione) ffispone contulibus. On place ordinairement ce sénatusconsulte Rubrien avant 101, parce qu'il eét plus ancien que le sénatusconsulte Artlculéien (Dig. XL, 5, 51, 7). Mais ce dernier peut dater aussi bien de l'an 123 que de Tan 101, car en 123 Q. ÀrUculeku Paelkius était consul ordinaire ; et comme le sénatus-consulte Rubrien, d'après ce qui résulte du texte de Pline, est postérieur à l'an 101, cette dernière date est seule admissible. Le sénatus-consulte Dasumien remonte par conséquent aux années 104 à 123, et comme le suppose Rudorff {ZeiUdw, fUr geich, JRechUwiss, XII, p. 308) il ne serait pas impossible qu'il fût dû à l'auteur môme du fameux testament conservé par une inscription et qui porte le nom de Dasumius.
4. Tacite, Hisi. 1, 77, mentionne son premier consulat On a Tbabitude de placer le second en 97 ou 98, parce que les fastes de Prosper intercalent entre 97 et 98 un consulat Sabine et Antonino; mais ces liauz consulats
Senecio est cité dans la lettre 4 comme gouverneur d'une province; la date de ce gouvernement ne peut non plus être déterminée exactement ; mais si elle se rapporte aux années 103 ou 104, elle se place, conformément à l'usage, entre les deux consulats.
Un seul passage semblerait s'opposer à l'admission de l'année 105 comme étant celle où fut publié ce livre; dans la lettre 15, Pline prie C. Minicius Fundanus ^ si, comme il le suppose, ce dernier est nommé consul pour l'année suivante^, de prendre pour questeur Asinius Bassus, qui était déjà questeur designé. Or Fundanus fut en effet consul, mais seulement, selon toute apparence, en juillet et août 107 ou 108, avec C. Vettennius Severus^. Mais cela n'empêche pas d'admettre que Pline ait écrit sa lettre en 104 et se soit attendu à la nomination de Fundanus pour l'an 105. Lorsqu'il l'écrivit, les questeurs
de Prosper ne proviennent pas de consuls non êponymes de la môme année, ils sont de pure invention.; voy. Borgbesi, BiUlet. 1853, p. 188.