Sidoine Apollinaire, Ep. IX
2. IVoir leB préfaces de sa petite édition de Pline le Jeune (Leipzig, Teubner, 1858), p. xiii, et de sa grande édition (ib., id., 1870), p. xxzviii.1 Il est possible que les premiers éditeurs se soient permis de petites transpositions, mais en tous cas, il n'y en a pas eu de considénbles, car Tordre, tel qu'il est, se Justifie pleinement; il n*est dû ni au hasard ni à une reconstruction opérée par les savants.
de Calpurnius Macer, qui commandait dans la provinee la plus rapprochée ^ et avait sous ses ordres des légions dont il détacha un centurion à Byzance pour surveiller les soldats de passage '. Byzance était dans la province de Pline et ceUe que gouvernait Calpurnius ne peut avoir été que la Mésie Inférieure. Or, parmi* les inscriptions de cette province il s*en trouve une dédiée à Trajan en 112, sous le gouvernement de P. Calpurnius Macer Caulius Rufiis ^. Ainsi l'époque de la l^ation de Pline se trouve approximativement déterminée, puisque les légations impériales duraient en moyenne deux ou trois ans. Les autres données concordent avec ce témoignage positif. Lorsque Pline vint prendre le gouvernement de la Bithjmie plus de deux années s'étaient écoulées depuis que Bassus l'avait quittée^; il ne peut donc y être venu avant l'an 106 (p. 16).
Pour quiconque connaît la manière de Pline et se rappelle combien de fois, dans le recueil principal, il fait allusion à son tribunat militaire en Syrie et aux afibires de Bithynie, le silence qu'il y observe à l'égard de sa légation de Bithynie prouve que le recueil était déjà entièrement publié lorsque Pline fut investi de cette fonction. On en a une autre preuve dans le fait suivant : le grand père de la femme de Pline, Calpurnius Fabatus, le même qui fut poursuivi en 65, sous Néron, pour avoir caché certaine liaison incestueuse dont il avait connaissance^, est mentionné dans le recueil principal comme un homme fort figé il est vrai ^, mais jusqu'au VHP livre comme vivant encore'''; or, dans la dernière lettre de la correspondance avec Trajan, Pline s'excuse d'avoir permis à sa femme de faire usage des postes impériales pour retourner en Italie auprès de sa tante; ce voyage était motivé par la mort subite du grand père de sa femme. — Le recueil principal, tel que nous le possédons maintenant, n*ayant