Pardessus, DiplomatUy chartae^ etc, t. II, p
3. Ibid. Prolégomènes, p. 83; t. II, p. 13. 11 est à remarquer que les clépondances de Germigny indiquées dans les diplômes de Childéric II et de Dagobert II sont les mômes que dans la charte de Grimoald. On n'y remarque point toutefois Terron-sur-Aisne lequel, on s'en souvient, n'avait pas été donné à Grimoald par le roi.
4. Pardessus, Diplomaia, chartae, etc. t. Il, p. 176. Voir pour la date le recueil de Bréquigny, Diplomata, chartae^ etc., t. I, p. 282.
5. Mabillon. Annales ordinis sancti Benedicti, t. II, p. 712. La situation de Villedommange dans le pagus Remensis est encore indiquée dans un diplôme accordé par Gharles-le-Ghauve au monastère de Gharroux à la demande de Tabbé Guillaume (/^ecueiï des historiens de France), t. VllI, p.GI2).
cant. (le Ville-en-Tardenois), dont la paroisse, au xiv® siècle, était encore à la présentation de l'abbé de Charroux ^
7. La vie de saint Trésain publiée pour la première fois par Colgan et qui, de l'avis de cet éditeur, aurait été écrite au viii® siècle*, nous parle aussi du Rémois. Trésain, écossais de nation, venu en Gaule avec ses six frères et ses trois sœurs, se mit au service d'un habitant dapagus Remensis. Celui-ci crut ne pouvoir faii'e qu'un porcher de cet étranger, auquel la langue franque était peu femilière, et Trésain garda les pourceaux de son maître dans un lieu nommé Mutiniacus^ où il y avait une église dédiée a saint Martin. Un passage de cette vie que nous reproduisons en note ^ place Mutigny **, car tel est le nom moderne du lieu où résidait Trésain, dans le 2^cigus Reinensis,
8. Un diplôme des empereurs Louis et Lother, que l'on rapporte à l'an 818, confirme à l'église de Reims la possession de divers biens dont ces princes viennent d'ordonner la restitution^. Parmi ces biens, il y en avait qui étaient situés dans le pagus Remensis, à la villa Lucicla et à Proviliacum, La villa Lucida n'est autre que Ludes ou plutôt Lude, comme on écrivait jadis ; ce village fait partie du canton de Verzy (Marne, arrondissement de Reims). Quant à Proriliacum, c'est aujour-
1. Varin, Arch, adm. de la ville d^ Retins, t 11, p. 105-1 et 105G.
2. Colgan, Acta tanctorum Uibemix, cité par les BoUandistes. Les Bollandistes n'admettent pas cette date du viii* siècle et croient que la vie de saint Trésain est antérieure à GCO. lis se fondent sur ce que Trésain reposait dans Tabbaye d'Avenay, laquelle n'est pas mentionnée par le biograpbe, et concluent de ce fait que Thagiographe a composé son œuvre avant Gbildéric 11, sous le règne duquel fut fondé ce monastère. Mais ces raisons ne sont pas admissibles; car il est question dans la vie de Trésain de Tabbaye d'Hautvillers dont rétablissement est contemporain de celui d'Âvenay : a Doinde propositum est, ut ferretur ad Altivillarense cenobium » {Acta Sanciorum, t. 11 de février, p. 55). »
3. tt Adhaesit uni regionis incolarum, in pago scilicetHemensi super Ma- » ternam fluvium. Et cum vidisset eum dominus ejusScotorum génère » natum et francigenae linguae penitus inscium, commisit illi peculium » porcorum quod vilius est et sordidus in omni génère gregum... In eo » igitur loco custodiebat gregem predictus domini famulus. Est locus » qui dicitur Mutiniacus ubi est ecclesia in honore beatl Martini dicata Q {Acta Sanctorum, t. Il de février, p. 54).
4. Mutigny, Marne, arrondissement de Reims, canton d'Ay. L*église de ce lieu fut toujours consacrée à Saint-Martin (Varin. Archives administratives de la ville de Reims, t. II, p. 1121 et 1122).
5. Le texte de ce diplôme nous a été conservé par Flodoard {Historia Remensis ecclesiae), 1. II, c. XXIX).
d'hui Prouilly* (Marne, arrondiss. de Reims, canton de Fismes).
9. Par un acte d'échange daté du 4 juillet 854, entre Louis, abbé de Saint-Denis, et Betto, vir inluster, celui-ci abandonna à Tabbaye de Saint-Denis ses possessions in pago Reniensi^ in villa Bromereicurtis et in villa Frigili, consistant en quatorze manses et demi , une église et soixante serfe (mancipii) de l'un et l'autre sexe^. — S'il est facile de fixer la position de Bromereicurtis, aujourd'hui Berméricourt (Marne, arr. de Reims, canton de Bourgogne), il l'est moins de dire quel est le lieu qui représente Frigilus. Toutefois, comme Frigilus a dû former i^roiï ou FreP, il n'est pas impossible qu'il s'agisse ici de Fresnes'*, village qui n'est éloigné de Berméricourt que de sept kilomètres ; en ce cas le nom de Frênes, qui semble de prime abord dérivé de Fraxini, résulterait d'une mauvaise prononciation de Frel ^ (Frigilus),
10. Par un diplôme du 20 juin 867, Charles le Chauve donna à l'abbaye de Saint-Maur-les-Fossés, pour la dédommager des dévastations des Normans, certains biens in quadani villa in Remensi comitatu sita, oui est vocabulum Floriacus ®. Il faut, pour traduire ce nom, se prononcer entre Fleury-la-Rivière (Marne, arr. d'Epernay, canton de Dormans) et le Petit-Fleury, autrefois Fleury-la-Montagne (comm. de Sermiers, même départem.). Mais le doute n'est pas permis : c'est de Fleury-la-Rivière qu'il est question; en effet ce village est une des très-rares paroisses de l'ancien diocèse de Reims dont l'église est sous l'invocation de saint Maur"^, et il est vraisemblable que ce vocable est dû à la possession de Fleury par les religieux de Saint- Maur-les-Fossés.
1. Adrien de Valois (NotUia GalL, p. 470) dit que ce lieu n*est autre que celui où 8*èleva la célèbre abbaye de Preuiliy : « Frodoardus in pago a Remensi ponit, locum abbatiœ titulo illustrem vulgo Preuilli, » Pour montrer combien cette assimilation est fausse, on n*a qu'à faire remarquer que cette abbaye du diocèse de Sens était située sur le finage d*EgIigny (Seine-et-Marne, arr. de Provins, cant. de Donnemarie-en- Montois).