‹ Études sur les pagi de la Gaule (volume 3)Chapitre 35 sur 321 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

4. Ce testament se trouve dans VHistoria Remensis ecclesiae de Flodoard (I. ], c. 28). Reproduit dans un certain nombre de recueils du xvii*. et du

gny (Ardennes, arr. et cant. de Réthel); Balatonium serait Balham (Ardennes, arr. de Rethel, cant. d'Asfeld*). Lenonciation Balatonium sive Plerinacum indique certainement qu'il ne faut pas chercher loin de Balham l'emplacement de Plemyia-cum; Plerinacum est peut-être Plenoy ^, château de la commune de Proviseux (Aisne, arr. de Laon, cant. de Neufchâtel). Plenoy était, il est vrai, situé dans le diocèse de Laon, mais sur la lisière de celui de Reims et il n'est distant de Balham que de dix kilomètres à peine. — Nous ne savons où trouver Vaccu-^ liacum^. Quant à Vicus... in Poy^tensi que les traducteurs ont considéré comme un nom commun*, ce lieu ayant été destiné par saint Remy à l'église où il recevrait la sépulture, fut par conséquent dévolu à la petite église de Saint-Christophe, qui devint plus tard la célèbre abbaye de Saint-Remy de Reims •' ; il n'est

xvm* siècles, il a encore été réimprimé plusieurs fois dans le cours de notre siècle; ainsi, en 1837, il a été publié dans la Chronique de Champagne (t. II, p. 330 à 344 et 390 à 403); en 1839, par Varin {Arch, adm, de la ville de Reims, 1. 1, p. 2-23) et, en 1840, par Pardessus (Diplomata, charlae, epistolae, leges, etc., 1. 1, p. 81-91. — On le trouve aussi avec une traduction par Mario t dans Touvrage du savant bénédictin {Hist, de la ville, cité et unie, de Reims), publié de 1843 à 18i6 par Tacadémio de Reims (t. 11, p. 123- 155).

1. Marlot (édit. française) et le chanoine Lacourt traduisent Balatonium par Balahan (Balham); les modernes tels que Varin préfèrent Bâlons (Ardennes, arr. de Mézières, cant. d'Omont) jadis Baalonnum et Baalon (pouillés du xiv» siècle, chez Varin, Arch, adm., t. 11, p. 1103). Ces anciennes formes orthographiques du nom de Bâlons semblent indiquer la chute d*un d ou d'un t qui séparait les deux voyelles de la première syllabe. Dans le nom de Balham (Ballehan)en 1346 (voirie compte des décimes publié par Varin), la dentale devait au contraire se trouver dans la seconde partie du nom; aussi n'hésitons-nous pas à adopter ridentité de Balatonium et de Balham.

2. 11 est probable que Plerinacum et le lieu mentionné dans les Miracles de saint Gibrien (écrits en 1145) sous le nom de Plerneyum {Acta sanctorum, t. Vil de mai, p. 647) sont identiques. L'ancienne version française de cet ouvrage rend Plerneyum par Plergny, localité introuirable ; mais cette traduction n'a certainement pas plus de valeur que celle de Marlot et de Lacourt qui traduisent le nom de Plerinacum par Plérigny, sans s'inquiéter s'il existe un lieu de ce nom.

3. Les éditeurs de Flodoard pour l'académie de Reims (t. 1, p. IIO) se demandent si ce ne serait pas Vailly (Aisne); ce village était le chef-lieu d'un des doyennés du diocèse de Soissons et il est impossible qu'il ait dépendu du Porcien.

4. Marlot et Lacourt traduisent vicus par « un village » et M. Lejeune (édit. de Flodoard publ. par l'académie de Reims) par «le village de.... •

5. C'est dans l'église de Saint- Christophe que fut enseveli saint Remy (Flodoard, 1- I, c. 17).

donc pas douteux que ce ne soit Vieil-Saint-Remy, Vi(ms sancti Remigii (Ardennes, arr. de Réthel, cant. de Novion), village qui figure déjà dans le polyptyque comme chef-lieu d'un des fiscs de Tabbave de Saiut-Remv^ — Blandibaccius villa est, de Tavis de tous les commentateurs, Blombay (Ardennes, arr. et cant. de Rocroy), Tun des villages de la terre des Potées, terre dont la seigneurie appartint constamment an chapitre métropolitain de Reims.

Flodoard nous apprend que la mère de saint Rigobert, évêque de Reims de 696 à 733, était originaire du tpvritorhim Poy^tense*^, et, qu'au temps de ce prélat, Abbon donna à l'église de Reims ses biens situés in jmgo Portensi, villa Augusta^, Augusta est devenu Aouste (Ardennes, arr. de Rocroy, cant. de Rumigny).

Le même auteur rapporte une donation faite par Charles le Chauve à l'église de Saint-Remy, sur la demande d'Hincmar, de certains biens sis ni l^ogo Portinsi in inlla Baildronis Curie. . . rf, in Dodelini Monte, . . atque in Valdonis Curfe'^,lSo\is n'osons rien proposer pour la traduction de ces noms^\ Est-il même certain que Flodoard ait écrit Portinsi? Les éditeurs signalent, en effet, la variante Perthinsi, et si cette leçon était la véritable, il s'agirait du Perthois, au diocèse de Chàlons, ce qui changerait complètement la question.

La chronique de Flodoard relate, sous l'année 933, la destruction pai' Richer, évêque de Tongres, d'une forteresse que le comte Bernard avait construite h Archeiae, in pago Porcensi^ sur des terres de son église^. Archeiae, en français Arches,

1. Voyez les anciennes formes du nom de Vieil-Saint-Remy, plus haut, p. 37, n. 4.

2. « Beatus Rigobertus, in regione. Ribuariorum nobili prosapia

» genitus; pâtre siquidem ex eodom pago nomine Constantino, matre » vero ex Portensi oriunda territorio (liv. Il, c. 2). » L'auteur de la vie de saint Rigobert emploie à peu près les mêmes expressions (Acte sanctorum, t. 1 de janvier, p. 174).

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