Flodoard, Historia Reinensis ecclesiae, 1. II, cil
4. « Flodoardus in libro II Historiae Remensis Gartobram in Tardonensi » nominat, Chartreuve; Villam Turbam, Vill€'{sur-]Tourbe\ villam Braca- • netum super lluvium Rotumnam, alias Bracanetum, Bricquenay; Bobi- B liniacam super Suipiam, Boul-sur-Suippe » (Notiiia Galliarum^ p. 544).
Sous répiscopat du même Rigobert, un abbé du nom d'Âdon donna à la matricule de l'abbaye de Saint-Remy diverses terres inpago Tardonensi in villa Çomeciaco; mais nous ne savons quelle est cette localité *.
Dans le chapitre consacré à Tilpin, l'historien rémois rappelle un diplôme du roi Carloman, fils de Pépin le Bref, « pour les 4( soldats qui résidaient à Cruciniacum, à Cw^bavilla^ et dans < tout le Tardenois, dans la terre de l'église de Reiras *. » Nous avons déjà vu, dans un autre passage de Flodoard, Cruciniacum ^Crugny) et Curbavilla (Courville) mentionnés comme appartenant au Tardenois.
6. Nous possédons deux chartes émanant d'Adalbéron, archevêque de Reims; l'une, relative à l'établissement de moines à Mouzon, est rapportée dans le Chronicon Mosomense^; l'autre concerne la dotation du nouveau monastère^. On trouve dans ces deux actes la mention de leur lecture publique au concile provincial réuni en mai 973, apud Monteni sanctae Marias, inpago Tardanensi, Cette localité est aujourd'hui le Mont-Notre-Dame (Aisne, arrondissement de Soissons, canton de Braisne.)
7. On conserve une lettre de convocation pour un concile provincial adressée aux évèques de la province de Reims au nom de l'archevêque Adalbéron, par le célèbre Gerbert ; cette lettre est, paraît-il, de 985. Le lieu de la réunion est également fixé au « Mont-Sainte-Marie de Tardenois ^. »
8. Le dixième chapitre du polyptyque de Saint-Remy de Reims donne les noms de vingt-cinq localités situées dans le pagus Tardanensis :
1. Flodoard, Historia Remensis ecclesiae^ h II> cil. L'académie de Reims suppose que ce nom est altéré et qu'il faut peut-être lire Cmneciaco (Crugny); nous ferons observer que les anciens noms de Crugny sont Crusciniacum ou Cnisniacum et que, par conséquent, il faudrait supposer, en outre, un déplacement des consonnes n et c.
2. a Item, aliud [praeceptum] de bis qui in Cruciniaco, Curba Villa, vel « in omni page Tardonensi, infra terram Remensis ecclesiae residebant • (Flodoard, Historia Remensis ecclesiae, 1. II, c. 17).
3. Chronicon Mosomense dans le Spicilegium de d'Achery, édition in-fol., t. II, p. 571.
4. L'original de cette charte est conservé à la Bibliothèque nationale : collection de Champagne, t. 150, pièce I*
5. a Locus loquendi, Mons Sanctae Mariae Terdonensis; tempus III » idus decembris » Œuvres de Gerbert, édition Olleris, p. 46).
Pamlle[i]um, Poilly (Marne, arr. de Reims, cant. de Villeen-Tardenois.)
ArUenaium. Anthenay ^ (arr. de Reims, canton de Chàtiflon.)
Awennatum, Aougny * (arr. de Reims, canton de Ville-en- Tardenois.)
Laget^eiutn, Lagery (arrond. de Reims, canton de Ville-en- Tardenois.)
Baconi villa, suivant Duchesne; Baill. , suivant la copie publiée par M. Guérard^. Ce nom peut se traduire, avec vraisemblance et en tenant compte du territoire où nous devons le chercher, par Bayon, ferme de la commune de Mareuil-en-Dole (Aisne, arr. de Château-Thierry, cant. de Fère-en-Tardenois). Dans ce cas, vUla ne ferait pas partie du nom de lieu; ce ne serait qu'une qualification.
Curmizellae ^.
Villetta. ViUette (Marne, arr. de Reims, canton et comm. de Fismes.)
Missonia.
Sumeiuni ^.
Catin *.
Çaringae. Seringes (Aisne, arr. de Château-Thierry, cant. de Fère-en-Tardenois) ; la première forme vulgaire de ce nom a été nécessairement Cheringes,
Savineium, Savigny-sur Ardre "^ (Marne, arr. de Reims, cant. de Ville-en- Tardenois.)
1. M. Guérard, tout en préférant cette traduction, propose également ÀDtbeny (Ardennes).
2. M. Guérard rapproche du nom d'Awennaium, Aougny (Marne) et flauviné (Ardennes).
3. Suivant l'éditeur du polyptyque, ce nom devrait être luBat/Zi ou Ballioli et il s'agirait de « Bailleux-sous-Cbdtillon. » Je ne crois pas que Ton eût abrégé de cette façon le nom de Ballioli; mais lors même qull s'y trouverait en entier, on pourrait hésiter dans la traduction de ce nom entre deux localités évidemment situées dans le Tardenois, Baslieuxles-Fismes et Baslieux. commune d'Arcis-le-Ponsard (Marne).
A. t Courcelles-lès-Rosnay, Marne. » — Guérard.
5. L'édition du polyptyque désignant ce village parmi ceux du Porcien, M. Guérard hésite entre Sugny (Ardennes) et Sorny (Aisne, comm. de Terny).
6. M. Guérard propose, avec un point de doute il est vrai, Le Chêne, chef-lieu d'un canton de l'arrondissement de Vouziers (Ardennes); cette hypothèse doit être absolument rejetée, à cause de l'éloignement du Chêne et aussi à raison du nom latin de cette localité, Quercus.
7. Sevigny et Savigny-sur-Aisne, tous deux du département des
Luniacwn^. Il aurait peut-être fallu lire Luviacum qui se rendrait en français par Lhuys (Aisne, arr. de Soissons, canton de Braisne), de même que Croviacum se rend par Crouy.
Juviniacum. Juviniacum se rend ordinairement dans les provinces du nord par Juvigny et, dans la région qui nous occupe, nous trouvons deux localités de ce nom ; mais ces deux localités n'ont jamais pu faire partie du Tardenois, Tune étant située près de Soissons et l'autre non loin de Chàlons-sur-Marne. Serait-il question ici de Jouaignes dont le nom serait dérivé de Juviniacum, comme Payerne de Paterniacum^'i Jouaignes (arrond. de Soissons, cant. de Braisne), était une paroisse de l'ancien archidiaconé de Tardenois, au diocèse de Soissons.
C. circa Remis ; M. Guérard suppose qu'il faut peut-être lire campus ou campi circa Remis, mais il se pourrait que ces mots provinssent d'une leçon fautive.
Aviolae ^ .
Alabeium,
Coy^chereium, le même évidemment que le Corcheracum du jBsc abbatial de Gueux ^. Cucliery (Marne, arr. de Reims, cant. de Châtillon.)
Pons Salcidi ^.
Mons sanctae Mariae. Nous avons déjà rencontré le nom de Mont-Notre-Dame à la date de 973.
Mons sancti Martini. Mont-Saint-Martin (Aisne, arr. de Soissons, canton de Braisne), à peu de distance du précédent village ^.
Pars. Pars (Aisne, arr. de Soissons, cant. de Braisne.)
Ardennes, sont indiqués ici par M. Ouérard qui, sur la foi de la copie du polyptyque, croyait Savineium en Porcien.
1. Le commentateur du polyptyque a placé au-dessus du nom de Luniacum, la glose « Luny ou Logny » et M. Guérard en a fait Logny (Ardennes, cant. de Château-Porcien.)
2. Payerne, au canton de Vaud (Suisse), est nommé Paterniacum dans un diplôme de 967 (Dom Bouquet, Becueil des historiens de France, t. IX, p. 699). — La traduction de Juviniacum par Jouaignes est admise par Valois {Notilia Galliarum, p. 258).
3. Aviola sttper Mosam, dans l'édition de M. Guérard qui traduit ce nom par Les Ayvclles (Ardennes).