Voyez plus haut la note 1 de la page
2. « Prioratus de Viîlari in Tardonio, » comm. du XIV» siècle. (Varin, Archives adm, de la ville de Reims , t. 11, p. 634.
3. Bn 1661, le doyenné de Fère-en-Tardenois fut formé d'un démembrement du doyenné de Bazoches et le doyenné de Neuilly-Saint-Front d'un démembrement de celui d'Oulchy (Desnoyers, Topographie ecclésiastique de ta France, p. 171).
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convaincre par Texamen de la carte, était complètement étrax au pagus Tardmensis, On doit, au contraire, considère doyenné de Bazoches comme formant la partie occidentale d pays, car, A-ers presque toutes les limites de cette division ec siastique, on retrouve quelque localité du Tardenois ; quan doyenné d'Oulchy , nous espérons pouvoir montrer, dans des éti ultérieures, qu'il représentait un pays tout différent, TOrcec
Nous devons répondre d'avance à une objection qu'on pour fonder sui» la présence, dans une partie du diocèse de Sois! étrangère à rarcliidiaconê du Tardenois, de cinq villages suivant certains documents, faisaient autrefois partie de n pagus; nous voulons parler d'Anthenay, Cucliery, Orquig Passy et Villers-sous-Châtillon , toutes anciennes paroi du doyenné de Dormans dans Tarchidiaconé de Brie. C anomalie est une conséquence de la disparition précoce pagus Otmensis et du pagus Baginsonensis, déjà rapp h propos du Rémois. Ces divisions étant inconnues au ré( teur du chapitre X du polyptyque, composé vers le milieu onzième siècle, il attribua les localités qui en dépenda aux àeMTipagi les plus voisins, le Rémois et le Tardenois; c pour cette raison que nous trouvons Anthenay (Antenaiun\ Cucliery (Corcheracurii) indiquées dans le polyptyque coe dépendant du Tardenois. Les documents du xvi® siècle qui pla^ Orquigny, Passy et Villers-sous-ChàtiUon dans le Tarde; sont encore plus excusables : à cette époque les noms d'Oi et de Bainsonois étaient complètement oubliés.
Nous avons négligé jusqu'ici d'examiner l'origine du i du pagus Tardimmsis . Il est évident que Tardenois est ailjectif formé du nom du chef-lieu de ce pays ; et, si préfère aux différentes variantes de la dénomination du pa^^ la forme Tardunensis qui se trouve dans Flodoan
1. Si Ton s'en rapportait aux Arch. législatives de la ville de Reim Varin (l'* partie, p. 583), on pourrait croire que, dans une enquèt 143Î, Oulchy est nommé Ouchie-en- Tardenois; mais ce surnom, p entre crochets, est une addition de l'éditeur de la pièce. Cependant dire de M. Desnoyers, les pouillés feraient suivre le titre du doye d'Oulcliy des mots in Tardano {Topographie ecclésiastique de la Fra p. 170); mais nous croyons presque inutile de faire observer que mots, dans un pouillé, ne font qu'indiquer la situation du doye d'Oulchy dans l'archidiaconé de Tardenois.
2. Historia Remensis ecclesiae, 1. III, c. 26. — Dans notre étude sur I tenois nous avons admis la forme Stadunensis comme la dénomina ancienne de ce pays, que l'on nommait aussi Stadinensis.
de ce chef-lieu serait Tardunum, vocable d'origine ^^i^j-txe appartenant certainement à une localité construite sur une élé'vation (rfim). Les documents du moyen-âge et la topouymi^ moderne ne nous fournissent, dans l'étendue du Tardenois, aucvLXi nom de lieu ayant quelque analogie avec cette dénomination ; le nom de Tardunum a donc dû disparaître avant rétablissement de la féodalité.
Il serait difficile dans l'état actuel de la science de fixer Teinplaeemexit de ce lieu. Cependant, bien que n'ayant pas la prétention de résoudre le problème, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer qu'un village du TardenoisS dont l'église est située sur un mamelon k la droite de la Muze, affluent de la Vesle, c'est-à-dire dans une position analogue à celle qu'indique la seconde partie du nom de Tardunum, avait dès le x'' siècle une certaine importance. En effet, il se tint sous l'archiépiscopat d' Adalbéron (969-988) plusieurs conciles provinciaux à Mont-Notre-Dame^ {Mons Beatae ^aHaé), ou plutôt^ comme on disait autrefois, au Mont-Sainte- Marie-Madeleine ^. Le nom que portait ce village était alors assez ^•écent ; il avait été emprunté au culte que Ton rendait à sainte Marie-Madeleine dans une église collégiale^ dont une vie de Gérard de Roussillon, écrite au \if siècle, attribue la fondation à ce nèros légendaire'*. Est-il vrai que le comte Gérard, contempo- ^în de Charles le Chauve et prototype de Gérard de Roussillon, "^t possesseur du château de Mont-Notre-Dame qu*il aurait laissé
^- Ce village, Mont-Notre-Dame, est indiqué par divers documents du x* siècle comme appartenant au Tardenois. *î. Voyez sur deux de ces conciles, p. 90 de ce mémoire. ^- Le nom de Mont-Notre-Dame est inexact, car l'église du lieu est toujours placée sur l'invocation de sainte Marie-Madeleine (Houillier, Eiatecd^^^astiqut du^dioccsede Soissons, p. 291) et le village devait à cette circonsi*^^ le nom de Mont- Sainte- Marie-Madeleine, d'où, par abréviation, Mani- S^'^'^'Marie. Nous trouvons, en 1257, un « G. dccanus ecclesie de Monte B^e Marie Magdalene, Suessionensis dyocesis » (Archives de Reims, fonds de S. Denis de Reims, liasse du Mont-N.-D.); en 1229, « Willelmus, de Mfmie Béate Marie, decanus » (Ibid.y, en 1240, « A., de Monte Béate Marie, decanus humilis » {Ibid,). Lorsque le vulgaire oublia le surnom de cette Marie, il la confondit avec la mère du Christ et le village devint k MorU-Notre-Dame; en 1294, nous rencontrons déjà une pièce commençant ainsi: « Je Simons, vicuens dou Mont-Nostre Dame » {Ibid.).
4. Suivant l'auteur de cette vie, Gérard de Roussillon et Berte sa femme auraient fondé douze monastères parmi lesquels est compté celui de jfont-Notre-Dame : « Item, aliud [monasteriumi in diocesi Suessionica, 4 itidem canonicorum ; nunc vero secularium, et dicitur ad sanctam u Mariam de Monte » (Biblioth. nation., fonds latin, n" 10930, p. 3).
à révêque de Soissons *? Le fait de Texistence d'un castrum dès le IX® siècle sur la montagne où s'élevait plus tard cette église collégiale serait un argument précieux à l'appui de notre conjecture, c'est-à-dire à l'appui de l'identification de Tardunum et de Mont-Notre-Dame ; nous ne pouvons que prier les antiquaires soissonnais de vouloir bien étudier cette question.