Carte de l'État-Major, feuilles 2i et
J- ** Tria jornalia terre arabilis sita in banno sou terrilorio dicte ville • de Summa Altéra, Remensis dyocesis », 1312 (Archives nationales, S ô03^- pièce n- 4).
6. ^luvius Bairy 973 (Flodoard, éd. de Couvenier : Appendix, p. 181). —
^ ^nibli^ur-Bair, » 1322 (Delisle, yoticesur le cariulaire du comtéde Rethel,
'l- M. A If. Jacobs {Fleuves et rivières de la Gaule et de la France au moyen- 0Çt, daos la Revue des sociétés savantes, 2* série, t. I, p. 730) remarque
BebropicvLS serait le ruisseau de Liry. Les deux localités dési — gnées dans la charte d*Adon comme annexes du domaine n*étant pas explicitement indiquées comme dépendant du pagtcs VongensiSt nous ne pouvons prétendre les utiliser pour nous aider à fixer l'étendue de ce pagus.
3. Flodoard nomme le pagus Vongensis au nombre des pagi composant le missaticum de Wulfhair, qui, avant son avènement au siège métropolitain de Reims (812), avait été institué missus dominicus sur toute la Champagne ^
4. Dans le précepte de Louis le Pieux relatif à la division de ses Etats entre ses fils, le pagus Ungensis est nommé parmi les pays de la France moyenne compris dans le nouveau royaume d'Alemanie créé pour Charles, le plus jeune des fils de l'empereur; ce pagus y est mentionné avant le pagus Castrensis et après lepagu^ Wavi^ensis^.
5. Le pagus Vonzisus figure, en 853, au nombre des pagi du missaticum d*Hincmar, évêque de Reims, de Ricuin et d'Engelscalc ^.
6. En 862, Charles le Chauve et Louis le Germanique, au sortir d'une conférence au pays de Toul, se donnèrent rendezvous sur les confins du comté de Mouzon et du comitatus Von-zensis^ ; ce lait est rapporté dans la partie des Annales de Saint- Bertin due à Hincmar.
7. Le troisième livre des Miyacula sancti Dionysii, rédigé vers 877 et probablement dans le diocèse de Reims, mentionne deux fois le pagus Vonciacus. Le 23 juin 877, une femme du nom de Ratrude, cfe Caniaca villa, de comitatu VonciacOy aveugle depuis neuf ans, aurait recouvré la vue après avoir imploré la protection de saint Denis et de ses compagnons *.
qu*il existe deux Grécy dans le département de l'Aisne; « mais, dit-U, » ces deux localités paraissent l'une et Tautre trop éloignées de Vou- » ziers pour avoir fait partie de son territoire. » !. Flodoard, Historia Bemensis ecclesiae, 1. II, c. 18.
2. Dom Bouquet, Historiens de France, t VI, p. 414. Voyez le texte du passage relatif à ces contrées, p. 35, note 2, de ce fascicule.
3. Gapitulaire de Servais (Historiens de France, t. VII, p. 614).
4. « Sicque condicentes placitum sui conventus ia future mense n octobrio in conflnio Mosomagensis et Vonzensis comitatus, ab invi- » cem secesserunt » (Annales Beriiniani, dans le Recueil des historiens de France, t. VII, p. 80).
5. Mabillon, Acta Sanctorum ordinis sancti Benedicti, m' siècle, 2* partie, p. 262. Dans le passage relatif à Caniaca villa , le nom du comté commence par un G et non par un V, ce qui a fait supposer à Mabillon que
Peix cle temps après, Guibold, aveugle, habitant la villa que ir Saidis, depotestate sancti Remigii pontificis inclyti
q^u.e in pago Vonciaco, recouvra deux fois la vue, grâce à I3. j>x*otection du même saint *. — Caniaca villa est sans doute lo grillage de Chagny (Ardennes, arrondiss. de Mézières, canton d*Omont), situé à 12 kilomètres au nord de Voncq. Quant à IsL "^^illa Saidis, nous la retrouvons dans Say, village détruit en 1650 lors de la bataille de Machaut^ ; il était situé sur le flnage de Semide^ (arr. de Vouziers, cant. de Machaut), à 18 kilom.
îron de Voncq.
leiE» xx^ots comitatus Comiacm signifiaient comté de Coucy ; mais il est Ixxipossible d'admettre cette attribution, parce que Conciacus est ^videiMinent ici un adjectif, et, si Conciacus était un nom, ce ne serait certainement pas celui de Coucy, alors Codidacum et dans les siècles postérieurs Cociacum. Nous avons donc cru devoir lire Vonciacus au lic^u de Conciacus, Le savant bénédictin traduit aussi Caniaca villa, par G tiauny qui, bien que situé dans la même région que Coucy, n'en a certaixiement jamais dépendu. D'ailleurs, le nom latin de Chauny était ^f'inM^:tcum dont 17 a subsisté dans le nom moderne en se vocalisant, ce qi*i i"*^nd improbable l'omission de cette consonne dans une forme latine d u neuvième siècle.
1- ^Btlabillon, Acta Sanctorum ortUnis sandi Benedicti, iir siècle, 2* partie, P- 363.
*^- ^labillon, en publiant son texte, crut que Saidis pouvait être Chatte près cle Vouziers; cette opinion était évidemment erronée, puisque Cfuti^^ ou plutôt Chetres, comme nous écrivons aujourd'hui, est cons* t^nnzrxent désigné en latin sous le aom de Castra (Archives de Reims: fond^ de Saint-Denis de Reims), h reconnut son erreur dans l'errata cl svapposa qu'il était question de Sef (aujourd'hui Sy), non loin du Chêne ^^^ t. rois lieues de Voncq (page 626 du volume précité). ?Jous avons tios ï-aisons pour ne pas admettre ceUe assimilation : les Miracula rapport^xit, en effet, que Guibold, privé de la lumière pour la seconde fois et a.t.t^int d'une paralysie de la main droite, dut la guérison de cette nouvelV.^ infirmité precibus Beatae Dei geniiticis Mariât in ecclesia vici nuncupaU iU'ï^^- Il est évident, d'après ce récit, que le bourg d'Arna était voisin de ^^ villa Saidis où résidait Guibold; or, le nom Ama était certainetD^^t emprunté à l'Ame, rivière qui p:end sa source, non loin de Se- 0jide. C'est peut-être le village, disparu a'jjourd'hui, de Sommarne qui, 3U XIV' et encore au xvi* siècle, avait raLg de paroisse (Varin, Archives fD^m. delà ville de Reims, t. II, p. 1114) et dont le nom indique la situation à la source de l'Ame et conséquemment dans le flnage de Saint- Etienne à Arne. D'après cela ou doit supposer que l'église du bourg ' (j'y^nuz était le sanctuaire le plus voisin de Say.— Nous empruntons la dato de la destruction du village de Say à M. Hubert {Géographie historique dit département des Ardennes, p. 475 à l'article Semide).
3. La situation de Say dans le finage de Semide est indiquée par M. Hubert (ouvrage déjà cité). — Sanson, dans sa carte du diocèse de
8. Altman, religieux d'Hautvillers ^ écrivit dans la seconde moitié du ix« siècle le récit de la translation de sainte Hélène. Il y rapporte que Tetgis, prêtre d'Hautvillers, ayant (vers 840) dérobé à Rome le corps de la mère de Constantin, revint en France, et qu'après avoir passé par Avègres, il entra dans le village de Fallesia, situé in pago Vonciaco *. Fallesia se nomme aujourd'hui Falaise (Ardennes, arr. et cant. de Vouziers) et est situé à 10 kilomètres au nord-est d' Avègres.
9. Flodoard mentionne plusieurs fois le pagiis Von-gensis. Il nous apprend, dans son histoire de l'église de lieims, qu'au VII® siècle, un homme puissant, du nom de Gondebert, et sa femme Berte, donnèrent à l'église de Saint-Timothée et de Saint-Apollinaire de Reims, une tnlla du nom de Perthae située dans le pagus Vontinsis"^ ; cette villa ne peut être que Perthes (Ardennes, arr. de Réthel, cant. de Juniville), village dont
Reims (1G56), désigne la paroisse de Semiae sous le nom de a Semide et Lez » ; ce dernier nom est évidemment une faute de gravure pour 565. Les papiers relatifs aux dîmes de Say ne forment qu'une liasse avec les titres des dîmes de Semide, dans les archives du chapitre de Reims (voyez Varin, AtcK admin. de la ville de Reims, t. J, p. ccvii). On peut remarquer sur la carte de TËtat-Major, dans la partie du fînage de Semide qui avoisine le territoire de Saint-Etienne-a-Arne, une ferme du nom de « Sçay », et il y a tout lieu de croire que cette habitation moderne a été élevée non loin de remplacement du village détruit, dont le nom se sera conservé jusqu'à notre siècle dans celui d'un lieu dit.
1. a In villa quae vulgari nomine Avorga vocatur » Acfa Sanctorum, t. m d'août, p. 613). Avègres est une ancienne annexe de Marvaux (voyez la carte de Cassini); son souvenir r'est conservé sur la carte de l'Ëtat- Major que par le « moulin d'Avègres. »
2. « A praenominata autera exiens villa (Averga) in proximam, nomine.
■ Fallesiam ingressa est (volume cité, p. 614) Interea, ceu jam dictum
»» est, aliger rumor multiplici populos sermone replens, ....Belgicae se- » cundae nobilissam Uurocordorum Rhemorum ingreditur parochiam, » nuntians inventricem ligni vitae Uelenam, eois arcibus furatam^ et in » pagum Vonciacum in villam jarn dictam Fallesiam fore advectam ■ {Ibid., p. 616).— Un peu i)lu8 loin, Altman place le lieu où était le corps de sainte Hélène, in futido Vonciaco, Par un raisonnement assez judicieux, les Bollandistes supposèrent, d'après le texte qui précède, que si Fallesia n'était pas situé dans le Rémois, il devait, du moins, se trouver en Champagne et sur la route par laquelle passa Tetgis, en revenant d'Italie ; mais cela les porta à proposer la correction de Vonciacus en Vanciacus et à croire qu'il pouvait s'agir de Vassiacum, Wassy, flaute-Marne (volume précité, p. 607).
3. Flodoard, Historia Remensis ecclesiae, l. I, c. 4. Il faut sans doute lire Voncensis au lieu de Voniinsis; on rencontre de même dans les éditions de Flodoard pagus Uriensis pour pagus Urcensis.
réglise, au xiv^ siècle comme au xvm'', était placée sous rinvocation de saint Timothée et de saint Apollinaire ^ — Dans sa Chronique, à Tannée 926, Flodoard indique le pagus Vo[ny zinsis comme limite des dévastations des Hongrois qui avaient passé le Rhin ^.
Ces différents textes nous donnent les noms de six localités du pagus Vongensis, ce sont :
Authe. Perthes.
Cha^ny. Rilly-aux-Oies.
Falaise. Say, comm. de Semide.
Les Annales de Saint-Bertin nous apprennent en outre que ce pays confinait au Mouzonnais ; elles lui donnent le titre de comté et s'accordent en cela avec les Miracles de Saint-Denis, œuvre dont la rédaction est contemporaine de celle des Annales.
n y avait donc un comté de Voncq à la fin du règne de Charles le Chauve ; mais qu'est-il devenu, quand a-t-il cessé d'exister? Cette question nous paraît aussi insoluble que celle de la constatation des causes qui ont amené la déchéance de Voncq, ce vicus gallo-romain qui, si Ton s'en rapporte au testament de saint Remy, aurait possédé une église dès le début du vi® siècle {ecclesia Vongensis)^, Dans un diplôme de 818 environ, Voncq reçoit la qualification de castrimi ^ et Flodoard le nomme muni-cipium Vongum^\ mais, postérieurement à cet historien, c'està-dire après le x** siècle, Voncq semble avoir perdu toute importanœ. On le retrouve, il est vrai, au milieu du xf siècle, parmi les localités dont les dîmes appartenaient à Tabbaye de Saint- Timothée de Reims, mais il figure alors au nombre des villages
1. VariD, Archives administratives de. la ville de Reims, t. II, p. 1103 et
2. « Hungari quoque Rheno transineato usque in pagum Vozinsem ff praedis incendiisque desaeviunt » (Chronicon Flodoardi^ anno 926).
3. Suivant ce testament, saint Remy aurait légué à cette église un champ près du moulin de Voncq : « [EcclesiaeJ Vongensi, agrum apud officinam molinarum quae ibi est constituta» (Flodoard, Hisloria Remensis ecelesiae, 1. I, c. 18.
4. Ce diplôme des empereurs Louis et Lother ordonne la restitution à l'église de Reims de divers biens, entre autres du baptistère de Voncq: « Exterius etiam in eadem parochia, in Castro Vonzensi titulum baptistf malem » (Flodoard, Historia Remensis ecelesiae, 1. II, c. 19).
5. HincmaLT obtint de Charles le Cliauve la restitution d'une cella construite en rhonneur de saint Martin m municipio Vongo (Flodoard, 1. III. c. 9).
du Porcien, au milieu d'une dizaine de localités certainement étrangères à ce dernier pagus. Ces localités, situées sans exception dans le bassin de l'Aisne et au sud de Voncq, ne peuvent jamais avoir fait partie du pagus Porcensis comme le prétend le polyptyque ; leur position suflBt pour démontrer que la plupart, sinon toutes, dépendaient jadis du pagus Vongensis. Voici les noms de ces villages, d'après Tordre suivi dans le polyptyque * :
Medarcum.
Mars sous-Bourcq
Briodrum,
Brières.
Sug[n]eium.
Sugny.
VUNCUM.
VoNCQ.
Quatuor Campi.
Quatre-Champs.
Torsillae.
TourceUes.
Gravieium.
Grivy.
Dresg.'i
Bulentio.
Boulenson.
Cardeneium.
Ghardeny.
Le chapitre X du polyptyque, en comptant ces vQlages parmi ceux du Porcien, nous fournit la preuve la plus certaine de l'oubli dans lequel le pagus Vongensis était tombé dès le xi« siècle. Le vide formé dans la division du sol rémois par pays, à la suite de la suppression de ce pagus ^ s'accuse encore dans un livre écrit à Reims vers 1165, les Miracula sancti Gibriani, Dans cet ouvrage, le moine Baudouin, ayant à parler de Quatre- Champs, village que sa situation entre Voncq et Authe* permet de considérer, d'une manière certaine, comme ayant appartenu au pagus Vongensis, ne l'attribue pas, comme le rédacteur du polyptyque, au Porcien, mais au Dormois'** (inDulminiaco),
Une critique judicieuse nous autorise donc à compter dans le pays de Voncq, et non dans le Porcien, les dix villages que nous venons de nommer et qui furent compris plus tard dans le doyenné d'Attigny, à l'exception, toutefois, de Brières et de Boulenson, localités situées, la première dans le doyenné de Cernay, la seconde dans c^lui de Grandpré, mais sur la limite du doyenné d'Attigny.
Le chef-lieu du pagus Vongensis, réduit à l'état de village, dépendit au spirituel du doyenné d' Attigny ^, tandis qu'au tem-
1. Voypz la liste complète des villages nommés dans le polyptyque comme appartenant au Porcien et la traduction do leurs noms, p. 75-80.
2. Authe, on s*en rappelle, dépendait du Porcien; c'est du moins ce que nous apprend une charte de 676.