tt Anno DGGGGLX Munitio quam vocant Macerias, sitam supra
» Mosam infraterramRemensisecclesiae, Artaido archiepiscopo redditur » coram Frederico, Lothariensium duce, a Lantberto qui eam tenere pro- » hibebatur. » (Chronicon Flodoardi),
l'idée de désigner sous le nom de Gilla la sœur de Garîn. En efTet, au milieu du douzième siècle, le nom d'homme Gilles se rendait con.st.£unraent par Egidius et nous ne pensons pas que l'on puisse ciLer^ dès cette époque, un seul exemple de l'emploi d'un nom féminin <jlériYé de la forme vulgaire de ce nom, ni même du primitif la.tirt. Le faussaire, on le voit, n'a pas été adroit dans ce qu'il a iné relativement au pagus Castricensis.
. Pagus Stadunensis. — Dans notre étude sur l'Asténois, nous mentionné, d'après le texte de Dom Le Long, deux citations relaà ce pays. Le chroniqueur, en rapportant que Marc, comte du lOis, gouvernait en même temps le pagus Stadunensis^ ne nous ssait avoir rien dit d'invraisemblahle, d'autant plus que le même fcLit se trouve rappelé dans la vie de saint Juvin, d'où le faussaire a sa.]:is doute tiré son renseignement. Mais nous avons été obligé de conabattre ou du moins de tenter d'expliquer le second fait, d'où il résultait que Stadunum était situé sur la rive droite de la Meuse, c'est— à-dire du côté opposé à Doulcon [castrum Dulcomense) ; selon aous, le nom de Stadunum était là un lapsus calami pour Dunum ; car nous pensions que ce devait être de Dun, en face de Doulcon, que Marc était parti nuitamment pour se réfugier dans ce dernier castr%m^^ après avoir passé la Meuse, et cette erreur nous semblait excusable chez un auteur du douzième siècle ^ Mais nous ne pouvons tnaîrktenir cette h}'pothèse en face d'un passage de la chronique de Mézîères que M. Wattenbach nous donne d'après le ms. de Berlin, et ^i n'existe pas dans l'édition de Dom Le Long: Victor de Pouillysur— Aleuse {de Poliaco supra Mosam)^ était, d'après ce fragment, un puissant chevalier du comitatus Staduni 2. Lefaussairea donné dans ces cjuelques mots une arme terrible contre l'authenticité de son flsuv re; il résulterait en effet de ces paroles que PoUacum supra Mosafn. , aujourd'hui Pouilly (Meuse, arr. de Montmédy, cant. de Stenay), situé sur la Meuse au-dessous de Stenay et à 8 kilomètres de cette vU*^, aurait fait partie d'un cx)mté dont Stadunum était le chef- U^^- Or, Stadunum y dans ce cas, ne pourrait se rendre que par gt^nay, ville qui jamais chez les écrivains du moyen-age n'a été désignée sous c« nom ^. L'attribution du nom Stadunum à ^tenay décèle une main postérieure à la publication de la ?lotitia O^Uiarum d'Adrien de Valois, le premier auteur qui, croyons-nous,
2. « in comitatu Staduni potens erat. » Archiv der Gesellschafï fur /tllere deuUche Geschichtskunde, t. XL p- 213).