Letronne, Papyrus Orecs du Louvre, p
2. Leemans, Description raisonnée des numumerUs égyptiens du Mus^e de Leyde, p. 115—117; Chabas, Papyrus Egyptiens hiératiques du Musée ^antiquité des Pays-Bas à Zeyde, p. 17—18.
:i. Lepsiuâ, Denhn. II, 9, 51. 56, a ^i«.
devait être fort considérable ; aussi les gens de mince fortune avaient-ils inventé un moyen de diminuer la dépense qu'entraînait cette consommation journalière. Ils employaient , pour faire des extraits d'auteurs en renom, ^ pour écrire les brouillons de leurs rapports ou de leurs lettres,^ les tessons de poterie et les morceaux de bois ^ qui leur tombaient sous la main : c'était une ressource qui permettait aux pauvres d'entretenir leur correspondance et d'enrichir leur bibliothèque avec les débris de leur cuisine. Toutefois , si la lettre devait arriver aux mains d'un supérieur ou d'un égal, l'écrivain dédaignait par politesse ce procédé économique et recopiait sur une belle feuille de papyrus le contenu de ses planchettes et de ses tessons. L'épître terminée et dûment cachetée , il y avait plusieurs moyens de la faire tenir, sinon promptement, du moins sûrement, à son adresse. L'état employait, au service des dépêches administratives, des relais de courriers régulièrement établis^; les riches envoyaient un des esclaves ou des employés subalternes de leur maison^; les gens du commun attendaient patiemment une occasion et avaient recours soit & la complaisance d'un grand qui daignait expédier leurs missives avec les siennes, soit
1. Tels Bont les 0»iraea 6693, 5638 a du BriUak Mmeum, publiés dans les Interiptionê in tke hûraUe andDemoUe eharacter, pi. X, Xi; les Ostraca da Louvre publiés par MM. Chabas ( Voyage dun ÈgypHm, p. 29) et de Horrack (ZeUèchrifl, 1868, p. 1—6) ; VO^acùn LenormarU N». 1.
2. Otêra€on CaiUiaud publié par M. Chabas {Zeitachri/i, 1867, p. 37 -39).
3. La tradition relative au philosophe Ammonius Saccas cite encore parmi les matériaux employés pour recueillir des notes les omoplates de mouton (Diogène Laërte, vil, 174, Vie des Philoeophee). On n^ encore retrouvé aucune inscription conservée sur des ossements. Cfr. E. Egger, Observations sur qqs fragments de poterie antique, et Apollonius Dyscole, p. 9.